Vient de paraître 2012

De nombreuses personnalités telles de Molière, Vauban, Victor Hugo, la comtesse de Ségur ou Pasteur, tous, personnes physiques ou représentants de personnes morales en cours de constitution, selon la formule qui ouvre très souvent les actes, furent présents en leur personne devant le notaire, et apposèrent leur signature au bas de l’acte – la minute – après en avoir entendu lecture et accepté le contenu.
Les trésors accumulés par l’activité professionnelle des notaires parisiens, confiés depuis 1932 au Minutier central de Paris, constituent en eux-mêmes une galerie d’histoire de la France où défilent hommes politiques et hommes de lettres, artisans et artistes, propriétaires et inventeurs. À l’occasion d’actes aussi divers que contrats de mariage, donations, dispositions testamentaires et inventaires après décès, dépôts de brevet, constitutions de sociétés, ventes de biens immobiliers, devis et marchés, les cent vingt-deux études notariales parisiennes nous livrent ici un témoignage exceptionnel, parfois pittoresque, toujours émouvant sur les préoccupations des Français d’autrefois.
A été retenu pour ce florilège un acte représentatif pour chacune des 122 études historiques dont les archives sont entrées aux Archives nationales en application de la loi du 14 mars 1928.
ISBN : 978-2-7572-0550-1
Prix : 35€

Le Minutier central est le rassemblement, aux Archives nationales, de tous les actes anciens des notaires de Paris sous leur forme d’originaux authentiques, que l’on dénomme « minutes ». Plus de vingt millions documents, remontant pour les plus anciens à la fin du XVe siècle, composent aujourd’hui ce fonds remarquable. Le Minutier central rassemble des documents de propos variés, mais toujours établis pour avoir une efficacité légale. Il constitue, depuis sa création, un gisement de matériau historique sans équivalent que les chercheurs n’ont pas fini d’explorer.
ISBN : 978-2-7572-0558-7
Prix : 32€

Le 13 juillet 2005, les Archives nationales recevaient le don fait à l’État des archives de la Maison Gradis, classées archives historiques depuis 1941.
Le présent inventaire, quasiment analytique, décrit trois siècles d’archives familiales et commerciales, depuis la fondation de la maison à Bordeaux en 1685 par Diego Gradis jusqu’à 1980.
On y trouvera donc décrits les 68 registres de comptabilité et de correspondance commerciale, s’échelonnant de 1724 à 1921, mais aussi les 83 boîtes d’archives familiales et commerciales, ou « volumes », allant des années 1680 à 1980, objet d’une description et d’une indexation fine. Pour tenter de remédier à l’éclatement du fonds qu’induisaient l’ordre chronologique du classement et le rangement en continu des suppléments, plusieurs outils ont été élaborés : un tableau méthodique présente le fonds par producteurs ; l’index des noms de personnes rapproche les pièces se rapportant aux mêmes individus et reconstitue virtuellement des dossiers par individus ; 18 tableaux généalogiques, depuis le fondateur Diego Gradis jusqu’au donateur, permettent de replacer les Gradis et leurs alliés dans la trame familiale.
Enfin, pour pallier les lacunes du fonds, est publié en annexe le texte jusqu’alors inédit de l’histoire de la famille Gradis par Henri I Gradis (1896) qui s’appuie abondamment sur des sources aujourd’hui disparues.
Les archives Gradis ont été très utilisées pour des travaux sur le commerce bordelais au XVIIIe siècle. En revanche, il n’existe rien de comparable pour les XIXe et XXe siècles. Avec le don à l’État des archives de la Maison Gradis et l’inventaire détaillé aujourd’hui disponible, c’est l’intégralité du fonds qui s’ouvre à la recherche historique, avec des conditions d’accès extrêmement généreuses.
ISBN : 978-2-86000-352-0
Prix : 20€

Publications 2011



