Nom du fonds :

Société Comores Bambao, spécialisée dans la culture des plantes exotiques et des plantes à parfum

Entrée :

2006 078 M

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1907-1961

Importance matérielle :

2 bobines de microfilms

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don microfilmé

Conditions d'accès :

librement communicable

Instrument de recherche :

(pdf 80 Ko)

Répertoire numérique réalisé en mars 2014 par Arthur Kral, stagiaire du Master 2 Métiers des Archives et Technologies Appliquées à l'Université de Picardie Jules Verne, sous la direction de Marie Triot, secrétaire de documentation.

Brochures thématiques :

Domaine maritime

Commerce


Présentation de l'entrée :

Le fonds de la Société Comores Bambao est entré 1977, à la section des Archives économiques des Archives nationales, site de Paris sous le numéro d’entrée 2707 et la cote 151 AQ. Ce fonds a ensuite été transféré, au Centre des archives d’Outre-Mer. Ce fonds a été microfilmé en partie (151 AQ 1-6, 25) et les microfilms ont été transférés en 2006 au Centre des archives du monde du travail, sous la cote 2006 078 M. Le master est conservé au Centre national du microfilm et de la numérisation à Espeyran.


Notice historique ou biographique :

C’est en 1907 que Georges Chiris, fabricant de parfums à Grasse, créa la Société coloniale de Bambao dans l’île d’Anjouan, aux Comores, afin de s’affranchir de la tutelle onéreuse de ses fournisseurs. Société anonyme au capital de 1 200 000 francs, elle eut pour actionnaires, outre son fondateur, deux planteurs d’Anjouan, Georges Bouin et Alfred Regoin, qui firent apport de leurs droits sur divers domaines et terres propres à la culture de plantes exotiques et de plantes à parfums (canne à sucre, vanille, aloès, cocotiers, ylang-ylang, etc.), et de leur matériel d’exploitation.

Au cours des années, la société agrandit son domaine par achats ou par fusions et développa, à côté des cultures traditionnelles, celles des plantes à parfums : ylang-ylang, basilic, lemongrass, etc. Elle prit le contrôle, en 1938, de la société anonyme de la Grande Comore, fondée par Léon Humblot en 1887 et exploitant des plantations de cacaoyers, cocotiers et girofliers, ainsi qu’une scierie à Nioumbadjou. Sa raison sociale fut changée, en 1958, pour celle de Société Comores Bambao.

Faisant travailler 5 000 personnes dont 200 agents de maîtrise et 30 agents européens, c’était alors l’affaire la plus importante du territoire d’Outre-Mer et l’un des principaux producteurs mondiaux d’ylang-ylang. Elle possédait, outre ses plantations, 6 distilleries et 3 usines hydro-électriques, et exerçait, par l’intermédiaire de 4 comptoirs, toute une activité commerciale de produits destinés à la clientèle comorienne. Avec sa filiale de la S.A. De la Grande Comore, elle représentait plusieurs compagnies de navigation ainsi qu’Air-France et assurait les services indispensables aux liaisons maritimes et aériennes de l’archipel.

Après l’adoption d’un statut d’autonomie interne en 1960, il semble que la Société Comores Bambao ait joué un rôle moins important dans le développement économique des Comores et ait subi, également, le contre-coup de la crise mondiale.


Présentation du contenu :

2006 078 M 001-002

Procès verbaux des assemblées générales et des conseils d’administration

1907-1961