Nom du fonds :

Maison François-Charles Briansiaux, négoce, assurance, armement et banque.

Entrée :

1996 034 (anciennement coté 3 AQ)

Niveau de description :

Fonds et sous-fonds

Fonds rattachés :

2014 003

Archives volées par Monsieur Fiey et restituées par la Justice belge aux ANMT.

Dates extrêmes :

[1663] 1790 – 1837 [1856]

Importance matérielle :

145,90 m. l. (402 unités documentaires).

Statut :

archives privées

Modalités d'entrée :

dépôt n° 756 de 1949 aux Archives nationales (Paris)

Conditions d'accès :

immédiate, les originaux microfilmés n'étant communiqués que sous forme de microfilms.

Conditions de reproduction :

Sur autorisation des héritiers de Montbrun.

Conditions de consultation en salle de lecture :

Sur table située devant le président de la salle de lecture.

Instrument de recherche :

(pdf 408 Ko)

Répertoire numérique détaillé par Bertrand Gille et R. Gourmelon, avec le concours de M.-Th. Labignette, M.-J. Roux et G. d'Amarzit.

Revu et développé en 2010 par Françoise Bosman, conservateur général, directrice des Archives nationales du monde du travail.

Complété en 2013 par Charles-Antoine Lelong, stagiaire Master 1 « Archivistique et Monde du travail » de Lille 3 sous la direction de Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.

Complété en 2016 par Gersende Piernas, chargée d’études documentaires, sous la direction de Raphaël Baumard, conservateur du patrimoine.

Brochures thématiques :

Négoce, courtage, banque

Domaine maritime


Présentation de l'entrée :

Les historiens ont pu écrire que le fonds Briansiaux constitue le plus bel ensemble archivistique de la vie économique et commerciale sous la Révolution et sous l'Empire.


Entré aux Archives nationales par hasard parce que les chiffonniers n'en voulaient pas, le fonds a été transféré en 1949 sur le site historique par les descendants des Briansiaux, la famille de Montbrun. Le fonds est librement communicable, mais sa reproduction est soumise à l'avis des nombreux descendants.


En 2010, le fonds a été entièrement contrôlé pour la première fois, suite à de nombreux vols dans les salles de lecture de Paris et de Roubaix et de certains retours de pièces volées. Les articles ont été dépoussiérés et reconditionnés. Certaines descriptions archivistiques ont été détaillées, tout en respectant la cotation initiale en 3 AQ largement diffusée par les travaux des historiens. Un index a été créé. L'inventaire a été réalisé en version électronique.


Ce fonds a également été consulté dans les années 1990-2000 par Monsieur Fiey qui en a dérobé 975 documents, réintégrés suite à son arrestation et à son jugement en Belgique. Certains documents ont pu être réintégrés dans leur cote d’origine, d’autres non : ils ont alors été cotés en septième partie. Parmi eux, 3 documents ont été redonnés en mars 2011 par M. Ruelle, qui les avait achetés suite à leur mise en circulation après le vol.


Notice historique :

François-Charles Briansiaux, né à Dunkerque le 28 décembre 1769, est le huitième enfant de Philippe-Jacques Briansiaux, négociant à Dunkerque et de Florence-Joséphine Viguereux, fille de François Viguereux, premier échevin de Fumes. Les Briansiaux héritent des biens de la descendante du corsaire Jean Bart de Dunkerque par la branche des Viguereux.


François-Charles épouse en 1791 Isabelle-Gertrude Loriole. À son décès, il épouse ensuite Thérèse Vanderborght, fille d'un riche négociant de Bruxelles. Il s'occupe très filialement des deux enfants que sa première épouse avait d'un mariage avec le négociant Loriole. Lui-même aura deux filles de son second mariage et mourra sans descendant mâle. La branche Loriole héritera des biens Briansiaux au décès de celui-ci le 22 janvier 1825 à Lille.


Obligé de quitter Dunkerque pour faire sa vie, car il est le dernier de la fratrie, sa maison devient la plus riche de Lille dont le positionnement géographique, au moment des guerres de la Révolution et de l'Empire, est mieux protégé que les ports du littoral, en particulier Dunkerque assiégé par les coalisés contre-révolutionnaires et les pays ligués contre l'Empire. Il développe l'armement de navires, dont des corsaires, comme l'avait fait les membres de sa famille avant lui et s'engage dans le commerce colonial, en particulier vers Saint-Domingue et le commerce de la traite des Noirs.


On peut dire qu'il s'enrichit avec la fourniture aux armées (huiles, vins, céréales, épices, tabac, café, sucre, miel, savon, toiles) et qu'il sait faire porter les risques du commerce à ses partenaires. Naturellement, il s'occupe d'assurances : le sous-fonds Compagnie d'assurance de Lille se rapporte notamment à l'assurance maritime. Un autre sous-fonds concerne son domaine de Saint-Augustin dont il a eu à régler la liquidation, l'achetant ensuite pour son propre compte. Il s'agit de l'ancienne abbaye des prémontrés à Thérouanne (Pas-de-Calais).


Enfin, le fonds nous renseigne sur de nombreux procès qu'il mène ou dont il s'occupe comme liquidateur des ayants droit et sur sa vie familiale (habillement, logement, scolarité des enfants, successions familiales).


Présentation du contenu :


3 AQ 1* - 18*.

Journaux,

1792 – 1824

3 AQ 19* - 31*.

Brouillard de journaux.

1800 – 1825

3 AQ 32* - 37*.

Grand livre.

1800 – 1825

3 AQ 38* - 43*.

Répertoire du grand livre.

s. d.

3 AQ 44* - 54*.

Livres de caisse.

1796 – 1825

3 AQ 55* - 58*.

Brouillard de caisse.

1798 – 1807

3 AQ 59* - 61*.

Mémoriaux

1797 – 1816

3 AQ 62 – 69.

Balances.

1801 - 1824 et s. d.

3 AQ 70.

Bilans.

1810 -1821 et s. d.

3 AQ 71* - 89.

Effets de commerce.

1793 – 1827

3 AQ 90* - 94*.

Bordereaux des escomptes.

1800 – 1821

3 AQ 95* - 108*.

Comptes courants et comptes d'intérêts

1790 – 1824 et s. d.

3 AQ 109* - 126 bis.

Facturiers.

1792 -1835 et s. d.

3 AQ 127* - 130*.

Pointage.

1805 – 1823

3 AQ 131 – 143*.

Lettres de voiture.

1792 – 1825 et s. d.

3 AQ 144 – 146*.

Comptes d'achats et de ventes.

1789 – 1824 et s. d.

3 AQ 147 – 148.

Armement de navires.

1792 – 1817 et s. d.

3 AQ 149* - 151.

Octrois municipaux.

1795 – 1824

3 AQ 152* - 163.

Magasiniers.

1799 – 1820 et s. d.

3 AQ 164.

Comptabilité diverse.

1796 – 1820 et s. d.

3 AQ 165 – 171.

Mercuriales.

1798 – 1829 et s. d.


3 AQ 172* - 220*.

Copie de lettres.

1792 – 1827


Série unique.

Série double munie du répertoire alphabétique des noms, dites de France ou de Paris.

Série munie du répertoire alphabétique des noms, dite de Flandre.

3 AQ 221 – 343.

Correspondance reçue (classement par ville,puis par ordre alphabétique du correspondant).

1760 – 1829


3 AQ 344 – 350.

Affaires concernant Briansiaux (classement par ordre alphabétique de noms)

1791 – 1837 et s. d.


3 AQ 351.

Titres de propriété des maisons et terrains.

1792-1826

3 AQ 352 – 353.

Procès relatifs au Domaine.

1805-1832 et s. d.

3 AQ 354 – 355.

Correspondance.

1811-1818

3 AQ 356 – 381.

Comptabilité du Domaine.

1800-1826

3 AQ 382 – 388.

Gestion des intendants du Domaine et contributions directes de Briansiaux.

[1663] 1790-1825


3 AQ 389 – 392.

Registres de police d'assurances.

1788-1803

3 AQ 393 – 396.

États des risques couverts.

1802-1803

3 AQ 397 – 398.

Comptabilité : registres et comptes.

1802-1825

3 AQ 399 – 400.

Constitution de la Compagnie et activités.

1802-1823 et s. d.


3 AQ 401.

Papiers de famille et fonctions électives de Briansiaux.

1739-1856 et s. d.

3 AQ 402.

Successions familiales.

[1739] 1756-1841


3 AQ 403.

Classement thématique.

1758-1823