Nom du fonds :

Roche (Auguste) -Chemins de fer du Viêt Nam

Entrée :

2002 047

Niveau de description :

Fonds

Fonds rattachés :

Sans

Dates extrêmes :

1922-1981

Importance matérielle :

3,60 m.l.

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

libre

Instrument de recherche :

(pdf 053 Ko)

Répertoire numérique réalisé par Jo-Ann Campion étudiante en master 2 à l’université de Bourgogne (Dijon) et Alexis Ballart étudiant en histoire à l’université de Lille III, sous la direction de Laurence Benoist, chargée d’études documentaires, en avril 2005.

Brochure thématique :

Généalogie


Historique de l’entrée :

Les archives d’Auguste Roche ont été données au Centre des Archives du Monde du Travail en 2002 par ses enfants Jean-Yves Roche et Bernadette Penverne. Elles ont été récupérées dans la maison de Corbeny (Aisne), peu de temps après sa vente. Les 18 cartons (environ 10 mètres linéaires) se composaient à la fois de documents liés à l’activité professionnelle, familiale et amicale d’Auguste Roche au Viêt Nam, à sa vie en France après son retour en 1962 et comprenaient des ouvrages de sa bibliothèque tant générale que centrée sur le Viêt Nam, ainsi que divers objets personnels.


Notice historique :

Auguste ROCHE est né à Ollioules (Var), le 8 décembre 1905, de Louis Roche et Claire Galliou. Son père, après avoir été mobilisé puis démobilisé en Indochine trouve un poste dans la Compagnie des chemins de fer du Yunnan et devient secrétaire général de la direction.

Auguste Roche fait ses études à Aix-en-Provence et est admis en 1924 au probatoire des Arts et Métiers. De 1924 à 1925, il est ouvrier mineur chargé d’équipe aux Forges et chantiers de Méditerranée à la Seyne-sur-Mer. Il demande à faire son service militaire à Hanoï en tant qu’instructeur technique à la première section des chars de combat d’Indochine de mai 1926 à mai 1927. Il passe les deux mois suivants à la Société minière et métallurgique d’Indochine, au poste de chef d’atelier.

Le 11 octobre 1928, il épouse Adrienne Sirot, originaire de Corbeny (Aisne).

En 1928, il rentre à la Compagnie des chemins de fer d’Indochine et occupe successivement la place de sous-chef du dépôt de Hanoi, de 1929 à 1932 à Vinh, puis à partir de 1933 à Saigon. De 1933 à 1936, il est contremaître aux ateliers de Dian, en 1937, détaché un mois au dépôt de Huong Niam pour raison de grèves, puis il occupe du 21 mars 1939 au 14 septembre 1940, la place de sous-chef du dépôt à Vinh et de 1940 à 1942 à Bien Tri. De 1942 à 1944, il est chef du matériel roulant à Saigon puis de 1944 à 1947, chef de dépôt à Hanoi. Le 18 août 1943, il a été blessé en service par des militaires de la marine japonaise.

C’est en octobre 1947 qu’Auguste Roche et sa famille quittent pour la première fois, depuis leur mariage, l’Indochine et retournent en France. En juin 1948, Auguste est affecté à la division des achats du service technique et du matériel de l’Office central des chemins de fer de la France d’Outre-Mer, à Paris.

Auguste repart seul en Indochine en 1950, il est affecté aux Chemins de fer à Tourane, avant de revenir à Saigon où sa famille peut alors le rejoindre en 1951. Il deviendra conseiller auprès du gouvernement vietnamien. En 1962, il est expert au service de la Coopération technique internationale.

C’est en août 1962 que la famille repart s'installer définitivement en France. De retour en France, les liens tissés au Viêt Nam sont maintenus (échange de correspondances notamment avec son collègue Nguyen-Cao-Khoan, associations et amicales des anciens ingénieurs des Chemins de fer du Viêt Nam, bibliothèque composée de nombreux ouvrages liés à l’Asie…).


Présentation du contenu :

Ce fonds comprend des dossiers techniques concernant les ateliers et les dépôts du Viêt Nam, l’organisation de ces ateliers et du service Matériel et Traction (service d’affectation d’Auguste Roche). Il comprend également une documentation abondante, des dossiers, dessins techniques et photographies sur le matériel roulant des chemins de fer du Viêt Nam et d’ailleurs.

Ce fonds comprend aussi des dossiers personnels concernant sa famille, sa vie au Viêt Nam et en France, notamment quelques photographies de mariages.

Il faut encore signaler l’importance des documents photographiques : clichés de matériels divers (locomotives, freins, boites à essieu…), clichés de cérémonies officielles et photographies concernant sa vie familiale (membres de sa famille, mariage, vacances).