
Publications 2011

Le 13 juillet 2005, les Archives nationales recevaient le don fait à l’État des archives de la Maison Gradis, classées archives historiques depuis 1941.
Le présent inventaire, quasiment analytique, décrit trois siècles d’archives familiales et commerciales, depuis la fondation de la maison à Bordeaux en 1685 par Diego Gradis jusqu’à 1980.
On y trouvera donc décrits les 68 registres de comptabilité et de correspondance commerciale, s’échelonnant de 1724 à 1921, mais aussi les 83 boîtes d’archives familiales et commerciales, ou « volumes », allant des années 1680 à 1980, objet d’une description et d’une indexation fine. Pour tenter de remédier à l’éclatement du fonds qu’induisaient l’ordre chronologique du classement et le rangement en continu des suppléments, plusieurs outils ont été élaborés : un tableau méthodique présente le fonds par producteurs ; l’index des noms de personnes rapproche les pièces se rapportant aux mêmes individus et reconstitue virtuellement des dossiers par individus ; 18 tableaux généalogiques, depuis le fondateur Diego Gradis jusqu’au donateur, permettent de replacer les Gradis et leurs alliés dans la trame familiale.
Enfin, pour pallier les lacunes du fonds, est publié en annexe le texte jusqu’alors inédit de l’histoire de la famille Gradis par Henri I Gradis (1896) qui s’appuie abondamment sur des sources aujourd’hui disparues.
Les archives Gradis ont été très utilisées pour des travaux sur le commerce bordelais au XVIIIe siècle. En revanche, il n’existe rien de comparable pour les XIXe et XXe siècles. Avec le don à l’État des archives de la Maison Gradis et l’inventaire détaillé aujourd’hui disponible, c’est l’intégralité du fonds qui s’ouvre à la recherche historique, avec des conditions d’accès extrêmement généreuses.
ISBN : 978-2-86000-352-0
Prix : 20 euros

Le tome III de la collection consacrée par les Archives nationales aux sceaux français du Moyen Âge est dédié aux sceaux des reines et des enfants de France.
Il recense, de manière la plus exhaustive possible, les différentes empreintes sigillaires produites par les reines de France, ainsi que par leurs enfants (filles comme garçons mais, pour ceux-ci, exception faite des futurs rois, traités dans le tome précédent), jusqu’en 1500 environ. Chaque notice donne une description sigillographique normalisée de l’empreinte et de la légende, assortie d’une reproduction photographique de son moulage, et d’éléments de bibliographie. Différentes annexes viennent compléter ce travail (index héraldique et iconographique, cahiers photographiques, listes d’empreintes, etc.).
La mise à la disposition au public de ce nouvel instrument de recherche, ainsi que des collections qu’il étudie, permet de nombreuses études scientifiques dans des domaines variés. Outre les études en sigillographie proprement dite, tant sous leurs aspects diplomatiques qu’artistiques ou juridiques, ces empreintes et ces documents permettent de mieux connaître ce que la diplomatique des reines et des princes a de spécifique. L’histoire des femmes peut être abordée aussi, en étudiant, grâce à leurs sceaux, la place occupée par les reines et le rôle qu’elles jouent dans la France médiévale.
ISBN : 978-2-911601-52-1 - Décret/Pdf
Prix : 34 euros

« Le sujet important n'est pas de Gaulle et Paris, ni Malraux et Paris, mais Pompidou et Paris ». Près de quarante ans après la formulation de cette remarque par l'historien de Paris, Louis Chevalier, le temps de l'histoire semble vraiment venu pour une analyse du changement de civilisation et d'échelle auquel correspondirent ces années que Georges Pompidou, Premier ministre, fut l'un des rares à ne pas sous-estimer dans le feu de l'action de Mai 1968. Pour la région parisienne tout entière, Georges Pompidou fut visionnaire, ambitieux et entreprenant. Il eut à cœur de considérer tout entier et tout à la fois ce espace prestigieux et redoutable ; c'est de cette immense volonté qu'émergea le grand dessein parisien : le front de Seine, la voie express de Paris, la création du Centre national d'art contemporain à Beaubourg. Dépassant les polémiques et les clichés sur la période pompidolienne, cet ouvrage tire parti des recherches les plus récentes, analyse la manière dont Georges Pompidou prend ses décisions sur les dossiers parisiens et s'interroge sur son influence sur les politiques d'habitat et de transport dans la région.
ISBN : 978-2-7572-0288-3 - Décret/Pdf
Prix : 39,50 euros

Issu des séances judiciaires de la Curia Regis, les parlamenta, qui se structurent progressivement en une section judiciaire stable et autonome dès le premier tiers du XIVe siècle, le Parlement demeure unique jusqu’à ce que des créations de parlements provinciaux viennent, à partir du XVe siècle, augmenter le nombre des cours (Toulouse en 1443, etc.). Cour souveraine, jugeant en dernier ressort, il a une compétence universelle qu’il exerce le plus souvent en appel, mais aussi en premier ressort.
Il se situe au sommet de la pyramide des juridictions : lui revient l’exercice de la justice ordinaire en dernier ressort. Au XVIIIe siècle, malgré la création des parlements de province, le ressort du Parlement de Paris comprend encore plus d’un tiers du royaume.
Outre ces fonctions judiciaires, le Parlement a des attributions administratives, dites « de police » Il s’occupe ainsi de la police de la ville, mais aussi de la voirie, des hôpitaux, des corps de métiers, de l’approvisionnement, de l’Université, compétences exercées dans un but d’intérêt public.
Enfin, conséquence de son origine, la Curia Regis, le Parlement a vocation à intervenir dans les affaires générales du royaume, rôle politique découlant du devoir de conseil, qu’il exerce depuis toujours auprès du roi, à travers l’enregistrement des actes royaux et les remontrances, qui le conduisent, au XVIIIe siècle, à de multiples conflits avec le roi.
Ses volumineuses archives ne furent pas démembrées à la Révolution. Avec ses quelques 11 659 registres et 15 000 cartons de minutes, le fonds du Parlement de Paris est aujourd’hui la série X des Archives nationales. L'État méthodique est destiné à permettre un accès plus aisé à une institution relativement complexe.
ISBN : 978-2-86000-348-3 - Décret/Pdf
Prix : 25 euros
