Nom du fonds :

Faïencerie De Bruyn à Fives-Lille (Nord)

Entrée :

2010 052

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

1998 015, 2002 077, 2007 015

Comptoir tuilier du Nord

Dates extrêmes :

1842-1982

Importance matérielle :

0,15 m.l (8 unités documentaires)

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

déshérence

Conditions d'accès :

librement communicable sauf 2010 052 005 (restriction pour les documents de carrière datant de 1982, communicables après 50 ans).

Instrument de recherche :

(pdf 79 Ko)

Répertoire numérique réalisé en 2014 par Camille Guilhot, stagiaire, en Master 2 Métiers des archives à l’université d’Aix-Marseille, sous la direction de Gersende Piernas, chargée d’études documentaires


Présentation de l'entrée :


Ce fonds, qui comprend les documents inhérents aux activités de la faïencerie De Bruyn de Fives-Lille (Nord), a été retrouvé aux Archives nationales du monde du travail en 2010. Il s’agit probablement d’un reliquat du classement du fonds du Comptoir tuilier du Nord, repreneur de l’entreprise dans les années 1960 (entrées 1998 015, 2002 077). Il comprend des documents relatifs au personnel, à la comptabilité et à la presse d’entreprise.


Notice historique :


La faïencerie De Bruyn et Fils était, à l’époque de son activité, située dans le quartier lillois de Fives (dans le Nord). Elle était également dénommée « Faïencerie et poterie culinaire de Fives ».

L’origine de cette entreprise remonte au XVIIIe siècle : Jean-Bernard De Bruyn, le fondateur, implante une faïencerie à Louvain, en Belgique. Suite à son décès, en 1805, la gestion est confiée à son fils, Martin qui transmet le relais à son propre fils Denis quelques années plus tard. En 1864, Antoine-Gustave, le fils de ce dernier, s’installe à Fives et délocalise donc la production en France. L’entreprise produit à ce moment-là des barbotines (céramiques comprenant des décors naturalistes en relief, du nom d’une pâte teintée et délayée) qui prennent des formes très variées. En effet, cette production est constituée de pichets, vases, pots à tabac, jardinières, porte-parapluies, appliques murales, etc. Elle se diversifie en regard de celle des premières années de la faïencerie qui ne comptait que des sifflets et des pipes en terre, de poterie commune, de cuisine et devient davantage artistique et soignée. Des créateurs notables interviennent, tels l’ébéniste Louis Majorelle, le verrier René Lalique ou l’architecte Hector Guimard. En 1889, la faïencerie De Bruyn obtient une récompense lors de l’Exposition universelle de Paris. A partir du premier conflit mondial et de l’incendie de l’usine en 1917, l’entreprise connaît des difficultés, à peine atténuées par la reprise des années 1920 et aggravées en 1931-1932 par la grande crise qui frappe jusqu’à ce secteur d’activité. La diminution de l’activité enregistrée après la cessation imposée par la Seconde Guerre mondiale entraîne la vente de l’entreprise dans les années 1950 puis sa fermeture définitive en 1962. La maison De Bruyn a été rachetée durant cette décennie par le Comptoir tuilier du Nord qui a lui-même été l’objet d’une liquidation en 1986.


Présentation du contenu :


2010 052 001-006

Personnel

1842-1982

2010 052 007

Comptabilité

1950-1964

2010 052 008

Presse

1956-1963