Agenda 2011
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Bilan des journées d’étude 2011
Les Archives nationales ont organisé ou accueilli 13 journées d’étude sur des thèmes très variés. Chacune a attiré en moyenne 80 à 100 personnes. Cinq d’entre elles étaient directement liées à la publication d’un instrument de recherche (Économie et commerce des Français dans l’Espagne de l’époque moderne, État méthodique des archives du Parlement de Paris, Reines et princesses au Moyen Âge), à une exposition mettant en valeur un fonds d’archives (les Menus Plaisirs du roi) ou à l’achèvement du classement d’un fonds (Matignon pour l’histoire : les archives des Premiers ministres). D’autres ont été l’occasion de faire ressortir des travaux dans des domaines aussi différents que la société française dans la Guerre froide, les registres princiers au Moyen Âge, les sources de l’histoire de l’anthropologie, les archives de la Compagnie des Indes sur le site Mémoire des hommes, les sources pour l’histoire de la navigation et la base Navigocorpus, ou les sources matérielles de la loi.

- Mardi 11 janvier 2011
Un regard sur l'avenir : le testament d'Ermintrude, copie sur papyrus d'un acte passé entre 590 et 640
par Jean-Pierre BRUNTERC'H, conservateur général aux Archives
nationales (Section ancienne), et Michel SOT, professeur à l'université
de Paris-Sorbonne (Paris IV)
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit à la loupe, en
partenariat avec l'Institut national du patrimoine et Connaissance des
arts
Institut national du patrimoine, 2 rue Vivienne (2e arr.), 18h 15
> site de l'INP - vidéo Connaissance des
arts
-
Mardi 11 janvier 2011
Mode, luxe, innovation : la boutique parisienne au XVIIIe siècle
par Natacha COQUERY, professeur à l'université de Nantes
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17h 30
[Ville de cour, Paris est marquée depuis le Moyen Âge par la
vigueur du commerce de luxe. Au XVIIIe siècle, une culture nouvelle de
consommation a pris son essor. Dans les boutiques, le neuf et le vieux,
l'uni et l'enrichi s'entrecroisent par l'entremise des marchands. Grâce à
la diversité de leur offre, à une publicité inventive, ceux-ci convient
à un élargissement du marché inédit, qui contribue à brouiller les
frontières sociales.]
-
Mardi 25 janvier 2011
Les établissements hospitaliers en France du Moyen Âge au XIXe siècle : espaces, objets, populations
par Sylvie LE CLECH, conservateur général aux Archives
nationales (site de Fontainebleau), Daniel LE BLEVEC, professeur
d'histoire moderne à l'université Paul Valéry-Montpellier III, et
Marie-Claude DINET, professeur d'histoire moderne à l'université
d'Amiens
Cycle de conférences Écriture en Archives
Archives nationales, Hôtel de Soubise, 12 h 30
[Au Moyen Âge, les établissements hospitaliers s'installent
souvent près des lieux de culte. Au carrefour de l'imaginaire et du
quotidien, la prise en charge des malades s'inscrit donc dans toute une
thématique, médicale, religieuse et sociale. Réunissant des historiens,
des archéologues et des anthropologues, cet ouvrage offre une vue
d'ensemble sur la répartition géographique des établissements
hospitaliers, la disposition de leurs bâtiments, leurs relations avec
leur environnement, la vie quotidienne des malades et, bien sûr, leur
proximité avec la maladie et la mort.]
(Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2010, 393 p.)
- Mercredi 26 janvier 2011
Les sources historiques et l'enseignement
Journée d'étude organisée à l'occasion du centenaire de l'Association des professeurs d'histoire et de géographie
Archives nationales, hôtel de Rohan
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Mardi 1er février 2011
Célébrer la paix : projet de Jean Berain pour la paix de Nimègue, un dessin des Recueils des Menus Plaisirs, 1678-1679
par Pierre JUGIE, conservateur en chef aux Archives nationales,
et Jérôme de LA GORCE, directeur de recherche au CNRS-centre de
recherche André Chastel, commissaires de l'exposition « Dans l'atelier
des Menus Plaisirs du roi. Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIe et
XVIIIe siècles » présentée aux Archives nationales du 19 janvier au 24
avril 2011
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
Institut national du patrimoine, 2 rue Vivienne (2e arr.), 18h 15
> Lire la suite
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Mardi 15 février 2011
Antoine Angélique Levesque (1709-1767), garde général des magasins des Menus Plaisirs du roi, créateurs des Recueils
par Pierre JUGIE, conservateur en chef aux Archives nationales,
et Jérôme de LA GORCE, directeur de recherche au CNRS-centre de
recherche André Chastel, commissaires de l'exposition « Dans l'atelier
des Menus Plaisirs du roi. Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIe et
XVIIIe siècles » présentée aux Archives nationales du 19 janvier au
24 avril 2011
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17h 30
[Personnage étonnant, Antoine Angélique Levesque (1709-1767),
membre d'une famille de marchands orfèvres-joailliers parisiens depuis
plusieurs générations, reprit à la fois la charge de garde magasin des
Menus Plaisirs du roi que détenait son père, François (mort en 1729),
et la spécialité de joaillier ordinaire des Menus Plaisirs que s'était
forgé celui-ci. Il s'enrichit considérablement grâce à la location de
fausses pierreries mettant en valeur les décors et les costumes des
spectacles des Menus Plaisirs. Veuf de Marie Jeanne Blard, il épousa en
1754 Geneviève Wattebled (fille d'un maître menuisier et dizainier de
Paris, Philippe Wattebled), qui, devenue veuve, épousa Beaumarchais.
Entrepreneur de talent, Levesque sut se rendre indispensable, y
compris par ses prêts, à son administration et aux premiers
gentilshommes de la Chambre et fit une très belle carrière au sein des
Menus Plaisirs. L'un de ses mérites fut de rassembler les 767 dessins
et 109 estampes des recueils de décorations de théâtre, dits Recueils
des Menus Plaisirs.]
- Mardi 22 février 2011
Préparer ses recherches en ligne : application pratique (2e session)
par Sophie OLIVE, chargée d'études documentaires au Département de l'orientation et de la communication
Cycle Conférences d'aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d'albâtre, 15h 00
- Mardi 22 février 2011
Les nuits de Sceaux chez la duchesse de Maine
par Catherine CESSAC, chercheur au CNRS, directrice de l'atelier d'études du Centre de musique baroque de Versailles
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 18h 00
- Mardi 1er mars 2011
À la découverte du Nouveau Monde :les sources aux Archives nationales pour l'histoire des explorations aux Amériques
par Pascal RIVIALE, chargé d'études documentaires aux Archives nationales (Section du XIXe siècle)
Cycle Conférences d'aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d'albâtre, 15h 00
- Mardi 1er mars 2011
Le rouleau d'interrogatoire des Templiers à Paris, automne 1307
par Ghislain BRUNEL, conservateur en chef aux Archives nationales
(Section ancienne), Éric LAFOREST, atelier de reliure et de restauration
des Archives nationales, et Alain DEMURGER, maître de conférences
honoraire à l'université de Paris Panthéon-Sorbonne (Paris I)
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
Institut national du patrimoine (INP), 2 rue Vivienne (2e arr.), 18h 15

- Mardi 8 mars 2011
Le consulat de France à Cadix : sources, fonctionnement, enjeux
Journée d'étude
Archives nationales, hôtel de Soubise
> Le programme en pdf
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Mardi 15 mars 2011
Le Parisien chez lui : l'architecture des maisons ordinaires (1650-1789)
par Linnea ROLLENHAGEN TILLY, docteur en histoire
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17h 30
[
Implantée aussi bien dans les beaux quartiers que dans les
quartiers populaires, la maison ordinaire est le témoin principal de ce
qui fut le cadre de vie de nos ancêtres en milieu urbain. Il s'agit d'un
patrimoine qui a déjà disparu ou est en danger, car, situé au cœur de
la ville contemporaine, il a souvent gardé sa fonction première, le
logement, mais il est régulièrement réparé et modernisé. Au-delà d'une
archéologie du bâti qui fournit certes des éléments intéressants, il a
été choisi de conduire une archéologie du papier en concentrant
l'analyse sur des documents écrits et graphiques de nature assez
homogène : les procès-verbaux dressés par les greffiers des bâtiments
pendant les visites des experts-jurés. Concernant des maisons neuves,
mais aussi des maisons plus anciennes qu'on se contente de réparer, de
partager, de vendre ou d'acheter, ces actes offrent une coupe sur tout
le bâti parisien. Le remploi des matériaux y est incontestable, alors
que les distributions sont adaptées aux besoins des occupants et
changent selon les métiers et les modes d'exploitations. Les aspects de
cette architecture sont ainsi aussi multiples que les définitions du
bourgeois et du peuple.]
- Mardi 22 mars 2011
Louis-Philippe, le dernier roi des Français
par Arnauld TEYSSIER, directeur du centre d'études et de
prospective du ministère de l'Intérieur, professeur à l'université de
Paris I-Panthéon-Sorbonne
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 18h 00
- Mardi 29 mars 2011
Les archives du Parlement de Paris
Journée d'étude à l'occasion de la publication de l'État
méthodique des archives du Parlement de Paris par Françoise
Hildesheimer, conservateur général aux Archives nationales (Section
ancienne) et Monique Morgat-Bonnet, ingénieur de recherche au Centre
d'études d'histoire juridique.
Archives nationales, hôtel de Soubise
> Le dossier complet
> Le programme / pdf
- Mardi 5 avril 2011
Le testament et les codicilles de Louis XIV, 2 août 1714, 13 avril et 25 août 1715
par Claire BECHU, conservateur général aux Archives nationales
(Mission de la coordination et de la diffusion scientifiques), et Lucien
BELY, professeur d'histoire moderne à l'université de Paris-Sorbonne
(Paris IV)
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
Institut national du patrimoine, 2 rue Vivienne (2e arr.), 18 h 15
> Suite
- Mardi 19 avril 2011
Les derniers musiciens du roi (1761-1792) : l'institution et les hommes
par Youri CARBONNIER, maître de conférence en histoire moderne à l'université d'Artois (Arras)
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17 h 30
En 1761, l'ensemble des forces musicales de la monarchie française
(Chapelle et Chambre) est réuni sous la houlette des Menus Plaisirs.
Au-delà des archives de la Musique du roi, les pièces comptables des
Menus Plaisirs offrent dès lors des instantanés, parfois cocasses ou
douloureux, toujours riches d'informations sur les conditions de travail
et sur le quotidien bien rempli de ces hommes au service de l'art et de
la couronne.
- Mardi 3 mai 2011
L'abbaye de Saint-Denis et la période
concordataire : la bulle d'institution canonique du chapitre de
Saint-Denis, 3 avril 1843 (F'" 6168 B)
par Nadine GASTALDI, conservateur en chef aux Archives nationales
(Section du XIXe siècle), et Jean-Michel LENIAUD, directeur d'études à
l'École pratique des hautes études et professeur à l'École nationale des
chartes.

Bulle d'institution canonique du chapitre de Saint-Denis, 3 avril 1843, F19 6168 B
- Voir l'image en grand format
- Traduction de la bulle en Pdf - cote F/19/6168/A
La papauté n'est pas la seule institution à avoir utilisé un sceau
en métal (bulle) pour authentifier ses documents. Mais elle est seule à
avoir maintenu jusqu'à nos jours cet usage hérité des empereurs romains.
La bulle d'institution canonique du chapitre de Saint-Denis de 1843,
associée à l'ensemble des bulles du XIXe siècle conservées aux Archives
nationales, permet de mener une étude de diplomatique contemporaine sur
ce type d'actes pontificaux. Mise en rapport avec le contexte
concordataire, elle met aussi en évidence le processus de co-rédaction
de certains documents qui s'est instauré entre le gouvernement français
et le Saint-Siège, entre le Concordat de 1801 et la Séparation de 1905.
Cette coopération, cependant, n'exclut pas les tensions, liées au choix
des formulations ou bien au problème général de la réception en France
des actes en provenance de la Cour de Rome. La bulle relative au
chapitre de Saint-Denis constitue aussi un exemple de ces difficultés,
d'autant que ce chapitre offre un cas« d'exception» dans la
configuration de l'Église de France. L'histoire du chapitre de
Saint-Denis est liée à celle du projet que Napoléon conçut pour la
basilique dévastée par la Révolution. Il fallait installer autour de la
sépulture des Empereurs un corps ecclésiastique pour se charger de la
liturgie funéraire. Napoléon décida la création d'une institution ni
concordataire ni canonique : le chapitre impérial. Les chanoines de
première classe furent recrutés parmi les évêques d'Ancien Régime et
parmi les évêques constitutionnels qui s'étaient ralliés à l'Empire et
au Concordat. Les autres, des prêtres de haut niveau, assuraient le
culte au quotidien. Au cours des régimes successifs, les rapports du
chapitre avec le Saint-Siège et avec l'archevêque de Paris furent
normalisés et l'institution connut une période d'éclat au Second Empire
et pendant l'Ordre moral sous l'impulsion de son primicier, Mgr Maret,
archevêque i. p. de Lépante. Victime des conflits anticléricaux, le
chapitre fut supprimé en 1885 en plein débat sur le budget des cultes.
Les derniers chanoines disparurent par voie d'extinction vers 1905.
Depuis une dizaine d'années l'ancienne abbatiale avait été transformée
en
paroisse.
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
INP, 2 rue Vivienne (2e arr.), 18h 15
- Mardi 10 mai 2011
L’art du registre en France, XIIIe-XVIe siècle, II, Registres princiers du Moyen Âge
Archives nationales et l'École nationale des chartes
Archives nationales, hôtel de Soubise
Le programme/Pdf
Aussi peu étudiés pour eux-mêmes que les registres de la
chancellerie royale sont célèbres, les registres médiévaux
d’enregistrement des actes et/ou lettres des princes voire des
seigneurs sont passibles des mêmes grilles d’enquête :
naturellement transposable, le questionnaire diplomatique et
codicologique largement mis au point par Georges Tessier (étapes de
mise au point et inflexions voire abandon ; forme
matérielle ; source, sélectivité et qualité des copies ;
agents et organisation du travail…) s’enrichit tout aussi naturellement
des curiosités récentes sur la mémoire et le rapport à l’écrit
(rapports avec les autres séries documentaires, usages et conservation
…). Les synchronies sont frappantes ; toutefois, la variété de
taille et de structuration des « chancelleries » princières
rend l’objet souvent plus tardif, plus ouvert aux influences, parfois
plus instable, souvent plus complexe : les frontières peuvent se
brouiller entre « registre » d’enregistrement des actes et/ou
lettres, sur lequel est centrée la réunion, et registre de conseil,
registre de justice, registre de comptes, registre à tout faire, quand
ce n'est, cas savoyard extrême, minutier notarial… On propose donc,
sans exhaustivité, de procéder pour un certain nombre de cas à un
inventaire (des matériaux conservés ou simplement connus, et de leur
contenu) en même temps qu’à une analyse des fonctions et usages de
l’enregistrement, comme de la circulation de modèles qui s’y donne à
voir.
- Mardi 17 mai 2011
« Le Vieux Paris » d'Albert Robida à l'exposition universelle de Paris en 1900
par Laurent LEMOINE (Lemog 3D & Patrimoine)
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
histoiredeparis.fr
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17 h 30
Son expérience de la ville et son souci de défendre un patrimoine
médiéval en voie de disparition ont conduit Albert Robida, auteur et
illustrateur, à reconstituer, pour l'exposition universelle de 1900, un
quartier d'habitations anciennes ouvert à la promenade et au
divertissement : "Le Vieux Paris". Il regroupait, sur un quai étroit
entre le pont de l'Alma et la passerelle Debilly, des répliques
d'édifices parisiens en taille réelle, du Moyen Âge au XVIIIe siècle. En
s'appuyant sur une importante documentation iconographique, il est
possible de reconstituer en images de synthèse cet espace étonnant. La
conférence propose d'en faire une visite virtuelle et commentée au moyen
d'un film en 3D, réalisé par l'auteur.
- Mardi 17 mai 2011
«Les archives de la Compagnie des Indes sur le site internet "Mémoire des hommes"
Archives nationales, hôtel de Soubise, 9h 30 - 13h 00
À l'occasion de l'année des Outre-Mer, le site Internet Mémoire
des hommes, consacré à la mise en ligne d'archives numérisées du
ministère de la Défense et des Anciens combattants, prend un nouvel
essor en diffusant les fonds
relatifs à la Compagnie des Indes conservés au Service historique de la Défense et aux Archives nationales.
Cette mise en ligne est l'occasion d'un partenariat inédit avec
l'Association des Amis du Service historique de la Défense à Lorient qui
permet de mettre à la disposition des internautes le fruit de
nombreuses années d'un travail
de dépouillements et de recherches historiques, en particulier une
base nominative des équipages et passagers ainsi qu'une présentation
des armements au long cours des navires de la Compagnie. Mémoire des
hommes réunit ainsi virtuellement des fonds divisés entre plusieurs
institutions : l'accès aux journaux de bord de la sous-série 4JJ du
fonds Marine aux Archives nationales en est le plus bel exemple.
> Programme/Pdf
> Site internet
- Mardi 24 mai 2011
Les bases de données archivistiques et historiques relatives à la marine marchande
Journée d'étude organisée par l'université de Nice-Sophia Antipolis
Programme/pdf
- Mardi 31 mai 2011
Paris, terrain d'histoires
Journée d'étude en partenariat avec l'UFR d'histoire de Paris I
Programme
Les « Rencontres d'histoire de Paris » ont pour ambition de
décloisonner et de faire connaître les recherches, très nombreuses et
très diverses ayant le Paris médiéval ou moderne pour terrain d’étude.
Il s’agit de favoriser les échanges scientifiques entre archivistes,
enseignants, chercheurs, doctorants, étudiants de Master, médiévistes et
modernistes, dont la documentation parisienne est, en partie,
structurellement identique et dont les thématiques de recherche sont,
malgré des spécificités historiographiques, souvent proches.
La première de ces Rencontres, qui s'intitule "Paris, terrain
d’histoires", se tient le 31 mai 2011 aux Archives nationales (Hôtel de
Rohan). Elle propose, au cours d'ateliers thématiques rassemblant
médiévistes et modernistes, un bilan des études historiques récentes
menées sur le Paris médiéval et moderne et tentera d’ouvrir de nouvelles
perspectives de recherche.
Qu’est-ce que l’objet Paris pour un médiéviste et un moderniste ?
Comment faut-il le prendre et le penser ? Comment est-il abordé dans les
travaux de chacun ? Quelle est la spécificité de cet objet dans les
divers champs d’étude considérés ? Qu’est-ce qu’elle implique dans la
démarche historienne ? Cette journée s'adresse à tous les chercheurs
travaillant sur Paris, aux conservateurs et chercheurs des Archives
nationales, à tous les étudiants et plus généralement à tous ceux qui
sont intéressés par l'histoire parisienne.
- Mardi 14 juin 2011
La reconstruction du Havre par Auguste Perret, 1950
par Sylvie LE CLECH, conservateur général aux Archives nationales
(site de Fontainebleau), Bernard TOULIER, conservateur général
(Direction générale des patrimoines) et Claire ÉTIENNE, conservateur
général (Service de l'inventaire, région Haute-Normandie)
Cycle de conférences Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
Institut national du patrimoine, 2 rue Vivienne (2e arr.), 18 h 15
- Mardi 14 juin 2011
Le poète et les bouchers. La Grande Boucherie de Paris à travers l'œuvre de François Villon
par Benoît DESCAMPS, docteur en histoire, chercheur associé au LAMOP-UMR 8589
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17 h 30
François Villon, dans les Lais, le Testament ou d'autres poésies,
fait allusion à des hommes ou des lieux liés à la boucherie parisienne.
Si l'identification de ces personnages est un exercice plaisant, la
confrontation de ces mentions aux archives judiciaires de la Grande
Boucherie ouvre un champ de recherche inédit, permettant à la fois de
discerner comment la réalité sociale nourrit la satire de Villon et
comment la série de ces portraits à charge peut enrichir notre
connaissance du milieu parisien de la fin du Moyen Âge.
- Mardi 27 septembre 2011
Les archives de la Justice depuis 1789 : les fonds conservés aux Archives nationales et les fonds contemporains de l’administration centrale du ministère de la Justice
par Cyprien HENRY, conservateur à la Section du XIXe siècle, et Juliette Nunez, conservateur responsable du service des archives du ministère de la Justice et des Libertés
Cycle Conférences d’aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d’albâtre, 15 h 00
- Vendredi 7 et samedi 8 octobre 2011
Des Filles de la Charité aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul : quatre siècles de « cornettes » (XVIIe-XXe siècle)
Colloque international organisé par Jacques-Olivier BOUDON, professeur à l’université de Paris-Sorbonne, et Matthieu BREJON DE LAVERGNEE, maître de conférences à l’université catholique de l’Ouest
avec le soutien du Conseil scientifique de l’université de Paris-Sorbonne, de l’École doctorale d’histoire moderne et contemporaine, du Centre d’histoire du XIXe siècle, de DePaul University de Chicago, des Archives nationales, de l’École nationale des chartes et de la Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul
> Programme en pdf
L’histoire sans les femmes n’est plus possible : l’affaire est entendue. Mais les religieuses disparaissent encore trop souvent dans les silences de l’histoire. Ce colloque entend poursuivre l’effort historiographique qui tend au croisement de l’histoire religieuse, des femmes et du genre.
Plus de vingt spécialistes français et étrangers traiteront de l’histoire des Filles de la Charité, les fameuses sœurs à « cornettes » qui appartiennent encore à l’imaginaire occidental. Après quatre siècles, les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul demeurent à l’échelle du monde la plus importante des congrégations catholiques féminines (20 000 sœurs). Leur histoire n’avait pourtant jamais été écrite. L’ouverture des archives de la maison mère de la Compagnie à Paris, croisées avec des fonds publics et privés, est l’occasion de ce colloque qui abordera les multiples champs du care comme les conditions politiques et culturelles du « service des pauvres ».
- Mardi 11 octobre 2011
Les archives des notaires de Paris : Ancien Régime et instruments de recherche
par Michel OLLION et Joël POIVRE, conservateurs en chef au Minutier central des notaires de Paris aux Archives nationales
Cycle Conférences d’aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d’albâtre, 15 h 00
- Mardi 11 octobre 2011
Vivre la Commune de Paris (1871)
par Laure GODINEAU, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Paris XIII, auteur de La Commune de Paris par ceux qui l’ont vécue (Paris, Parigramme, 2010)
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17 h 30
De mars à mai 1871, Paris vécut soixante-douze jours de « Commune ». Après l’insurrection du 18 mars, une assemblée communaliste élue, un « gouvernement insurrectionnel », s’installa à l’Hôtel de Ville jusqu’à la « reconquête » terrible de la capitale par les troupes de l’armée versaillaise, dans la dernière semaine de mai. Cette conférence reviendra sur ce moment de l’histoire de Paris et de l’histoire de France, en portant une attention particulière à la vie dans la capitale pendant ces journées, aux acteurs de cette aventure et, plus généralement, à tous les Parisiens, à tous ceux qui restèrent dans la ville, hommes ou femmes, connus ou anonymes, partisans ou détracteurs de l’insurrection, engagés ou simples observateurs.
- Mardi 18 octobre 2011
L’histoire d’un immeuble parisien : de la paume à la presse, les immeubles des 57, rue de Seine et 62, rue Mazarine
par Philippe BECHU, chargé d’études documentaires aux Archives nationales
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 18 h 00
- Jeudi 20 octobre 2011 de 9 h à 17 h
Journée de l'étudiant - 6e édition
11, rue des Quatre-Fils, 75003 Paris, 01 40 27 64 20
> Le programme / Pdf
- Mardi 8 novembre 2011 (sous réserve)
Les archives des notaires de Paris : XIXe siècle et sources complémentaires aux Archives de Paris
par Thierry BOUDIGNON, chargé d’études documentaires, et Marc DURAND, secrétaire de documentation, au Minutier central des notaires de Paris aux Archives nationales
Cycle Conférences d’aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d’albâtre, 15 h 00
- Mardi 15 novembre 2011
Les sources matérielles de la loi sous la Révolution
Journée d’étude organisée dans le cadre de l’ANR Revloi et coordonnée par Isabelle ROUGE-DUCOS (Archives de France), Anne SIMONIN (CNRS, IRICE, universités de Paris I et Paris IV) et Yann-Arzel DURELLE-MARC (université de Franche-Comté)
Archives nationales, hôtel de Soubise
> le programme en pdf
- Mardi 15 novembre 2011
Georges Pompidou à travers ses archives
par Pascal GENESTE, conservateur en chef à la Section du XXe siècle des Archives nationales
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 18 h 00
- Mardi 22 novembre 2011
Reines et princesses au Moyen Âge
Journée d’étude organisée à l’occasion de la publication du Corpus des sceaux des reines et des enfants de France, par Marie-Adélaïde NIELEN, conservateur en chef aux Archives nationales
Archives nationales, hôtel de Soubise
> le programme en pdf
- Mardi 22 novembre 2011
Relire la légende noire parisienne de l’urbanisme pompidolien
par Mathieu FLONNEAU, maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne, codirecteur de l’ouvrage Le grand dessein parisien de Georges Pompidou (Paris, Archives nationales-Somogy, 2011)
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Rohan (87, rue Vieille-du-Temple), 17 h 30
Si « de Gaulle et Paris » et « Malraux et Paris » ne sont que des questions annexes et secondaires, en marge de vastes problèmes, l’un d’histoire, l’autre de littérature, « Pompidou et Paris» est un problème majeur et qui se suffit à lui-même, aussi bien en ce qui concerne Pompidou qu’en ce qui concerne Paris », écrit, en 1977, dans son livre L’assassinat de Paris, Louis Chevalier, qui précise sa pensée quelques pages plus loin, dans un sous-chapitre intitulé précisément « Pompidou ». L. Chevalier a figé dans les conclusions sévères de son livre la vision qu’ont encore nombre de Français de la politique pompidolienne à l’égard de la capitale, au-delà même du petit milieu des historiens. Les clichés abondent, les amnésies sont multiples, récurrentes, et parfois les « malentendus » sont sciemment entretenus sur cette question. Cette conférence cherchera donc à revisiter ses problèmes.
- Jeudi 24 novembre 2011
Matignon pour l'histoire. Les archives des Premiers ministres
Matinée d'étude organisée en partenariat par les Archives nationales et la Mission des archives placée auprès des services du Premier ministre, et consacrée aux fonds d'archives du cabinet du Premier ministre, à leur contexte de production et à l'utilisation à laquelle ils peuvent donner lieu pour l'histoire.
Au sein d'une approche généraliste, l'accent sera mis sur les archives du cabinet de Lionel Jospin, dont le classement (600 mètres linéaires) a été achevé à la fin de l'année 2010 et qui a rejoint ceux de tous les Premiers ministres de la Ve République conservés aux Archives nationales (site de Fontainebleau).
Organisée en deux temps, cette matinée permettra de présenter, d'une part, la vision "politique" de membres actuels du cabinet du Premier ministre et de membres d'anciens cabinets, et, d'autre part, la vision "historique" d'archivistes et de chercheurs travaillant ou ayant travaillé sur ces fonds d'une grande richesse.
> Programme en pdf
- Mardi 29 novembre 2011
Le fichier central de la Sûreté nationale
Par Sylvie LE CLECH, conservateur général, directrice du site de Fontainebleau des Archives nationales
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 9h 30.
- Jeudi 1er, vendredi 2 et samedi 3 décembre 2011
Chalgrin (1739-1811). Architectes et architectures de l’Ancien Régime à l’Empire
Colloque organisé par les universités de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et de Paris IV-Sorbonne, le Centre André-Chastel, les universités de Bordeaux III et de Tours, les Archives nationales, avec le concours du Groupe Histoire Architectures Mentalités urbaines (GHAMU).
La journée du vendredi 2 décembre se déroulera aux Archives nationales (hôtel de Rohan).
> Programme en pdf
- Mardi 6 décembre 2011
Aux sources de l’histoire de l’anthropologie de la fin du XVIIIe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale : une anatomie des archives
Journée d’étude organisée par Armelle LE GOFF, conservateur général aux Archives nationales, en partenariat avec la Société française pour l’histoire des sciences de l’Homme
Archives nationales, hôtel de Soubise
> Programme en pdf

Archives nationales, F/17/2986/A.
Études anthropologiques du Dr Maget au Japon : fiche d'observations, dessin d'un marchand chinois 1881.
- Mardi 6 décembre 2011
Les archives de la Résistance (72 AJ)
par Patricia GILLET, conservateur en chef à la Section du XXe siècle des Archives nationales
Cycle Conférences d’aide à la recherche
Archives nationales, CARAN, salle d’albâtre, 15 h 00
- Mardi 6 décembre 2011
Conférences inaugurales du cycle Trésors du patrimoine écrit, en partenariat avec l’Institut national du patrimoine et la Bibliothèque nationale de France
Le recueil du Tillet (ms fr 2848)
par Maxence HERMANT, conservateur au Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, et Dany SANDRON, professeur à l’université de Paris IV et directeur du Centre André-Chastel et,
Le sceau d’Isabeau de Bavière. Portrait flatté contre légende noire
par Marie-Adélaïde NIELEN, conservateur en chef aux Archives nationales,
et Agnès PREVOST, responsable de l’atelier de restauration et de moulage des sceaux des Archives nationales
I
nstitut national du patrimoine, 2 rue Vivienne (IIe arr.), 18 h 15
> Le programme en Pdf
> La page avec la vidéo de © Connaissance des arts

Isabeau de Bavière et son sceau
Rares sont les reines de France a avoir utilisé, comme Isabeau de Bavière, un sceau de forme et de
facture exceptionnelles. Ce choix, qui se rapproche de ceux faits par les rois, a peut-être été dicté
par des raisons politiques : Isabeau est amenée plusieurs fois, en raison des « absences » du roi
Charles VI, à exercer la régence du royaume. Cela l’amène à sortir du rôle traditionnellement dévolu
à la reine de France.
Longtemps, Isabeau n’a pas eu bonne réputation dans l’historiographie. On l’a accusée de sortir de
son rôle, d’usurper une place qui aurait dû être attribuée à un homme. Elle fut également accusée
d’autres crimes. Cette réputation tranche fortement avec la remarquable image de la reine sur son
sceau, toute de fi nesse et de beauté, mais aussi image forte, assez éloignée de celle, archétypale,
de la reine de France fi xée au moins depuis le XIIe siècle. La reine a payé par une réputation
détestable cette posture quasiment masculine, et donc quasiment contre nature.
Un travail d’ensemble sur les sceaux des reines de France a permis la découverte et la restauration
d’un exemplaire jusqu’alors inconnu, mais très bien conservé, du sceau d’Isabeau de Bavière, utilisé
à l’aube du XVe siècle.
- Mardi 13 décembre 2011
Marie Leszczynska, épouse de Louis XV
Par Anne MURATORI PHILIP, écrivain, membre correspondant de l’Institut et membre du conseil d’administration de la Société des Amis des Archives de France
Cycle de conférences de la Société des Amis des Archives de France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 18h 00
- Mardi 20 décembre 2011
Industrie, pollution et politique, Paris, 1770-1830
par Thomas LE ROUX, Maison française d’Oxford, auteur de l’ouvrage Le laboratoire des pollutions industrielles : Paris, 1770-1830 (Paris, Albin Michel, 2011)
Cycle de conférences de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Archives nationales, hôtel de Soubise, 17h 30
Entre 1770 et 1830, s’opère à Paris un processus de légitimation des nuisances industrielles en ville. Sous l’Ancien Régime, la police parisienne contient les nuisances des activités de production à l’aide d’une politique réglementaire très stricte. Puis, à partir des années 1770 et durant la Révolution, des arguments économiques ou techniques aboutissent à l’autorisation d’établissements industriels malgré leurs effets néfastes pour la santé publique ou le voisinage. Durant l’Empire, puis surtout la Restauration, le soutien à l’industrie est devenu le credo dominant des autorités, reléguant la lutte contre les pollutions au second plan ou la laissant aux mains des hygiénistes proches de milieux industriels. En 1830, l’acculturation de l’industrie en ville, malgré les nuisances, est bien réalisée : elle a été permise par le discours rassurant des hygiénistes et leur conviction en l’innocuité