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Le 16 décembre 2003

de 14 h 00 à 18 h 00

Centre des Archives du Monde du Travail

78, boulevard du Général Leclerc BP 405

59057 Roubaix

renseignements au : 01 44 07 02 33

Assistantes sociales / éducateurs : un corps à corps professionnel

L’Association des assistantes sociales diplômées d’Etat (ANAS), naît le 9 décembre 1944. Elle se revendique comme un " organisme ou une communauté strictement professionnelle ", se démarquant de groupements plus anciens comme l’Association des travailleuses sociales (fondée en 1922) considérés " comme plus amicaux, plus intimes ". L’ANAS se fortifie très vite et passe de 84 personnes à la réunion constitutive à 4000 adhérentes un an plus tard. Elle met en place des sections départementales et régionales, elle organise régulièrement des congrès qui sont très suivis, elle publie des Feuillets trimestriels. Trois années plus tard, l’Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés (ANEJI) est créée, le 15 juillet 1947, fédérant ce nouveau métier qui se solidifie au tournant de la deuxième guerre et qui se décline essentiellement au masculin, malgré la présence d’un contingent de femmes au moins égal à celui des hommes dans les premières promotions. L’ANEJI était prévue à l’origine comme une association de directeurs ; il est finalement décidé, lors de la première assemblée générale constitutive, d’étendre son champ d’action et de regrouper tous les éducateurs de jeunes inadaptés, quels que soient leur statut et leur fonction. Elle est pensée comme une plate-forme d’échanges d’expériences et comme un service d’information, rôle que remplit notamment que sa revue Liaisons, dont le premier numéro sort en décembre 1951. Quel est le rôle donné à ces deux associations professionnelles ? Peut-on parler de gardiennes des valeurs et de la déontologie du métier ? Si elles cherchent à susciter des vocations, n’ont-elles pas aussi le désir de limiter l’accès dans la profession aux seuls candidats ou candidates qui en seront dignes, compétents ? Si elles ont joué toutes deux efficacement leur rôle d’échange et d’entr’aide, n’étaient-elles pas aussi une sorte de conseil de l’ordre ?

Ces deux figures emblématiques du secteur, l’assistante sociale et l’éducateur, doivent désormais apprendre à composer l’une avec l’autre. Peut-on parler de concurrence, d’indifférence polie, de bonne entente ou de bon ménage ?

Intervenants :

Animation visuelle :

Les mardis du CAPEA : le troisième mardi de chaque mois (sauf jours fériés),

au Centre des Archives du Monde du Travail

Programme des futures séances :