Nom du fonds : |
Fonds privé de la famille Poupart de Neuflize, manufacturier à Sedan |
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Entrée : |
2008 005 |
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Niveau de description : |
Fonds. |
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Fonds rattachés : |
Banque de Neuflize |
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Banque de Neuflize, Schlumberger, Mallet |
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Banque de Neuflize Schlumberger Mallet Demachy |
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Dates extrêmes : |
1778-1929 |
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Importance matérielle : |
0,40 ml. |
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Statut : |
Archives privées appartenant à l’État |
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Modalités d'entrée : |
Don. |
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Conditions d'accès : |
Communicabilité immédiate. |
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Instrument de recherche : |
Répertoire numérique réalisé en février 2014 par Arthur Kral, stagiaire du Master 2 Métiers des Archives et Technologies Appliquées à l'Université de Picardie Jules Verne, sous la direction de Marie Triot, secrétaire de documentation. |
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Brochure thématique : |
Présentation de l'entrée :
Ce fonds est entré aux ANMT en 2008 sous le numéro d’entrée 2008 005. Il s’agit d’un don de Gérard Gayot (1941-2009), ancien professeur en histoire moderne de l’université de Lille III. Ces documents lui ont été donnés par Jean-Louis de Neuflize, héritier de la banque Neuflize, lors de la rédaction de son ouvrage Les draps de Sedan 1648-1870, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1998, 580 pages.
Notice historique ou biographique :
La famille Poupart est une famille protestante qui s’est installée dans les Ardennes au début du XVIIIe siècle. Dans un premier temps maître-drapier à Sedan, André Poupart l’aîné fit rapidement fortune ; la génération suivante, Jean Abraham Poupart ouvrit une manufacture de draps dans la même ville de Sedan, installant de façon pérenne l’assise de la famille sur la région.
En plein début de la première ère industrielle, la manufacture de la famille Poupart devint une des plus importantes de la région. Les draps Poupart s’exportaient dans toute l’Europe attirant la renommée sur la famille. Jean Abraham Poupart, avec sa fortune nouvelle, s’acheta un domaine où il y fit bâtir le château de Montvillers. Il fut à la même occasion anobli en 1769 et devint Jean Abraham Poupart de Neuflize. À sa mort, en 1793, sa fortune personnelle s’élevait à 3 000 000 de francs.
André Ier Poupart de Neuflize, pris la succession de son père à la tête de la manufacture à la mort de ce dernier. Il se maria trois fois et profita de ses mariages pour élargir l’influence de sa famille. Il eut deux enfants de son dernier mariage avec Mlle Adelaïde Dumoustier de Vâtre. Son fils André II de Neuflize, fut éduqué dans l’optique de reprendre la manufacture, ce qu’il fit à la mort soudaine de son père en 1814.
Quant à sa fille, elle se maria avec Robert Lemoine Desmares, frère d’un notable de la région. Une partie de la fortune familiale fut engagée pour soutenir un projet de ce dernier, mais ce projet aboutit à un échec, débutant ainsi une querelle qui divisa la famille.
Lorsque André Ier décède, cette querelle s’intensifia et perturba la succession pendant de nombreuses années. Pendant presque dix ans, André II de Neuflize batailla contre son beau-frère pour récupérer une fortune familiale, déjà fortement amoindrie. Cette bataille juridique monopolisa une partie des efforts d’André II, alors que la manufacture subissait de plus en plus la concurrence des manufactures de la région, mais également de l’étranger. Face à cette concurrence, la manufacture ne put rivaliser, ce qui amena à sa liquidation en 1833.
À la suite de cette liquidation, André II commença à rédiger deux manuscrits. Le premier, intitulé Notes sur la famille de Neuflize, retrace l’histoire de sa famille. Cet ouvrage fut poursuivi par ses filles à sa mort. Le second, intitulé Travail sur la fabrication des draps, fait office, comme le dit Gérard Gayot, de testament pour ses descendants. Dedans, en plus de décrire la fabrication des draps, il analyse les erreurs commises par sa famille et donne des conseils pour reformer la fortune familiale.
À sa mort en 1836, il ne légua à son seul fils encore vivant, Jean Abraham André, qu’une petite partie du domaine d’origine et beaucoup de dettes. Cependant, s’étant marié avec la fille d’un banquier parisien, André II réussit tout de même à marier ses filles avec des banquiers influant, plongeant ainsi la famille de Neuflize, fondatrice de la banque de Neuflize, dans le monde de la finance.
Présentation du contenu :
Affaires familiales (1778-1929) |
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2008 005 001-004 |
Écrits des membres de la famille |
1846-1929 |
2008 005 005-006 |
Correspondance privée |
1830-1842 |
2008 005 007-010 |
Domaine de Neuflize |
1819-1833 |
2008 005 011-014 |
Succession d’André Ier Poupart de Neuflize |
1778-1833 |
2008 005 015-017 |
Affaires financières et juridiques |
1819-1849 |