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microfilms / introduction



Les Archives nationales du Monde du Travail publient aujourd’hui un État de leur collection de microfilms, à la suite de l'État des microfilms conservés aux Archives nationales dont la mise à jour, qui n’avait pas été faite depuis sa publication en 1968 par la Direction des Archives de France, s’avérait indispensable. L’accroissement des collections n’a en effet cessé de progresser depuis la première opération de microfilmage entreprise dès 1940 par les Archives nationales (1) et ce, malgré l’apparition et l’essor des nouvelles technologies. Nul besoin dans cette brève introduction de comparer les avantages des unes et des autres (2) ; soulignons à l'évidence leur complémentarité dans la conservation, la valorisation et la communication des archives. Aussi le Centre des Archives du Monde du Travail devenu début janvier 2007 Service à compétence nationale sous la dénomination Archives nationales du monde du travail (ANMT), depuis sa création et son installation à Roubaix en 1993, a-t-il entrepris de continuer le microfilmage des fonds, mené en parallèle des campagnes de numérisation.

Les premières opérations furent d’abord décidées ponctuellement, à la demande de lecteurs ou tout simplement pour compléter les fonds, comme dans le cas de la collection lacunaire de La Défense, déposée à Roubaix par le Secours populaire français en 1998. Depuis quelques années, il s'agit au contraire pour les Archives nationales du Monde du Travail de constituer une véritable collection de microfilms de sécurité et de complément (3). Les premières campagnes de microfilmage ont ainsi concerné prioritairement certains fonds précieux comme celui de la maison de négoce Briansiaux, que son mauvais état, constaté dès son dépôt en 1949 aux Archives nationales, mettait en danger, ou les très lourds registres de la Compagnie du chemin de fer du Nord ; quant au microfilmage des archives du comité d'entreprise de la société Fives-Lille-Babcock, conservées aux Archives municipales de Givors (Rhône), il permettra dès cette année de compléter le fonds original très riche existant à Roubaix.

Le patrimoine aujourd'hui centralisé aux Archives nationales du monde du travail ayant été pour beaucoup précédemment collecté et géré par le site historique parisien et son microfilmage effectué avant le transfert à Roubaix, le présent ouvrage reprend une partie de l'État de 1968, contrôlé et rectifié le cas échéant, puis augmenté, bien sûr, des campagnes réalisées depuis.

Chaque série de microfilms est présentée en quelques lignes : dates extrêmes, origine, métrage, communicabilité (puisque la grande majorité des fonds est de statut privé), existence d'un instrument de recherche, ainsi qu'un bref rappel de son contenu. Ces points se retrouvant dans les instruments de recherche dont la majorité figure sur le site Internet du Service, il n'a pas été jugé utile de les développer davantage. L'accent a été plutôt mis sur l'établissement d'une table de concordance devenue indispensable. En effet, les archives d'entreprises, cotées en AQ quand elles étaient collectées et conservées à Paris accompagnées de leurs supports microfilmés cotés en Mi, ont fait l'objet d'un cadre de classement complet nouveau lors de leur transfert à Roubaix. Les cotes AQ et Mi ont été stoppées au bénéfice d'une cotation millésimée pour les fonds entrés à Roubaix, reprenant l'héritage des fonds du site parisien puis ceux de la collecte de Roubaix.

Depuis l'ouverture du Centre, les fonds sont cotés selon une numérotation en millésime composée de l'année et du numéro d'ordre d'arrivée du fonds, les microfilms étant signalés par l'adjonction de la lettre « M ». Certains fonds peuvent être ainsi signalés par quatre cotes différentes : les anciennes références AQ et « Mi », auxquelles s'adjoignent le numéro millésimé du fonds original et le numéro millésimé en « M » du support microfilm ou microfiches. Les notices sont présentées dans l'ordre croissant de la cotation en « M » des ANMT : elles débutent en 1995 pour les plus anciennes, date à laquelle le nouveau site de Roubaix commencent à recevoir les transferts de Paris et à organiser la gestion des fonds sans forcément suivre l'ordre de la cotation primitive en « Mi », les transferts ayant été réalisés en dehors de la logique intellectuelle, mais surtout en fonction des nécessités du moment. La plupart du temps, la cote en « M » a été arrimée à la cote du fonds-papier pour éviter de compliquer la situation, mais ceci n'a pas pu être appliqué de manière systématique, les ANMT devant identifier chaque année les programmes réalisés en regard des crédits d'investissement alloués.

Ainsi, cet État des fonds microfilmés, arrêté au 31 décembre 2009, décrit 34.893 mètres de microfilms dont les masters sont déposés au Centre d'Espeyran, auxquels s'ajoutent 19 bobines non métrées qui sont des copies en provenance de la Bibliothèque nationale de France et 401 microfiches.

La multiplication de cotes a pu nuire à la lisibilité, d'autant que le panorama était inactualisé depuis la création du site de Roubaix. Le présent ouvrage tente aujourd'hui d'y remédier, dans la droite ligne d'une des missions qui nous ont été confiées : la communication et la valorisation des archives des activités économiques et sociales.

Enrichissement à partir de 2009

A partir de la publication de cet État des microfilms en 2009, une mise à jour annuelle est pratiquée, suivant les programmes de microfilmage des Archives nationales du Monde du travail :

(1) L’historique du microfilm aux Archives est décrit dans l’avant-propos d'André Chamson, directeur général des Archives de France, dans l'État des microfilms conservés aux Archives nationales, S.E.V.P.E.N., Paris, 1968. Précédemment, le directeur général Charles Braibant avait développé les raisons de son choix en la matière dans la préface de l'État sommaire des archives d'entreprises conservées aux Archives nationales, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1957.

(2) Voir La pratique archivistique française, chapitres 6 et 10, Archives Nationales, Paris, 1994.

(3) Les masters sont conservés au Centre national du microfilm et de la numérisation d'Espeyran (Direction des Archives de France).