Nom du fonds :

Lucien Leulier, président fondateur de la Fédération française du sport travailliste

Entrée :

2012 029

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

2009 004

Fédération française du sport travailliste (FFST)

Dates extrêmes :

1908-1996

Importance matérielle :

2,73 ml (26 cartons de 26 x 10.5 cm, 1 album photographique, 8 affiches, 3 diplômes)

Statut :

archives privées appartenant à l'Etat

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

communicable selon les délais légaux

Instrument de recherche :

(pdf 1351 Ko)

Répertoire numérique réalisé en 2012 par Isabelle Biharé, archiviste de l’Académie nationale olympique française (ANOF)

Brochure thématique :

Sport


Présentation de l'entrée :


Retrouvées, en mars 2011, dans le grenier de Monsieur Jean-Luc Bruyère, petit-fils de Lucien Leulier (président fondateur de l’Union sportive travailliste), ce fonds d’archives a été collecté et sauvegardé par Georges Mojescik (président de la FFST). Regroupés par Lucien Leulier dans le cadre de ses fonctions de dirigeants sportifs, ces documents viennent compléter le fonds de la FFST donné à l’Etat dans le cadre du programme MéMoS sous la cote 2009 004.


Il s’agit essentiellement de documents relatifs au fonctionnement et aux activités organisées par la FFST au niveau national et régional (région Nord-Pas-de-Calais).


Créé en 2006, le Pôle national des archives du monde sportif est le résultat d'un partenariat entre le ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et l'Académie nationale olympique française (ANOF). Il est accueilli à Roubaix, au sein des Archives nationales du monde du travail et a pour vocation de conserver les fonds des fédérations et groupements sportifs nationaux agréés non délégataires de mission de service public, et ceux des personnes morales ou physiques acteurs des activités sportives et jeux traditionnels nationaux.


Notice historique :


C'est au début du XXème siècle que se manifestent les premiers efforts pour démocratiser le sport en France auprès des travailleurs. Le développement des sociétés de gymnastique et des clubs de football est en plein essor et amène la création, en 1907, de l'Union sportive et gymnique du Parti socialiste (USGPS). La guerre rend le rassemblement sportif difficile et il faut attendre 1926 pour que l'Union des sociétés sportives et gymniques du travail (USSGT) soit créée grâce aux efforts de Lucien Leulier, Edmond Pépin, Auguste Harpagès (Nord), Roche (Paris), Lagarde (Midi).


La pratique sportive s'organise également à un niveau international : Gaston Bridoux et Edmond Pépin fondent l'Internationale sportive ouvrière socialiste (ISOS) qui organise des Olympiades travaillistes à Vienne et à Anvers auxquelles participe l'USSGT.


En 1934, le rapprochement entre l'USSGT et la Fédération sportive travailliste (FST) permet la création de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) lors du Congrès de Villeurbanne. Cette époque témoigne d'un engouement pour le sport qui se traduit par une croissance des effectifs des clubs et des comités régionaux. La politique sportive du Front populaire accompagne ce mouvement. Léo Lagrange, nommé sous-secrétaire d’État aux Sports et à l'organisation des Loisirs, encourage la pratique sportive populaire et sa reconnaissance. Des membres de la FSGT (Roche, Leulier) participent à la mise en place du Brevet sportif populaire (BSP). Léo Lagrange crée le Conseil supérieur des sports et soutient le développement des infrastructures sportives. En 1939, la FSGT compte plus de 100 000 adhérents mais elle subit des pressions internes, tiraillée entre les partisans du régime de Vichy et ses opposants. La fin de la guerre permet le renouveau de la Fédération.


En 1950, une nouvelle scission intervient : la politisation de la FSGT et l'influence toujours plus forte des communistes motivent une partie de ses adhérents à quitter la FSGT. Menés par Van Wolput, Leulier, Pépin, Bouchet, Lagarde, Pelems, certains comités régionaux de la FSGT et de nombreux clubs se rassemblent pour fonder l'Union sportive travailliste (UST). Cette décision intervient également pour réaffirmer des principes défendus par ses fondateurs : « développer les activités sportives afin de favoriser la santé physique, l'équilibre psychique et nerveux, l'épanouissement de la personnalité des enfants, des hommes et des femmes et du même coup d'offrir à ceux-ci un apprentissage de la vie associative et de l'autogestion. » (Maurice Beaulaton). Le slogan « Santé d'abord » adopté à cette époque est également une dénonciation de l'abus des pratiques de compétition réprouvées par l'UST.


En 1951, la Fédération est déclarée au Journal Officiel de la République Française (JORF) et reçoit en 1953 l'agrément ministériel de la Jeunesse et des Sports. Elle organise de grandes manifestations de masse chaque année dans de nombreuses catégories (gymnastique, football, pétanque, etc.) telles que « les Journées Léo Lagrange ».


Pendant les années 1970, l'UST subit une baisse des licenciés. Un nouveau souffle est donné à la Fédération sous l'impulsion du président Jean-Claude Lacroix au début des années 1980. L'UST se rapproche de la Fédération Léo Lagrange et de Force ouvrière.


En 1985, elle prend le nom de Fédération française du sport travailliste (FFST) et organise des coupes nationales par discipline sportive. De nombreux comités régionaux sont créés et la FFST se tourne vers le monde de l'entreprise en organisant les Journées des Comités d'entreprises. Au niveau international, la Fédération est active au sein de la Confédération sportive internationale du travail (CSIT). En 1990, des divergences apparaissent au sujet de la gestion de la Fédération et de sa politique sportive. En décembre, les rapports du bureau directeur sont refusés par l'Assemblée générale qui provoque de nouvelles élections en janvier 1991. Le nouveau comité directeur recentre les activités de la fédération et souhaite « mettre le sport au service de l'homme et de la femme ». Le sport pour tous, le sport dans l'entreprise pour les travailleurs et leurs familles deviennent une priorité.


Présentation du contenu : dossiers d'archives papier, photos, affiches, bibliothèque.


2012 029 001-060

Fédération française du sport travailliste, Fédération nationale

1926-1996

2012 029 061-090

Fédération française du sport travailliste, Comité des Flandres (Nord-Pas-de-Calais)

1935-1996

2012 029 091-094

Amicale des dirigeants et moniteurs de l'UST

1953-1983

2012 029 095-117

Bibliothèque

1926-1949

2012 029 118-125

Affiches

1996-1997

2012 029 126-128

Diplômes

1911-1944