Nom du fonds :

Syndicat national des enseignements du Second degré – SNES

Entrées :

2009 009, 2009 040, 2012 022

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

2009 010, 2012 024

Section académique du SNES de Lille

1998 011,
2006 004

Fédération de l’Éducation Nationale FEN
UNSA Éducation

2000 056

FEN

2000 057

FEN

2000 058, 2002 034,
2006 018,
2011 001

FEN, André Henry

2007 057

UNSA Culture

2012 023

Fonds Louis Astre, membre du bureau et secrétaire national de la FEN, secrétaire et secrétaire général du SNES

Dates extrêmes :

1950-2000 (2009 009)

1950-1998 (2009 040)

1934-1997 (2012 022)

Importances matérielles :

69,80 m.l., 772 articles (2009 009)

57,70 m.l., 656 articles (2009 040)

47,10 m.l., 504 articles (2012 022)

Statut :

Archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

Archives entrées par voie de don

Conditions d'accès :

communication et reproduction libres avec mention obligatoire « archives du SNES (IRHSES), ANMT Roubaix »

Instruments de recherche :

(pdf178  Ko)

2009 009 : Bordereau établi par le syndicat, instrument de recherche méthodique établi en 2010 par Madame Françoise Bosman, conservateur général, directrice des ANMT.

(pdf 276 Ko)

2009 040 : Bordereau établi par l'IRHSES et contrôlé par Patrick Rybarczyk, technicien des services culturels aux ANMT ; répertoire méthodique établi en 2010 par Madame Françoise Bosman, conservateur général, directrice des ANMT.

(pdf 214 Ko)

2012 022 : bordereau d'entrée méthodique réalisé par Elsa Vignier, contractuelle, à partir du bordereau d'entrée fourni par le syndicat.


Présentation des entrées :

Le fonds 2009 040 est entré aux Archives nationales du monde du travail le 25 novembre 2009, par voie de don : lettre de don du 12 novembre 2009 de Monsieur Alain Dalançon, Président de l'Institut de Recherches Historiques sur le Syndicalisme dans les Enseignements de Second degré, IRHSES, 46 avenue d'Ivry, 75647 Paris cedex. Il vient compléter une précédente entrée portant le numéro 2009 009.


Les fonds de 2009 ont été complétés en 2012 par l'entrée aux Archives nationales du monde du travail du fonds d'archives 2012 022. Il s'agit d'un don en date du 20 avril 2012 de Monsieur Alain Dalançon. Ce fonds 2012 022 est entré aux Archives nationales du monde du travail en même temps que les fonds 2012 023 (don des archives de Monsieur Louis Astre, membre du bureau et secrétaire national de la FEN, secrétaire et secrétaire général du SNES) et 2012 024 (don des archives de la Section académique du SNES de Lille).


Notice historique :

Créé en 1944, le Syndicat national de l'enseignement secondaire (SNES) est une émanation syndicale d'enseignants, au sein de la Confédération générale du Travail (CGT). Refusant la scission de 1948 provoquée dans la CGT par la tendance FORCE OUVRIERE, le SNES opte pour l'autonomie et constitue, avec d'autres syndicats professionnels de l’Éducation nationale, la FEN Autonome (Fédération de l’Éducation nationale) permettant de ne pas choisir entre la CGT et la CGT-Fa. Après fusion avec le Syndicat national des collèges modernes (SNCM), le SNES devient, en 1949, le SNES « classique et moderne ».


Dans les années 1950-1960, le SNES et le Syndicat national de l'enseignement technique (SNET), vont se retrouver dans les combats de leur fédération organisée en tendances: reclassement et revalorisation de grilles salariales, laïcité, mobilisation contre la guerre d'Algérie et développement des enseignements du second degré.


En 1966, le SNES et le SNET se rassemblent pour constituer le Syndicat national des enseignements du second degré « classique, moderne et technique ». La direction bicéphale composée de Louis Astre (ex SNET) et André Mondot (ex SNES) ne résiste pas à une progression considérable de la minorité Unité et Action (UA), issue du courant « cégétiste ». En 1967, André Drubay, représentant cette tendance, est élu secrétaire général.


Le SNES s'éloigne alors de la ligne définie par la majorité autonome de la FEN, rebaptisée en 1971 Unité Indépendance et Démocratie (UID). S'appuyant sur le Syndicat national de l'éducation physique, (SNEP), il prend la tête de l'opposition interne, qui va recouper le clivage politique entre communistes UA et socialistes UID. Dans les années 1970-1980, le SNES défend la démocratisation de l'enseignement secondaire, la diversification des voies de formation et la nécessité de moyens financiers. Il est le premier syndicat de cette importance, à désigner à sa tête une femme, Monique Vuaillat : militante depuis 1968, elle entre à la direction nationale en 1971, est élue secrétaire générale en 1984, poste qu'elle conservera jusqu'en 1999.


Impulsant une forte mobilisation, le SNES obtient partiellement gain de cause pour la revalorisation de la fonction enseignante, à la fin des années 1980, sous le mandat de Lionel Jospin, ministre de l'éducation. Après trois ans de crise interne, scissions et tentatives de fusions, l'exclusion du SNES et du SNEP, au sein de la FEN, amène la création de la Fédération syndicale unitaire (FSU). Ce regroupement de tous les minoritaires, exclus ou non de la FEN, constitue en décembre 1993, une nouvelle fédération de l’Éducation nationale qui prend la première place. Le SNES voit alors ses effectifs grimper, et à partir de 1997, est aux prises avec le ministre de l'éducation nationale Claude Allègre, contraint à démission.


Monique Vuaillat propose de transformer en 1999 la direction du SNES en secrétariat collectif, dont elle fait partie dans un premier temps. Elle est ensuite élue co-secrétaire générale de la FSU. Le SNES, engagé dans la lutte contre la réforme des retraites et contre la décentralisation en 2003, s'exprimera aussi contre la loi d'orientation de l'éducation nationale de François Fillon.


Le SNES est dirigé par un secrétariat général, assisté d'un secrétariat national. Les deux instances délibératives nationales sont le Bureau national et la Commission administrative nationale, au sein de laquelle quatre tendances sont représentées: Unité et Action, largement majoritaire, École émancipée, Pour la reconquête d'un syndicalisme indépendant et Émancipation.


La structure nationale du SNES est appelée S4. Elle comporte le secrétariat et les instances délibératives, plus de nombreux militants qui constituent les « secteurs » du syndicat. Dans chaque académie se trouve une section académique (S3) et dans chaque département une section départementale (S2), aux structures calquées sur la structure nationale. Dans chaque établissement ou les adhérents sont assez nombreux se trouve une section d'établissement (S1) qui fonctionne de façon autonome.


Présentation du contenu :


2009 009

Rapports et dossiers des réunions des organismes statutaires (congrès, conseils, commissions administratives, bureaux nationaux)

Circulaires nationales et académiques

Correspondance des secteurs hors de France, international, retraités

Participation aux conseils et organismes paritaires de l'Éducation nationale et de la Fonction publique


2009 040

Participation aux instances paritaires

Relations avec les ministères et parlementaires

Sections académiques et départementales

Fonctionnement

Instances (congrès, conseil national…)

Relations avec autres organisations en France et à l'étranger

SNES, FEN, FSU, CNAL


2012 022

Constitution

Fonctionnement et vie du syndicat

Comptabilité et finances

Personnel

Relations intérieures et extérieures

Activités

Communication et documentation

Publications