|
Nom du fonds : |
COMPAGNIE UNIVERSELLE DU CANAL MARITIME DE SUEZ |
||
|
Entrées : |
1995 060 (153 AQ), 2000 036, 2000 037, 2000 038, 2000 039, 2000 040, 2001 007 |
||
|
Niveau de description : |
Fonds |
||
|
Fonds rattachés : |
Association du souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez |
||
|
Achats par la Direction des Archives de France de documents relatifs à la Compagnie universelle du Canal de Suez. |
|||
|
Mondine FABRER, collectionneuse. |
|||
|
Marius Fontane |
|||
|
Jean Peyrelevade |
|||
|
Compagnie universelle du canal de Panama |
|||
|
Dates extrêmes : |
1762-1997 :
|
||
|
Importances matérielles : |
1230,70 m.l. (8850 unités documentaires) :
|
||
|
Statut : |
archives privées |
||
|
Modalités d'entrée : |
dépôt |
||
|
Conditions d'accès : |
sur autorisation du propriétaire |
||
|
Instruments de recherche : |
Archives originales : |
||
|
1995 060 Répertoire méthodique. Compagnie universelle du canal maritime de Suez. |
|||
|
2000 036 : bordereau d'entrée. Compagnie universelle du canal maritime de Suez et Compagnie financière de Suez. |
|||
|
2000 037 : bordereau d'entrée. Compagnie universelle du canal maritime de Suez et Compagnie financière de Suez. |
|||
|
2000 038 : Bordereau d'entrée. Compagnie universelle du canal maritime de Suez et Compagnie financière de Suez. |
|||
|
2000 039 : Bordereau d'entrée. Suez International |
|||
|
2000 040 : Bordereau d'entrée. Société Lyonnaise des eaux et de l'éclairage, |
|||
|
2001 007 :Bordereau d'entrée. Dossiers de suivi de la Compagnie Universelle du Canal de Panama. |
|||
|
Archives Numérisées : |
|||
|
Liste des documents numérisés. |
|||
|
2005 064, 2005 066, 2005 068, 2005 076 (inventaires). |
|||
|
2007 061 (inventaire). |
|||
|
Brochures thématiques : |
|||
|
|
|
||
|
2005 064 1 :Commission consultative des travaux. – Percement du canal : registres de procès-verbaux. 1859-1869. |
|||
|
2005 064 08-18 Albums photographiques réalisés par Hyppolyte Arnoux et Zangaki frères. 1869-1885. |
|||
|
2005 064 19 : Photographies du canal et des ports. 1905. |
|||
|
Microfilm : |
Concordance des cotes |
||
|
Brochure thématique : |
|||
Présentation de l'entrée :
Le fonds de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, devenue Compagnie financière de Suez puis Suez International, se compose de 7 entrées confiées aux Archives nationales dès 1977 par voie de dépôt. La première entrée 153 AQ a été ensuite transférée au Centre des archives du monde du travail en 1995, sous le numéro d'entrée 1995 060. Six autres entrées ont suivi en 2000 et 2001 (2000 036, 2000 037, 2000 038, 2000 039, 2000 040, 2001 007). Ce fonds est la propriété de l'Association du souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez.
Les cotes 1995 060 231-285, 623-625, 632, 1488-1499, 1507-1513, 1552, 1554-1557, 1559-1563, 1565-1573, 1575-1578, 1848-1856, 1869-1875, 1957-1959, 3347-3352, 5179-5296, 5586-5587 ont été numérisées en 2005 et en 2007 sous les cotes 2005 064, 2005 066, 2005 068, 2005 076, 2007 061. C'est pourquoi ce présent répertoire numérique a été complété.
Les cotes 1995 060 922-936 ont été microfilmées en 2006 sous les cotes 2006 056 M 0001-0026.
Notice historique :
Compagnie universelle du canal maritime de Suez, puis Compagnie financière de Suez, puis Suez International.
La Compagnie universelle du canal maritime de Suez fut fondée en 1858 pour la construction et l'exploitation du canal de Suez. Ferdinand de Lesseps avait obtenu du vice-roi d'Égypte Saïd Pacha un premier acte de concession le 19 mai 1855, mais il lui fallut attendre 1864 et une sentence arbitrale de Napoléon III pour que l’acte soit ratifié par le sultan turc, dont le vice-roi était en théorie le vassal. Le coût des travaux était alors évalué à 200 millions de francs, que Lesseps dut financer par une souscription publique, les banques ayant trouvé le projet trop risqué pour s’y associer. Celle-ci n’obtint qu’un succès mitigé, et seules 56% des actions trouvèrent preneur. Ferdinand de Lesseps réussit cependant à convaincre le vice-roi d’acheter les 44% restants.
Les travaux, commencés dès 1859, n’avancèrent que lentement jusqu’en 1862, lorsque François-Philippe Voisin remplaça Mougel à la direction générale des travaux, et que le contrat signé avec l’entreprise Hardon, entrepreneur unique, fut résilié au profit de plusieurs sociétés plus étroitement contrôlées par les agents de la Compagnie. Un emprunt obligataire de 100 millions à 5%, émis en 1867, permit de financer la fin des travaux. Le canal fut finalement ouvert à la navigation maritime en 1869. Les premières années furent difficiles, le canal tardant à attirer vers lui le transit marchand entre Europe et Asie.
En 1875, le Premier ministre britannique Benjamin Disraeli fit racheter à bas prix les 44% du vice-roi, qui avait entre temps pris le titre de khédive d'Égypte. Les armateurs anglais, principaux utilisateurs du Canal, obtinrent quelque temps après de siéger au Conseil d’administration. Les Anglais y furent dès lors aussi nombreux que les Français : la maîtrise de la route des Indes était sauvegardée. Le trafic transitant par le Canal de Suez progressa ensuite de manière continue, et la Compagnie devint l’une des entreprises les plus rentables du monde. Au terme de l'exercice 1926, elle redistribuait à ses actionnaires l'équivalent de plus deux fois son capital social. Cette année-là, près de 26 millions de tonnes de marchandises avaient emprunté le canal, ce qui représentait la moitié du trafic maritime mondial de marchandises. La Compagnie universelle du canal maritime de Suez fut contrainte de réorienter ses activités quand le colonel Nasser nationalisa le canal en 1956. Elle se transforma deux ans plus tard en Compagnie financière de Suez. Elle a fusionné avec la Lyonnaise des eaux sous la dénomination sociale « Suez Lyonnaise des eaux » en 1997.
Les archives de la CUCMS ont été inscrites en 1997 sur le Registre de la Mémoire du Monde par l'Unesco.
Société lyonnaise des eaux et de l'éclairage :
Fondée en 1880, au capital initial de 50 millions de francs, la Société lyonnaise des eaux et de l'éclairage connaît des débuts difficiles qui la contraignent à ramener son capital à 18 millions en 1889 et à émettre plusieurs séries d'obligations pour amortir certains actifs surévalués. L'entreprise prend son essor à la veille de la première guerre mondiale, se développant aussi bien par l'extension directe de ses activités de distribution d'eau et d'électricité à un grand nombre de villes françaises et étrangères (notamment Barcelone), que par le rachat et l'absorption d'entreprises du secteur, comme la Compagnie du Centre et du Midi en 1914, la Société des Eaux de Dunkerque, la Société orléanaise de gaz et d'électricité et la Compagnie du gaz et de l'électricité du Mans, Vannes et Vendôme en 1924, l'Union des gaz en 1929.
En 1946, la Lyonnaise doit transférer à la nouvelle société nationale Électricité de France toutes ses installations de production et de distribution d'électricité et de gaz, tandis que les collectivités locales reçoivent l'année suivante le droit de résilier ou de modifier tous les contrats de fourniture et de distribution d'eau. La société, qui conserve ses usines de matériel et d'équipement électrique, étend alors ses activités à l'assainissement des eaux, au traitement des déchets et au chauffage urbain. En 1980, les 54 entreprises consolidées du groupe employaient près de 40 000 personnes, dont 10 000 dans le secteur de l'eau, 9 000 dans le domaine du traitement des déchets et du chauffage urbain, 17 000 dans les entreprises de travaux contrôlées par la Lyonnaise des eaux, en particulier les Entreprises Albert Cochery, entrepreneur de travaux routiers, la société Travaux industriels pour l'électricité et la Société de force et lumière électriques. Elle fusionne avec la Compagnie de Suez en 1997.
Présentation du contenu :
|
1995 060, 2000 037, 2000 038, 2001 007 |
Compagnie universelle du Canal de Suez |
1762-1983 |
|
2000 036, 2000 037 |
Compagnie financière de Suez |
1857-1997 |
|
2000 039 |
Suez International |
1970-1992 |
|
2000 040 |
Société lyonnaise des eaux et de l'éclairage |
1835-1988 |
Sources complémentaires :
Aux ANMT :
|
132 AQ 324-341 |
|
|
207 AQ |
|
|
65 AQ D 42 |
Au CHAN :
|
F12 7298 |
Révision des tarifs (1902). |
|
F12 11647 |
Sofimeca (filiale). Demande de dégrèvement fiscal (1961). |
Archives du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Finances.
Site Canal de Suez (ouvre une nouvelle page)
Consultation des documents numérisés : http://suezcanal.bibalex.org