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Les collections du Musée
Les collections du Musée rassemblent les documents majeurs de l’histoire de France et constituent en quelque sorte le trésor des Archives nationales.
Les collections du Musée sont réparties en cinq sous-séries, la sous-série AE IV ayant été supprimée :
- AE I Armoire de fer
- AE II Musée des documents français
- AE III Musée des documents étrangers
- AE V Pièces à conviction et objets saisis
- AE VI Objets historiques |
Toutes ces sous-séries continuent à s’enrichir. Elles rassemblent les documents majeurs de l’histoire de France et constituent en quelque sorte le trésor des Archives nationales.
AE I. Armoire de fer
L’Armoire de fer des Archives nationales est un coffre-fort exécuté sur les dessins de l’architecte Paris par le serrurier Marguerit pour répondre à une décision de l’Assemblée constituante du 30 novembre 1790, inspirée par Camus, archiviste de l’Assemblée. Placée dans les locaux affectés aux Archives dans l’ancien couvent des Capucines, puis transportée en septembre 1793 au “ Palais National ”, c’est-à-dire aux Tuileries, elle était destinée primitivement à abriter les formes, planches et timbres employés à la fabrication des assignats, mais reçut bientôt les documents auxquels les Assemblées attachaient la plus haute importance : l’acte constitutionnel, les minutes des lois puis des décrets, les papiers saisis aux Tuileries, etc. Son installation au palais Soubise, siège des Archives nationales, ne fut probablement réalisée qu’en 1849. À cette date, l’Armoire de fer fut remontée dans la salle des gardes du premier étage, affectée à la Section historique et au Trésor des chartes. Enfin, les travaux entrepris sous Napoléon III aboutirent à la placer, le 15 janvier 1866, dans les bâtiments des Grands Dépôts. Depuis 1996, l’Armoire de fer renferme entre autres documents de très grande valeur historique (testament de Louis XIV, Gazette des Atours de Marie-Antoinette, Journal de Louis XVI, testament de Napoléon Ier, Serment du jeu de paume, clefs de la Bastille, etc.) l’ensemble des textes constitutionnels de la France, depuis 1791 jusqu’à nos jours.
AE II. Musée des documents français
La décision de créer un musée des Archives fut prise par le marquis de Laborde, directeur général des Archives de l’Empire, en 1858, conjointement à la création d’un musée sigillographique et à la restauration des appartements rocaille de l’hôtel de Soubise. De 1861 à 1867, une commission formée sous sa direction d’archivistes eut la responsabilité de choisir des documents en les extrayant de leurs fonds d’origine. Le Musée ainsi constitué fut inauguré le 19 juillet 1867.
AE III. Musée des documents étrangers
Pour compléter le Musée des documents français, Alfred Maury, directeur général des Archives, constitua une seconde commission chargée de choisir des documents illustrant les relations de la France avec les pays étrangers.
AE V. Pièces à conviction et objets saisis
Cette sous-série est constituée d’objets retirés des dossiers de police ou des procédures avec lesquelles ils étaient conservés à titre de pièces à conviction. Les plus anciens remontent au milieu du XVIIIe siècle, les plus récents aux années soixante du XXe siècle.
AE VI. Objets historiques
L’origine de cette sous-série est triple. Certains objets ont été déposés directement aux Archives de la nation à titre de monuments historiques (maquette de la Bastille, étalons des poids et mesures, clefs des villes prises à l’ennemi, mobilier des hôtels de Soubise et de Rohan, etc.). D’autres ont été donnés ou achetés dans le même esprit, comme le portefeuille du ministre Clarke ou la tapisserie de l’histoire d’Achille provenant de l’hôtel de Rohan. D’autres enfin étaient contenus dans les dossiers d’archives et en ont été retirés pour une meilleure conservation. Signalons enfin que toutes les peintures appartenant au décor des hôtels de Soubise et de Rohan (dessus-de-porte notamment) ont reçu une cote en AE VI.
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Renseignement : Contact : Elsa Marguin-Hamon
T. : 01 40 27 62 09 - elsa.marguin@culture.gouv.fr
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Renseignements
pratiques |
| Hôtel de Soubise |
Hôtel de Rohan |

60 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris |
87 rue Vieille-du-Temple
75003 Paris |
Ouvert tous les jours
Sauf mardis et jours fériés
de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
le samedi et dimanche de 14h à 17h30
Tél. : 01 40 27 60 96 ou 62 18
Fax. : 01 40 27 66 45
Ecrire : infomusee.archivesnationales@culture.gouv.fr
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Ouvert uniquement le dimanche après-midi,
sous la conduite de nos guides conférenciers :
Réservation obligatoire au 06 10 12 67 27
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Métro / RER :
Hôtel de Ville,
Rambuteau, Saint-Paul,
Châtelet-les Halles, Arts-et-Métiers
Bus :
29, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 96
TARIFS
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 2,3 € (- de 26 ans ; séniors ; familles nombreuses)
Gratuité : (- de 18 ans ; demandeurs d'emploi ; invalides ; lecteurs du CARAN ; enseignants ; personnel du ministère de la culture et de la communication ...) |
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Historique des Hôtels
Olivier de Clisson, successeur du connétable de France, Bertrand
du Guesclin, fit construire un hôtel particulier à partir
de 1371, à l’extérieur des remparts de Philippe-Auguste,
au cœur du chantier du Temple (aujourd’hui le Marais). On
ne conserve de ce premier habitat que la porte d’entrée
fortifiée et cantonnée de deux échauguettes sur
l’actuelle rue des Archives. Il s’agit là de l’unique
vestige de l’architecture privée du XIVe siècle
encore visible à Paris.
Olivier de Clisson, successeur du connétable de France, Bertrand du Guesclin, fit construire un hôtel particulier à partir de 1371, à l’extérieur des remparts de Philippe-Auguste, au cœur du chantier du Temple (aujourd’hui le Marais). On ne conserve de ce premier habitat que la porte d’entrée fortifiée et cantonnée de deux échauguettes sur l’actuelle rue des Archives. Il s’agit là de l’unique vestige de l’architecture privée du XIVe siècle encore visible à Paris.
L’hôtel de Clisson fut acquis en 1553 par François de Lorraine, duc de Guise, et sa femme Anne d’Este. Des travaux entrepris par la puissante famille de Guise subsistent la chapelle, autrefois décorée à fresques par Le Primatice et Niccolo dell’Abate, ainsi que l’ancienne salle des gardes dans laquelle les Ligueurs du parti catholique avaient coutume de se réunir pendant les Guerres de Religion de la fin du XVIe siècle. C’est probablement en ces lieux que fut décidée la Saint-Barthélémy (1572) et que débuta la journée des Barricades (1588) qui obligea le roi Henri III à fuir Paris. Sous Marie de Guise, dernière descendante du nom, l’hôtel devint le théâtre d’une brillante cour où se côtoyaient en habitués Corneille, Tristan Lhermitte, Gaignères et Marc-Antoine Charpentier.
Mademoiselle de Guise étant morte sans enfant en 1688, l’hôtel fut acheté en mars 1700 par François de Rohan-Soubise et Anne de Rohan-Chabot sa femme. Les nouveaux propriétaires choisirent en 1705 un jeune architecte nommé Pierre-Alexis Delamair sur les conseils de leur fils, le futur cardinal de Rohan. Pour donner au nouveau palais une entrée digne de lui, Delamair changea l’orientation de l’hôtel en plaquant une nouvelle façade contre l’ancienne aile sud, et organisa une cour d’honneur avec colonnade ouvrant par une demi-lune sur la rue des Francs-Bourgeois. Dans le même temps, il fut chargé par le cardinal de construire l’hôtel de Rohan-Strasbourg, dont la façade monumentale se dresse sur les jardins communs aux deux hôtels. C’est à Germain Boffrand que fut confiée la décoration intérieure, véritable chef d’oeuvre de l’art rocaille, imitée dans toute l’Europe et admirablement conservée de nos jours.
Les hôtels de Soubise et de Rohan servirent à de multiples usages sous la Révolution, puis furent acquis par l’État (décret impérial du 6 mars 1808).
Napoléon Ier affecta l’hôtel de Soubise aux Archives impériales et l’hôtel de Rohan à l’Imprimerie nationale qui y demeura jusqu’en 1927. Le musée de l’histoire de France fut installé dans l’hôtel de Soubise par Napoléon III en 1867. Depuis, ce Musée a pour vocation de présenter au public les documents originaux les plus importants de notre histoire conservés aux Archives nationales, à travers une programmation culturelle et éducative extrêmement fournie (expositions temporaires, conférences, concerts, visites, ateliers, etc.). Quant à l'hôtel de Rohan, désormais propriété des Archives nationales, il accueille de grandes expositions historiques.
Depuis Louis-Philippe, chaque régime a doté les Archives nationales de bâtiments modernes, pour y conserver au total 100 kms de documents essentiels à l’histoire de la France.
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Le projet de refondation du musée de l'Histoire de France
La direction
des Archives de France a engagé depuis plusieurs années
un projet de rénovation et de re-fondation du musée de l’Histoire
de France dont elle assure la tutelle au sein des
Archives nationales (ce musée n’est pas pour l’instant
labellisé « musée de France »). |
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