Nom du fonds :

Léon Blum, exposition aux Archives nationales en 1972

Entrée :

2006 038 M

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :


Dates extrêmes :

1748-1957

Importance matérielle :

5 microfilms

Statut :

archives publiques et archives privées

Modalités d'entrée :

prêts microfilmés puis transférés

Conditions d'accès :

librement communicable

Instrument de recherche :

(pdf 200 Ko)

Répertoire numérique réalisé par Arthur Kral, stagiaire en master 2 archives, en mai 2014, sous le contrôle de Marie Triot, secrétaire de documentation ; en se basant sur le catalogue réalisé par les Archives de France.

Brochure thématique :

Associations


Présentation de l'entrée :


L’année 1972 a été l’occasion de rendre hommage à une figure de proue du socialisme français aux Archives Nationales, site de Paris. Une grande exposition retraçant sa vie et son œuvre politique a été organisé. Les Archives Nationales ont réuni une magnifique collection d’archives publiques et d’archives privées. Cela a nécessité de très nombreux prêts. Pour conserver une trace de cette exposition, les Archives Nationales ont obtenu l’autorisation de microfilmer l’ensemble des documents exposés. En 2006, une version du microfilm a été transféré au Centre des archives du monde du travail, le master étant conservé au Centre national du microfilm au château d’Espeyran. Un exemplaire du catalogue de cette exposition est conservé dans la salle de lecture des archives nationales du monde du travail sous la cote IVT DAF 7334.


Notice historique ou biographique :


Léon Blum est un homme politique et une figure de proue du socialisme français. Il est né le 9 avril 1872 à Paris dans une famille de commerçants parisiens. Sa famille est originaire d’Alsace mais a fui après la guerre franco-prussienne. Il reçoit une bonne éducation et fait des études supérieures. Ne pouvant choisir entre le droit et la littérature, il décide d’étudier les deux. Il commence sa carrière en tant que critique littéraire dans la Revue Blanche. L’affaire Dreyfus voit le début de son engagement politique aux cotés des dreyfusards. Cet engagement amène la rencontre avec Jean Jaurès en 1897. Cette rencontre est un tournant dans la vie de Léon Blum qui adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière. Héritier idéologique de Jean Jaurès avec qui il fonde le journal l’Humanité, il entre en politique après l’assassinat de ce dernier. Chef de cabinet de Marcel Sembat, il quitte ce poste en 1916 pour retourner au Conseil d’État.

Ce n’est qu’après la guerre qu’il décide de se présenter à des élections. En 1919, il devient député de la Seine et finit par devenir président du groupe parlementaire socialiste. En 1929, il change de circonscription et devient député de Narbonne. Il occupe cette fonction jusqu’en 1940.

En 1934, il est aux cotés de Vincent Auriol, Jules Guesde et Paul Faure, une des personnalités majeures du Congrès de Tours. Lors de ce Congrès, il s’oppose à la direction que prend la SFIO et rejoint le camp des Guesdistes. Cependant, en 1936, il est séduit par l’idée du Front Populaire et le rejoint en tant qu’un des leaders.

En 1938, il est en désaccord avec les accords de Munich, et prône une politique de rigueur face au régime nazi. Après l’invasion de la France, il s’oppose à Pétain et refuse de légitimer le régime de Vichy. Cette opposition l’amène à être incarcéré puis condamné par le régime de Vichy. En février 1942, il est traduit devant la Cour suprême de justice lors du procès de Riom.

La conséquence du procès de Riom pour Léon Blum est la déportation au camp de Dachau puis Buchenwald. Il survit pendant trois ans dans les camps de concentration. En 1945, il est libéré par les Américains. Et devient un des témoins les plus emblématiques de l’holocauste.

À son retour en France, au printemps 1945, il prend une année de retraite et refuse d’intégrer un poste dans le gouvernement offert par De Gaulle. L’année suivante, il reprend sa carrière politique et est un des membres de la conférence constitutive de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. La même année il négocie l’annulation de la dette de guerre de la France auprès des États-Unis et ouvre par la même occasion la France à la culture américaine. Il est à la fin de l’année 1946 à la tête d’un gouvernement provisoire suite aux recommandations de Vincent Auriol. Pendant ces deux mois, il négocie une politique de défense avec la Grande-Bretagne qui aboutit au traité d’alliance franco-britannique.

Après cette expérience, il se retire dans sa maison près de Versailles où il meurt le 30 mars 1950.


Présentation du contenu :


2006 038 M 001

Pièces 1 à 60.

1748-1936

            1-6

La famille. 1748-1872.


            7-14

La jeunesse. 1880-1948.


            15-25

Premiers écrits et premières amitiés. 1889-1893.


            26-30

Le Conseil d’État. 1895-1936.


            31-56

La Revue Blanche et les premiers témoignages politiques. 1893-1935


            57-60

La critique littéraire et dramatique. 1905-1906.


2006 038 M 002

Pièces 61-106.

1829-1937

            61-66

La critique littéraire et dramatique. 1908-1912.


            67-74

L’éveil au socialisme. 1899-1908.


            75-93

Grandes œuvres et amitiés littéraires. 1829-1937


            94-106

Vingt années de socialisme français. 1899-1918.


2006 038 M 003

Pièces 107-210.

1921-1945

            107-143

Vingt années de socialisme français. 1921-1936.


            144-157

Du Congrès de Tours au 6 février. 1932-1934.


            158-166

Le 6 février et ses conséquences. 1934-1936.


            167-190

La naissance du Front Populaire. 1935-1945.


            191-210

Les grandes réformes. 1936


2006 038 M 004

Pièces 211-292.

1936-1940

            211-221

Les grandes réformes. 1936-1938.


            222-263

La politique étrangère. 1936-1940.


            264-291

Les derniers temps de l’expérience. 1936-1938.


            292

La fin du Front Populaire. 1938.


2006 038 M 005

Pièces 293-443.

1937-1957

            293-302

La fin du Front Populaire. 1937-1939.


            303-326

Vers la tourmente. 1938-1940.


            327-343

Le temps d’un malheur. 1939-1945.


            344-369

Le témoignage. 1941-1946.


            370-443

Les dernières années. 1945-1957.