Renaud Donnedieu de Vabres confie à l'architecte Massimiliano Fuksas la construction du nouveau Centre des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine -
10 mai 2005
Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la culture et de la communication, a confié le 10 mai 2005 à l’architecte Massimiliano Fuksas la construction du futur Centre des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine. Il confirme ainsi la proposition du jury qui s’était réuni le mercredi 20 avril, sous la présidence de Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France.
Massimiliano Fuksas, architecte italien, Grand prix national d’architecture 1999, a bâti son projet sur une analyse de la géographie des lieux et des différentes échelles du site, à la recherche d’une dimension poétique, d’un nouveau paysage, et d’un dialogue avec la ville environnante. A l’est, un bâtiment « bien ancré au sol, imposant, réfléchissant et précieux » héberge les magasins d’archives et la grande salle de lecture. A l’ouest, des volumes légers et transparents, suspendus, contiennent les bureaux, les salles de conférence et la réception du public. Un lieu de travail et de vie se dessine.
L’impact attendu de l’installation de cet équipement structurant, d’envergure nationale et de visibilité internationale, est à la mesure des efforts engagés par l’Etat. Sa livraison est prévue pour 2009. D’une capacité de 320 km linéaires, le nouveau centre est destiné à collecter, conserver et communiquer les archives des administrations centrales de l’Etat depuis 1790 et pour les trente ans à venir. Il répondra ainsi à la saturation actuelle des deux centres à vocation générale de Paris et de Fontainebleau, auxquels il vient s’ajouter. Sa localisation à Pierrefitte-sur-Seine est symbolique d’un choix où se mêlent, à parts égales, souci de continuité et volonté de rupture.
Le choix de cette implantation à quelques lieues de la basilique de Saint-Denis est la traduction d’une inscription dans la longue durée, renforcée par une mémoire des lieux encore vive et fortement marquée par l’esprit d’entreprise, le travail et ses luttes. Mais cette implantation projette les archives dans un espace en mouvement, au sein d’une population jeune et plurielle. Pierrefitte-sur-Seine est enfin un choix pragmatique.
La proximité immédiate du nouveau centre avec l’Université de Paris 8 rendra possibles des liens très féconds avec le monde de l’enseignement et de la recherche. Grâce au terminus de la ligne 13 du métro, le futur établissement sera facilement accessible de Paris et de l’ensemble de la région parisienne.