Nom du fonds :

Jacques Tréhout, concepteur-graphiste-publiciste

Entrées :

2003 024, 2006 061

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

  • Entrée 2003 024 : 1952-2002

  • Entrée 2006 061 : début XXe siècle-1989

Importances matérielles :

  • Entrée 2003 024 : 27 mètres linéaires (725 unités documentaires)

  • Entrée 2006 061 : 3 mètres linéaires (134 unités documentaires)

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

immédiatement communicable

Instruments de recherche :

(pdf 192 Ko)

2003 024 : Répertoire numérique réalisé en 2014 par Anne-Lise Ducoroy stagiaire en Master pro 1ère année Archivistique et Monde du Travail à Lille III, sous la direction de Gersende Piernas, chargée d’études documentaires.

(pdf 36 Ko)

2006 061 : bordereau d’entrée rédigé par Catherine Jakubowski, secrétaire de documentation, et Gersende Piernas, chargée d’études documentaires, en octobre 2006.


Présentation de l'entrée :

Le fonds Jacques Tréhout est composé de deux entrées, 2003 024 et 2006 061. Monsieur Jacques Tréhout a fait don de ses archives qui sont entrées en 2003 et 2006 au Centre des archives du monde du travail. Il s’agit des documents qu’il a produit lors de sa carrière de concepteur-graphiste de 1952 à 2002.


Notice historique ou biographique :

Tréhout Jacques (1933-)


Né à Douai le 13 août 1933, autodidacte passionné et exigeant, graphiste polyvalent, Jacques Tréhout s’exerça à toutes les disciplines de son métier pour une grande variété de clientèles, adaptant son style au problème posé et à la mode du moment. Après des études secondaires classiques assez moyennes, puis des études commerciales, il fut élève du peintre Jean Podevin. Sur recommandation de son père, Auguste Tréhout qui travaillait à la Société Lecq à Douai, il fit ses premières armes en 1951 au service publicité de cette entreprise spécialisée dans l’automatisme de la mine. Conseillé par Jean Roelofs, responsable du service, il y réalisa sa première brochure technique, son premier « éclaté ».


Voulant évoluer, il chercha un nouvel emploi et fut embauché à Paris, à l’ « Imprimerie de la Bourse » où il resta de 1953 à 1955, comme graphiste d’abord, commercial ensuite, puis comme attaché de direction. Sursitaire, il fut appelé à faire son service militaire à Rabat-Salé, à la 8ème escadre de chasse, pour le terminer en 1958, en tant qu’ « A.D.L. » (Au delà de la Durée Légale) et caporal-chef. Il profita de ce long intermède exigé par les « évènements » d’A.F.N. pour exercer ses talents de décorateur, et commencer une carrière de caricaturiste chansonnier dans les tournées organisées par radio-Maroc où il passait en vedette américaine. Ce qui lui valut de connaître Tho Ama, Charles Trénet ou encore Gilbert Bécaud.


De retour en France, il décida de se fixer à nouveau dans son nord natal où il fut intégré à l’équipe du service catalogue de Massey Ferguson à Marquette-les-Lille, de 1958 à 1960. C’est ainsi qu’après avoir réalisé des dessins de mode pour la Samaritaine lors de son séjour parisien, il revint à ses premiers intérêts en réalisant des « vues éclatées » de tracteurs et moissonneuses-batteuses à longueur de journée. A noter que tous les éclatés étaient réalisés uniquement à la lecture de plans, à main levée sur carte à dessin, à l’encre de chine et à l’aide d’une petite plume à dessiner, à l’exception toutefois, du tracé des lignes droites pour lesquelles on pouvait utiliser une règle et un tire-ligne.


Ayant demandé conseil à son ancien patron, Albert Lecq, il quitta cet emploi pour s’installer comme dessinateur publicitaire, indépendant et seul. Il travailla au début en free-lance pour les imprimeurs avant d’avoir ses propres clients dont son tout premier : la S.A.M.I.I.A. et son directeur Jacques Turmine. Son activité se résumait alors à la maquette, à l’illustration, à la photographie, et à la retouche pour laquelle on utilisait un aérographe.


Marié entre temps, son épouse Renée, avec qui il a trois enfants, lui apporta une aide précieuse et efficace au niveau du contrôle et de la préparation du travail pré-press, c’est-à-dire avant impression (montage, laboratoire) ; travail discret mais combien important. Bien entendu, comme beaucoup d’épouses elle veillait aussi à la gestion des comptes.


En 1990, il créa une agence EURAXION, Tréhout Communication, et nomme Exédoc le studio de graphisme. Dans cette agence, il occupa d’abord, quatre puis cinq, six personnes. Il finit par assurer avec son épouse et un collaborateur, spécialisé dans la réalisation des petits dessins au trait pour les catalogues techniques, la conception, l’exécution graphique, photographique et rédactionnelle de tous documents publicitaires ainsi que le pré-press et le suivi du travail en impression.


La majeure partie des documents présentés répond à ce type de prestation globale, les quelques autres ayant justifié la participation de J. Tréhout et de son équipe soit au niveau de la maquette, soit à celui du dessin ou de la photo.


En résumé, son activité dans la publicité commença à une époque où celle-ci n’était plus tout à fait de la réclame et se termina au début de ce qu’on a appelé la communication. Entre temps, on était passé de la chambre en bois, du caractère en plomb, du tire-ligne et de l’aéro à l’ordinateur et à Internet. Ainsi, brutalement, la crise, la concurrence engendrée par cette profession passionnante et rentable, et finalement l’évolution de l’informatique vulgarisèrent le métier de graphiste, provoquant la disparition de nombre d’agences et quasiment, celle de ce métier.


Jacques Tréhout eut aussi une part active au sein des bureaux du Syndicat National des graphistes (section Nord), de l’Union des Publicitaires du Nord de la France, du Club de la Publicité ou encore de l’International Adverstising Association. Au cours de sa carrière, il suscita aussi des vocations ou forma de nombreux jeunes qui réussirent brillamment leur vie professionnelle. Jacques Tréhout a été honoré de l’Étoile Civique (Étoile d’Or), qui lui fut remise par Philippe Dechartre, ancien ministre du Général De Gaulle.


Un portrait à l’huile qu’il avait fait du Général De Gaulle se trouve à Colombey, dans le bureau de l’Amiral Philippe De Gaulle selon M. Maurice Schumann. Une gouache lui a été commandée pour Georges Besse, président de la Régie Renault, qui la reçut peu de temps avant son assassinat. En son temps, une huile « papillonade » fût également offerte au Président Pompidou.


Présentation du contenu :


Archives de l’entreprise

2003 024 0001-0018

Gestion administrative.

1965-1997

2003 024 0019-0711

Activité graphique publicitaire.

1952-2000

2006 061 008

Dessins, photographies de Jacques Tréhout, graphiste publicitaire.

1965-1989

2003 024 0712-0724

Bibliothèque.

1978-1997


Archives personnelles

2003 024 0725

Ouvrages.

1948-1955

2006 061 001

Objet de l’écriture, ayant appartenu à M. Jacques Tréhout.

1920

2006 061 002-007

Objets de la mine ayant appartenu à la famille Tréhout.

Déb. du XXe siècle-1960