La France a toujours importé du charbon pour satisfaire les besoins croissants de l´industrie : les rendements des bassins français n´ont jamais suffi.
Jusqu´à la Première Guerre mondiale, la production est irrégulière. Elle augmente cependant considérablement entre 1850 et 1900, passant de 4.300.000 tonnes à près de 40.000.000 ! En 1930, un maximum de 59 millions de tonnes est atteint, renouvelé seulement en 1959.
À partir des années 1960, devant le développement d´autres énergies et notamment du fuel, les objectifs de production sont constamment revus à la baisse, en application de la décision gouvernementale de cesser définitivement la production.
Les compagnies minières surveillent de près la production de leurs puits : les chiffres de la production sont relevés quotidiennement, et des tableaux récapitulatifs sont régulièrement réalisés. Ils permettent de suivre l´évolution de la production, mais aussi des prix de vente.
Le charbon connaît ses heures de gloire dans la seconde moitié du XIXe et au début du XXe siècle. Les grandes expositions, dont l´Exposition universelle de Paris en 1900, font la part belle aux mines de charbon, qui se voient remettre des prix pour récompenser les efforts de production ou encore les innovations techniques qui améliorent les rendements.
La loi Durafour qui instaure la journée de 8 heures au fond, votée en 1919, est considérée par les compagnies comme étant à l´origine de la diminution des rendements. Dans les faits, la France a accumulé un retard technique important, et le charbon français est concurrencé à la fois par les charbons étrangers moins chers, et le pétrole : la fermeture des mines françaises est programmée dès les années 1960.