Nom du fonds :

Michel LAGACHE, ancien directeur-adjoint des chantiers navals de la Ciotat et des chantiers du nord et de la méditerranée

Entrée :

2000 008

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

1988 005,1988 006 1988 008

Normed

Dates extrêmes :

1940-1989

Importance matérielle :

0,37 ml. (18 unités documentaires ou 2 cartons CAUCHARD)

Modalités d'entrée :

archives privées données à l'État.

Conditions d'accès :

libre

Instrument de recherche :

(pdf 022 Ko)

Répertoire numérique rédigé par Ghardi Kaltoum, stagiaire en Master UEP 1ére année à l’université du Hainaut et Cambrésis, sous la direction de Gersende Piernas, chargée d‘études documentaires.


Présentation de l’entrée :

Ce fonds est entré aux Archives nationales du monde du travail en 2000 à la suite d’un don fait à l'État par Mr Michel Lagache, ancien directeur-adjoint des chantiers navals de La Ciotat et des chantiers du nord et de la Méditerranée, qui a confié ses archives personnelles, retraçant ainsi l’historique des chantiers navals de La Ciotat et des chantiers navals du Nord et de la Méditerranée. Ce fonds comprend des notes personnelles sur les problèmes concernant la fusion des trois chantiers navals après 1982 (celui de Dunkerque, Seyne, et La Ciotat) et ses conséquences, des études sur l’analyse intégrale du coût salarial et de nombreuses études sur la gestion technico-administratif de la Ciotat, de la correspondance, des copies de journal officiel, des copies des actes notariés, des rapports de gestion, des bilans de compte, des livres, de coupures de presse, des procès verbaux du conseil d’administration.


Biographie :

L’ouverture des premières lignes maritimes méditerranéennes lance la construction navale à Marseille et ce n’est qu’en 1851 qu’apparaît la première compagnie Les Messageries impériales devenue, par la suite, les Messageries maritimes. En 1940, les groupes Beghin-Say (sucrier) et Terrin rachète la société donnant ainsi naissance au chantier naval de La Ciotat, l’ancienne filiale des Messagers maritimes. En 1966, la compagnie est rachetée par la société INTRA ( Liban-Koweit-Quatar ) qui, prudemment gérée, conduit à la placer au deuxième rang mondial des chantiers navals français et un certain temps au premier rang mondial des constructeurs de transports de gaz. Michel Lagache est alors nommé directeur-adjoint de La Ciotat de 1982 à 1985, date de son départ. Les chantiers navals de La Ciotat comptent parmi les plus importants de France, dés le début des années 70, ils emploient prés de 6000 salariés. Mais en 1982, devant le déclin de la construction navale française, en cause les chocs pétroliers de 1973 et 1979, aggravant ainsi le secteur de la construction-réparation navale, La Ciotat est agglomérée à la Normed regroupant les chantiers de France-Dunkerque, Seyne-sur-Mer, et Normed débouchant sur les Chantiers navals du Nord et de la Méditerranée appelé aussi Normed, sous l’égide de Shneider, actionnaire majoritaire de France-Dunkerque. L’objectif de cette opération est de créer une société capable de résister aux crises cycliques qui touchent régulièrement la construction navale. Néanmoins, cette ultime tentative de sauvetage de l’industrie navale en France ne suffit pas à produire les gains suffisants, puisque les effectifs de la société fondent au même rythme que le carnet de commande, passant de plus de 10000 employés en 1984 à moins de 5000 en 1987, la société est très vite placée en liquidation en 1986t Le chantier de France-Dunkerque ferme ses portes dés 1987, et celui de la Seyne-sur-Mer parvient à se reconvertir en dehors de la construction navale en s’orientant vers le secteur de la mécanique de précision employant ainsi prés de 2500 salariés. En 1994, la reconversion de La Ciotat en SEMIDEP, société d’économie mixte de développement économique et portuaire est alors mis en place, sa mission consiste à aménager et gérer le site. Par conséquent, une partie du site est transformée en zone franche comme à Dunkerque et l’autre partie concentre ses activités dans l’entretien des navires et des bateaux de plaisance. Le site naval de La Ciotat abrite, aujourd’hui, une trentaine d’entreprises spécialisées et s’apprête à devenir le pôle leader de la haute plaisance dans le bassin méditerranéen.