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SITE DE FONTAINEBLEAU
PRÉSENTATION

Btiment principal, Architecte Claude Aureau
Le bâtiment principal © AN - Architecte Claude Aureau

Historique
Les Archives nationales de Fontainebleau collectent, conservent, communiquent et valorisent les archives des administrations centrales de l'État depuis les débuts de la Ve République (1958).
Les fonds versés par les ministères contiennent des documents remontant très souvent à la fin du XIXe début XXe siècle.
- Visuels du site

Choix du site
La Cité interministérielle des Archives (CIA) a ouvert en 1969 pour permettre l'amélioration de la collecte des archives ministérielles. Sa construction répond en effet à un besoin exprimé par les administrations, qui doivent faire face à l’explosion documentaire après la Seconde Guerre mondiale. En 1962 une enquête demandée par M. André Malraux, premier ministre des Affaires culturelles, estime les archives produites par l’administration, existantes et à venir, à 800 km linéaires de documents.
Après plusieurs études, le site de Fontainebleau est choisi dans un souci d'aménagement de la Région parisienne et à la faveur du don au gouvernement français d'un terrain occupé par les forces de l'OTAN. Le 21 décembre 1967, le Premier ministre Georges Pompidou, affecte 9 ha du « camp Guynemer », libérés suite à la décision prise en 1966 par Charles de Gaulle de se retirer du commandement intégré de l’Otan. Cette parcelle se situe en bordure du parc du château et de la route nationale 6, à une distance raisonnable de Paris et donc des administrations.

Pour permettre l’installation des archives, les bâtiments hérités de l’OTAN, architecture typique des courants de l'architecture contemporaine et modulaire fonctionnelle de la période de la Reconstruction sont équipés de rayonnages en attendant que la Cité se dote de nouveaux bâtiments spécialement conçus pour les archives.

"Il ne faut surtout pas dessiner d'utopies car l'évolution n'est possible que par la constatation, qui fait alors progresser" (Jean Prouvé)

Ces deux bâtiments, appelés « unités 1 et 2 », sont construits en 1977 et 1984 par Claude Aureau, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, qui est aussi le concepteur des Archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence et du Centre national du microfilm à Espeyran dans le Gard.
Les deux unités, bâties sur le même modèle, ont une capacité de 80 kml chacune, sur 5 niveaux de sous-sol. L’unité 2 comporte une partie dédiée plus spécifiquement à la conservation d’archives sur supports spéciaux ou hors format, un atelier de microfilmage et, dès le départ, une salle destinée au traitement des archives électroniques.

Évolution du site
Le projet prévoyait la réalisation de 10 unités, ce qui correspondait aux 800 kml estimés lors de l’enquête de 1962. Toutefois, le changement de vocation du site, au départ conçu comme un site d’archivage intermédiaire en attendant le transfert des archives historiques vers Paris, puis dès le milieu des années 1980 comme un centre d’archivage définitif et historique, modifie le programme.
Aujourd'hui, 2 unités issues du grand projet de Claude Aureau ont été réalisées.
En 2007, pour faire face à la saturation des deux unités et en attendant le transfert d’une partie des archives vers le troisième centre de Pierrefitte-sur-Seine, un bâtiment de construction moderne et légère, le Transitoire peut contenir jusqu’à 35 kml d’archives.

MISSIONS

Collecte
Les Archives nationales - Fontainebleau coordonnent et organisent la collecte régulière des archives et les consultations ultérieures, en étroite collaboration avec les Missions des Archives de France, placées directement auprès des ministères pour conseiller, établir des règles de conservation et aider les services à verser leurs documents de conservation définitive.
Le site accueille en moyenne 6km d’archives par an.
Vademecum des entrées (pdf)

Conservation
A raison de huit magasins sur chacun des cinq niveaux des deux unités, la capacité de conservation définitive du site se monte à 160 kml. Le choix de conserver les archives en souterrain a été en partie été imposé par la proximité de la forêt et du château mais l’enterrement des magasins permet en outre une excellente inertie thermique. Ces derniers sont équipés en fonction des différents types de supports conservés.
Si la majorité des archives conservées à Fontainebleau se présente encore sur support traditionnel papier, on trouve également des photographies, affiches, plans, objets, documents audiovisuels et de plus en plus des archives électroniques, prises en compte à Fontainebleau depuis le début des grandes bases de données structurées des années 1980 (enquêtes de l'INSEE, de l'INED...).

Communication
La consultation sur place des originaux, dans une salle de lecture ouverte aux publics, se développe progressivement depuis la fin des années 1980 pour devenir systématique en 1996. Elle peut aujourd’hui accueillir une trentaine de lecteurs et son public est composé presque exclusivement de chercheurs professionnels ou étudiants, avec une part non négligeable de chercheurs étrangers (11%).
Le public y consulte les documents qu’il aura au préalable repérés grâce à la base de données en ligne Priam3 et aux inventaires détaillés disponibles en salle de lecture. La mise en œuvre d'une salle des inventaires virtuelle et la possibilité d'effectuer ses recherches en ayant accès depuis chez soi à des instruments de recherche, répertoires, numérisés, est l'un des apports majeurs du futur système d'information archivistique des Archives nationales sur leurs différents sites. Cette réalisation, en cours de recette technique, sera opérationnelle au 31 décembre 2012.

Une bibliothèque est mise à disposition des chercheurs. Elle propose une documentation en lien avec les archives conservées à Fontainebleau, produites par l'administration centrale de l'État ou les établissements publics nationaux.
Le site assure aussi, depuis son origine, une activité de service importante vis-à-vis des producteurs en leur communiquant, selon la procédure dite de « communication administrative », les archives qu’ils ont produites et versées aux Archives nationales.

Valorisation
La salle de conférence répond à l’accueil de groupes professionnels au moment de congrès et de stages.
Le hall d’accueil héberge chaque année une exposition inaugurée à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.
- Exposition

> Présentation de la direction scientifique

Lire :
- Direction des Archives de France, Pratique archivistique française, Paris, Archives nationales, 1993, p. 307-311 « de la cité interministérielle des archives au centre des Archives contemporaines ».
"40 ans de mémoire contemporaine" (Pdf), livret d’accompagnement de l’exposition « 40 ans de mémoire contemporaine », Archives nationales, 2009.
- J.P. Babelon. Les Archives, Mémoire de la France. Paris, Découvertes Gallimard, 2008, 127 p.
- G. Naud. "La Cité des archives contemporaines", dans la Gazette des archives, n°119, pp. 209-236..
- G. Naud. "La Cité des archives contemporaines à Fontainebleau", dans Archivum, vol. XXXI, 1986, pp. 38-56.
- "La cité interministérielle des Archives", dans Ministère des Affaires culturelles, Notes d’information, 3e trimestre 1969, 5 p.
- Le Centre des archives contemporaines. Ed. Ministère de la culture, Archives nationales, s.l. n.d. [1986 – 1988], 4 p.
- Les Archives nationales, des lieux pour l’histoire de France, Bicentenaire d’une installation, 1808-2008. Paris, SOMOGY - Archives nationales, 2008, 384 p ;.
- J. Valette. "Organisation, méthodes et techniques, la Cité interministérielle des archives", dans la Revue administrative, nov.-déc. 1974, n°162, pp. 599-612.