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DÉPARTEMENT DE L'ACTION
CULTURELLE ET EDUCATIVE

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MUSÉE DES ARCHIVES NATIONALES

DÉPARTEMENT DE L'ACTION CULTURELLE ET ÉDUCATIVE

MUSÉE DES ARCHIVES NATIONALES

autour des expositions

du 18 novembre 2009 au 15 février 2010 site de Paris

"La Révolution à la poursuite du crime !"
Le justiciable devant les tribunaux criminels : Paris 1790 - 1792

Paris, 1790-1792. Les prisons regorgent de détenus. L' Ancien Régime a vécu, les scellés ont été apposés sur les juridictions abolies, mais de nombreux procès restent pendants.
Chaque jour qui passe voit s'ouvrir de nouvelles affaires, car, dans une capitale en plein bouleversement révolutionnaire, le crime ne s'arrête pas !

Vidéo © Connaissance des arts 2009

Un dimanche, sur le parvis de Notre-Dame, deux mendiantes stoppent une voiture, s'agrippent à la portière et obligent le passager apeuré à leur donner une aumône qu'elles vont boire aussitôt... Rentré pour dîner dans une échoppe quai du Louvre, un « hussard de la liberté » frappe avec une bouteille la maîtresse des lieux qui succombe bientôt à ses blessures. Une nuit, aux Champs-Elysées, un marchand de grains dévalise et tue un prêtre insermenté. Plus tard, à l'hôtel de la Monnaie, un commis détourne à son profit des objets en or et en argent provenant de maisons religieuses ou de paroisses supprimées...
Parfois, le crime se fait organisé : place de la Révolution, une bande de malfaiteurs pille le Garde-Meuble national, s'emparant de deux fabuleux diamants, le Régent et le Sancy. Ailleurs, ce sont des faussaires qui fabriquent des certificats de congés militaires ou de faux assignats...
Commissaires, juges, greffiers enquêtent, interrogent, collectent les pièces à conviction, apposent les scellés. Une partie de leurs archives nous sont parvenues intactes, quelquefois dans leurs sacs de jute d'origine : dossiers d'instruction et de jugement, portefeuilles, faux tampons, lettres anonymes, fioles, couteaux, limes, chapelets, menus objets saisis témoignent de leurs activités, mais aussi de la vie quotidienne des prévenus et des victimes.
Près de quatre-vingt pièces inédites, en majorité extraites des fonds judiciaires des Archives nationales, font revivre une délinquance ordinaire à Paris que les journées révolutionnaires ont rejetée dans l’ombre. la veille de la Terreur et des grands procès politiques, les affaires crapuleuses continuent d’alimenter les faits divers...