Nom du fonds :

Société nouvelle de librairie et d'édition

Entrée :

40 AQ (1996 060)

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1895-1932

Importance matérielle :

0,30 mètres linéaires (2 unités documentaires)

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

immédiatement communicable

Instrument de recherche :

(pdf 70 Ko)

Inventaire par G. Bourgin.


Présentation de l'entrée :

Ce fonds est entré aux Archives nationales à Paris en 1935 (entrée n°522), sous les cotes AB XIX 1755 et 1756. Il s'agit d'un don des archives de la Société nouvelle de librairie et d'édition par Monsieur Mario Roques, un des principaux actionnaires. En 1949, ce fonds a été recoté en 40 AQ. Il a été transféré en 1996 au Centre des archives du monde du travail sous le numéro d'entrée 1996 060.


Notice historique ou biographique :

Bénéficiant d'un petit avoir à la suite de son mariage (le 28 octobre 1897), en accord avec sa femme et sa belle-famille, Péguy fonde une librairie de propagande socialiste le 1er mai 1898 au 17 rue Cujas.


La librairie prend le nom de son ami Georges Bellais, Péguy alors boursier d'études en Sorbonne ne pouvant fonder la maison sous son nom.


Un an plus tard, la librairie en difficultés est transformée en Société nouvelle de librairie et d'édition, société anonyme à capital variable (août 1899) dont les principaux actionnaires sont Hubert Bourgin, Léon Blum, Étienne Burnet, Lucien Herr, Albert Monod, Mario Roques, Désiré Roustan et François Simiand. On reconnaît à Péguy 200 actions de 100 francs et 50 à G. Bellais. Péguy reçoit la fonction de "délégué à l'édition". Mais une mauvaise gestion conduit la librairie au bord de la faillite. Reprochant à la société son agissements plus commerciaux qu'idéologiques et devant le refus de celle-ci de mettre à exécution son projet de périodique authentiquement socialiste, Péguy démissionne avec Bellais (28 octobre 1900). Les actions de Péguy et de Bellais sont remboursées semestriellement. La société continue son existence nous la direction de Félix Malterre puis Clément Rueff. Ce dernier, après avoir abondamment puisé dans la caisse, s'enfuit aux États-Unis. Par suite de ce détournement, le remboursement des actions de Péguy et de Bellais est interrompu. Après un long conflit, Péguy obtient satisfaction des tribunaux (1904-1906).


Après 1906, la société entre dans une période de sommeil comme en témoigne le registre de procès-verbaux d'assemblées générale, vierge de 1907 à 1909, puis de 1911 à 1929, année où l'on décide la liquidation de la société : Maurice Loéwé et Mario Roques sont nommés liquidateurs. Les profits de la liquidation sont attribués à l'édition des œuvres complètes de Lucien Herr. Les derniers actes de la société datent de 1932.


La société édita de nombreux ouvrages dont la plupart étaient à caractère polémique ou socialiste (Jean Jaurès, Léon Blum), notamment à travers la collection "Bibliothèque socialiste" ainsi que la revue "Notes critiques" (qui paraît de 1900 à 1906).


Présentation du contenu :


40 AQ 1

Registre d'assemblées, statuts, contrats.

1899-1932

40 AQ 2

Affaires contentieuses (Péguy, Rueff). Bilans inventaires, rapports, dossiers des assemblées générales, correspondance (L. Blum, L. Herr, Caron, Mauss, Roques, Bourgin, Alb. Thomas, Milhaud, Simiand).

1895-1929