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Nom du fonds : |
Papiers personnels e l'Abbé Pierre |
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Entrées : |
2010 018 |
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Niveau de description : |
Fonds |
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Fonds rattachés : |
Emmaüs International |
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Exposition Abbé Pierre, Frère des pauvres et provocateur de paix |
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Dates extrêmes : |
1912-2007 |
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Importance matérielle : |
24 ml (2047 unités documentaires ; 147 unités de conditionnement) |
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Statut : |
archives privées |
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Modalités d'entrée : |
dépôt |
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Conditions d'accès : |
communicable sur autorisation (les autorisations acquises depuis 2001 ne sont plus valables à partir du 7 juillet 2011. Pour toute consultation, le lecteur doit à nouveau faire une demande d'autorisation de consultation). |
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Instrument de recherche : |
Répertoire numérique détaillé établi par Clémence Modaine |
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Brochure thématique : |
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Publication du service : |
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Présentation de l'entrée :
Le fonds 2010 018 est un fonds reconstitué. Il se compose de documents jusqu'à lors disséminés dans l'ensemble des entrées Emmaüs International (entrées 2000 050, 2002 039, 2003 008, 2005 034, 2010 004, 2010 018).
Notice historique :
En 1963, l'abbé Pierre est en Amérique du Sud, poursuivant ses voyages à travers le monde entamés en 1956. Le 11 juillet, le bateau sur lequel il est embarqué fait naufrage dans le Rio de La Plata, estuaire séparant l'Argentine et l'Uruguay. D'abord recensé parmi les victimes, l'abbé Pierre a finalement survécu à la catastrophe. Il prend alors conscience qu'il est l'unique lien entre toutes les communautés Emmaüs à travers le monde et que sa mort aurait à tout jamais empêché la création d' un mouvement international.
L'abbé Pierre prend alors son bâton de pèlerin. Pendant six années, il visite la vingtaine de pays du monde où existent des communautés et autres groupes d'Emmaüs, il en rencontre les dirigeants, explique sa préoccupation et son initiative de convoquer une assemblée mondiale ; peu à peu l'idée fait son chemin et un manifeste est rédigé, avec la contribution des groupes Emmaüs du monde. Six ans plus tard, en 1969, la première assemblée mondiale des groupes Emmaüs se tient à Berne en Suisse. Les 70 groupes présents adoptent le Manifeste universel du mouvement Emmaüs dont le but est "d'agir pour que chaque homme, chaque société, chaque nation puisse vivre, s'affirmer et s'accomplir dans l'échange et le partage, ainsi que dans une égale dignité" ; ils décident de créer un secrétariat international de liaison et de constituer une association. La deuxième étape est franchie en 1971 où une assemblée générale se réunit à Montréal au Canada et adopte les statuts de l'association Emmaüs International.
Emmaüs International assure la liaison entre les associations ou organisations membres à travers le monde et organise leur entraide mutuelle tout en respectant, dans le cadre de leur personnalité respective, leur autonomie propre (article 1 et 3 des statuts). Partout où cela est possible, le premier moyen utilisé est la "récupération". Dès l'origine, les communautés d'Emmaüs ont pour principe que leur subsistance dépende du fruit de leur travail. Mais il est des pays où, au sein de populations démunies de tout, il n'y a rien à "récupérer", d'autres où l'organisation de la récupération laisse peu de place à Emmaüs. Fidèles à ce principe et ne manquant pas d'imagination, les groupes d'Emmaüs créent des activités économiques qui, tout en répondant aux besoins locaux et en utilisant les ressources locales, leur procurent des moyens d'existence, des moyens d'aider autour d'eux et une liberté d'action. La liste exhaustive serait un véritable "inventaire à la Prévert" en perpétuelle évolution : agriculture, maraîchage ou élevage en Afrique ou en Inde, pêche maritime et chantier naval en Colombie, artisanat (tissage, confection, bijoux) au Bangladesh, en Inde ou en Bolivie, productions variées (savons, imprimerie, forge, fabrication d'éoliennes, de parpaings et autres matériaux de construction), activités de service (assainissement, journal de rue, cybercafés...). A l'échelle internationale, depuis 2003, Emmaüs centre son action et celle de ses membres autour de programmes prioritaires axés sur les droits humains fondamentaux. Pour la période 2008-2011, ce sont : l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, le droit à la santé, le droit à une activité économique (par le biais du fonds éthique Emmaüs) et les droits des migrants.
A la fin 2010, Emmaüs International compte 316 organisations membres réparties dans 36 pays. Elles sont regroupées au sein de quatre organisations régionales (Afrique, Amérique, Asie et Europe), chargées de mettre en œuvre les orientations du mouvement dans leur région. De plus, dans la plupart des pays, elles sont constituées en organisation nationale, pour y assurer tant la coordination interne que la nécessaire interpellation de l'opinion et des pouvoirs publics ; c'est le cas d'Emmaüs France créé en 1985. Emmaüs International tient une assemblée générale tous les quatre ans ; il dispose d'un conseil d'administration, d'un bureau (comité exécutif), d'un secrétariat international et depuis 2003 d'un comité des sages au rôle consultatif.
La dernière assemblée générale s'est réunie à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) du 8 au 13 octobre 2007. Elle a adopté entre autres une "résolution sur le thème de la convivialité des différences dans la lutte pour les droits humains" et une déclaration sur "la libre circulation des citoyens". Cette assemblée a également entériné la décision d'accepter le testament de l'abbé Pierre fin 2006 par lequel ce dernier faisait d'Emmaüs International son légataire universel.
Le siège d'Emmaüs International est actuellement situé en France, à Montreuil (47 avenue de la Résistance, 93104 Montreuil Cedex).
Emmaüs International est aujourd'hui, en tant que légataire universel de l'abbé Pierre, l'unique propriétaire de ses archives.
Présentation du contenu :
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Entrée 2010 018 |
Archives de l'abbé Pierre |
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