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Document du mois de septembre 2018

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Le jockey : un sportif professionnel au service de sa monture.

204 AQ 29 002William Raphaël Johnstone, jockey professionnel.
Avec l’étalon Stymphale au départ d’une course.
photographie noir et blanc, cl. Ch. Recoupé, 1951.
ANMT, Haras de Boussac, 204_AQ_29, 63, 25

                           204 AQ 29 002

À l’heure des 8e Jeux équestres mondiaux qui s’ouvrent ce mois-ci à Tryon (États-Unis), nous avons décidé de consacrer notre « document du mois » aux Jokeys, ces sportifs professionnels méconnus dont le niveau de technicité incarne pourtant parfaitement les liens entre le sport… et le travail !

Le 16 septembre 1951, le jockey professionnel australien William Raphaël Johnstone (1905-1964) remporte le Prix Royal Oak sur l’hippodrome de Longchamps. Ce jour-là pourtant, le véritable vainqueur reconnu n’est autre que la monture à laquelle il est associé : l’étalon Stymphale, propriété de Marcel Boussac. Car, dans le monde des courses hippiques, la star des hippodromes c’est bien le cheval. Autour de lui, de nombreux professionnels gravitent, tels l'entraîneur, son assistant, le cavalier d’entraînement, le garçon de voyage ou le lad.

Parmi eux, le jockey (ou driver pour les courses de trot attelé), véritable sportif professionnel, a pour mission de monter (ou driver) les chevaux lors des courses. Pour espérer remporter la victoire, il doit être capable de mettre en place une tactique et des stratégies selon les aléas de la course. Il doit également présenter des qualités techniques pour « piloter » le cheval avec finesse et « percevoir son rythme ». Enfin, il doit être capable de donner l’envie à son cheval de maintenir son effort jusqu’à la ligne d’arrivée.

Le jour de l’épreuve, le jockey porte les couleurs toque et casaque) du propriétaire pour lequel il court. Avant la course, il se rend en salle des balances et effectue une première pesée avec son matériel, et éventuellement des poids supplémentaires devant les commissaires de courses (une nouvelle pesée sera effectuée à l’issu de la course). Il rejoint ensuite l’entraîneur ou le propriétaire du cheval dans le « rond de présentation » afin de recevoir les dernières recommandations pour la course. Il se met ensuite en selle, mène son cheval jusqu’à la ligne de départ, et le pilote durant l’épreuve. Pour tenter de passer le premier la ligne d’arrivée, le jockey doit mener son cheval avec finesse, tout en lui assurant une liberté dans ses mouvements. Pour ce faire, il se doit d’être de petite taille (généralement moins d’1m55) et léger (entre 46 et 55 kg en moyenne pour les courses de plat).

Le fonds :

Le fonds d’archives dit des Haras Boussac a été acheté par les Archives nationales (Paris) en 1990 et a été transféré en 1997 au Centre des archives du monde du travail (devenu depuis Archives nationales du monde du travail) à Roubaix.

Les documents permettent de documenter l’activité de Marcel Boussac (1889-1980) en tant qu’éleveur, propriétaire et dirigeant dans le domaine des courses hippiques et de l’élevage du pur-sang en France. Ce sont donc deux haras, l’un à Fresnay-le-Buffard dans l’Orne (acheté en 1919), et le second à Marnes-la-Coquette (haras de Jardy acquis pendant la Seconde Guerre Mondiale) qui sont à l’origine de l’essentiel du fonds. Des dossiers dressés pour chaque équidé possédé par Marcel Boussac permettent par exemple de connaître leur pedigree : ils sont parfois accompagnés de coupures de presse, de correspondances ou de photographies. Les cliché présentés ce mois-ci en sont un bon exemple : ils sont extraits du dossier consacré à l’étalon Stymphale.

Les Archives nationales du monde du travail conservent également d’autres fonds illustrant cette fois-ci l’activité de Marcel Boussac en tant que grande figure de l’industrie textile. Voir en particulier les archives du groupe textile Boussac (entrées 1987 3 et 1994 20), du Comptoir de l’industrie cotonnière (CIC) et de la manufacture de Senones, autant d’entreprises qu’il dirigea.

 
204 AQ 025 001William Raphaël Johnstone et le cheval Phardal
(Grand Prix de York, 1957)

ANMT, Haras de Boussac, 204_AQ_29, 63, 25

                                     204 AQ 025 001
204 AQ 029 001Willian Johnstone et Stymphale terminent 5e
du Grand Prix de Paris en 1951
photographie noir et blanc, cl. Ch. Recoupé, 1951
ANMT, Haras de Boussac, 204_AQ_29, 63, 25
                                            204 AQ 029 001
 
 
 
204 AQ 63 001Relevé général des courses en France établi par le Haras de Boussac
dans lequel est mentionnée la victoire de W. Johnstone et Stymphale
au Prix Royal Oak.
cahier, 1951-1960
ANMT, Haras de Boussac, 204_AQ_29, 63, 25
                                     204 AQ 63 001