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Nom du fonds : |
Fonds Usinor – photographies |
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Entrée : |
2008 024 |
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Niveau de description : |
fonds |
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Fonds rattachés : |
sans |
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Dates extrêmes : |
1978 - 1981 |
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Importance matérielle : |
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Statut : |
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Modalités d'entrée : |
Fonds privé en déshérence, propriété de l'État |
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Conditions d'accès : |
Librement communicable. La reproduction des documents est soumise au respect des droits d’auteur attachés aux documents iconographiques. |
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Instrument de recherche : |
Répertoire numérique. |
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Notice historique :
Après la Deuxième Guerre mondiale, les évolutions techniques nécessitent des capitaux de plus en plus importants pour mettre en place un outil de production susceptible de répondre à la très forte augmentation de la demande en acier et en tôles. Les Forges et Aciéries du Nord et de l'Est et la Société des forges et aciéries de Denain et d'Anzin mettent en commun leur patrimoine sidérurgique en 1948 pour donner naissance à la société Usinor (Union sidérurgique du Nord de la France) qui installe à Denain le premier train continu à larges bandes à chaud de France. Au même moment, les aciéries de Lorraine créent, avec le financement du plan Marshall, une société coopérative, la Société lorraine de laminage continu (Sollac) chargée de construire et d'exploiter son propre train continu, le deuxième en France.
Usinor constitue deux groupes d'usines distincts afin de rationaliser la production, le groupe A (usines de Denain et Montataire) pour les tôles et produits plats et le groupe B (usines de Valenciennes, Louvroil et Anzin) pour les rails, poutrelles et produits longs. En 1963, Usinor met en route une nouvelle usine à Dunkerque. L'entreprise fusionne en 1966 avec Lorraine-Escaut et Nord-Lorraine. Le nouveau groupe dispose alors de l'ensemble Dunkerque-Mardyck, de Denain et Montataire pour les produits plats, et de Valenciennes, Longwy, Thionville, Louvroil, Anzin et Sedan pour les produits longs. Dunkerque, Denain et Longwy sont des usines intégrées complètes, équipées de hauts-fourneaux, aciéries et laminoirs.
La crise de 1974 frappe très durement la sidérurgie française, qui employait alors 160 000 personnes. En 2000, le secteur ne compte plus que 40 000 salariés. Usinor est contraint de mettre en œuvre des plans de restructuration et de fermer totalement ou partiellement plusieurs sites. En 1978, après la fusion d'Usinor avec la société Châtillon-Commentry, les unités de production du groupe comprennent Dunkerque-Mardyck, Denain, Montataire, Biache, Réhon, Neuves-Maisons et Senelle-Longwy.
L'État en prend progressivement le contrôle du Groupe entre 1978 et 1981. En 1982, la nationalisation de l'entreprise est achevée. Usinor et Sacilor créent des filiales communes dont les plus importantes sont, en 1985, Unimétal et Ascométal. La même année, les aciers plats d'Usinor (Dunkerque, Mardyck, Denain, Montataire et Biache) sont regroupés dans une filiale baptisée Usinor-Aciers tandis qu'Usinor cède à Sacilor ses parts d'Unimétal, filiale à laquelle appartient notamment l'usine de Valenciennes.
En 1990-1991, Usinor, société de portefeuille, fusionne avec Sollac (usines d'Usinor-Aciers, de Sollac et de Solmer) et Sacilor font de même avec Ugine-aciers, implanté à Châtillon et Gueugnon. La nouvelle société-mère prend le nom d'Usinor Sacilor, qui devient alors le troisième groupe sidérurgique européen. Usinor Sacilor est privatisée en 1995, avant de fusionner en 2001 avec le Luxembourgeois Arbed et l'Espagnol Aceralia pour former le groupe Arcelor, qui était en 2003 le premier producteur mondial d'acier
Présentation :
Le fonds se compose d’un ensemble de photographies en noir et blanc, de planches contact et de négatifs souples concernant le personnel du groupe Usinor.