Nom du fonds :

SOCIÉTÉ DES TRANSPORTS EN COMMUN D'HANOI

Entrées :

1996 027 et 2003 035

Niveau de description :

sous-fonds

Fonds de rattachement :

1999 014
2004 039
2009 025

CGEA-Veolia / Compagnie générale d'entreprises automobiles

Dates extrêmes :

1899-1962

Importance matérielle :

1996 027 : 1 unité documentaire
2003 035 : 12 unités documentaires

Statut :

archives privées

Modalités d'entrée :

dépôt

Conditions d'accès :

communicable suivant les délais indiqués dans le contrat

Instruments de recherche :

(pdf 326 Ko)

1996 027 :répertoire méthodique

(pdf 023 Ko)

2003 035 :répertoire numérique


Notice historique :

La Société foncière de l’Indochine, devenue Compagnie des tramways du Tonkin en 1929, puis Société des transports en commun de la région de Hanoï en 1952, est créée en 1901 pour valoriser les terrains déclassés de la citadelle de Hanoï. Elle fusionne en 1904 avec la Compagnie des tramways électriques d’Hanoï, fondée en 1899, dont l’usine électrique et les voies se trouvaient en bordure des terrains de la Société foncière. Le capital, d’une valeur initiale de 1,1 million, est porté à 1,5 million en 1903, puis à 2,5 millions après l’apport de la Compagnie des tramways de Hanoï. Les débuts sont difficiles, et le compte d’exploitation reste presque continuellement déficitaire jusqu’en 1913. L’exploitation des tramways, la location d’immeubles et l’éclairage du palais du gouverneur contribuaient alors à part égale aux bénéfices bruts d’exploitation. Les recettes du tramway ne progressent que faiblement entre les deux guerres, même s’il devient largement et durablement bénéficiaire (1,8 million de recettes pour 1,1 million de dépenses en 1938). La vétusté de l’usine électrique entraîne sa fermeture en 1926, l’énergie étant désormais fournie par la Société indochinoise d’électricité.


La société n’a jamais voulu étendre ses activités à des secteurs connexes, comme la production et la distribution d’énergie, ou à d’autres villes indochinoises. Les recettes ont par ailleurs toujours été très sensibles aux aléas climatiques, une mauvaise récolte de riz pouvant entraîner un exode massif des villes vers les campagnes, et les inondations dans le delta du fleuve Rouge une suspension prolongée du trafic. Le capital est porté à 45,9 millions en 1951, 114,7 en 1953. La compagnie cesse ses activités le 1er juin 1955, la République démocratique du Viêt-Nam s’engageant à lui verser 300 millions de F. d'indemnités en 25 ans à raison de 6 millions par semestre. Le Nord Viêt-Nam s’acquitte de ses obligations jusqu’à la mi-1959 ; la société est dissoute en 1962.


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