Nom du fonds :

Paul BARBICHE, organisations patronales

Entrée :

2001 037

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

78 AS

Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux

Dates extrêmes :

1936-1964

Importance matérielle :

6,85 mètres linéaires (324 unités documentaires)

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

selon les délais légaux

Instrument de recherche :

(pdf 448 Ko)

Répertoire numérique réalisé en 2004 par Caroline Deleu, stagiaire

Brochure thématique :

Les archives du mouvement mutualiste et du mouvement syndical


Présentation de l'entrée :

Les archives de Paul Barbiche ont été données au Centre des archives du monde du travail par Bernard Barbiche, fils de Paul Barbiche, en juin 2001. Bernard Barbiche avait auparavant contacter Christine Nougaret, conservateur général et responsable de la section des archives privées au Centre historique des archives nationales, qui l’oriente auprès du CAMT. En effet, le Centre des archives du monde du travail conserve de nombreux fonds de syndicats patronaux et notamment celui de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux où Paul Barbiche travailla.

Paul Barbiche a décidé avec son fils, Bernard, de déposer ses archives professionnelles concernant ses activités avant l’entrée dans les établissements Bouygues dans un centre des Archives nationales afin qu’elles soient traitées de manière scientifique.

Une première partie du fonds est arrivé au CAMT en 2001 (39 cartons). En 2002, 3 cartons supplémentaires ont complété le fonds, Bernard Barbiche en a fait un premier repérage et établi un bordereau d’entrée.

Ce fond d’une importance matérielle de 10,1 m.l., à l’origine, se compose d’un fonds d’archives (6,85 m.l.) et d’une bibliothèque (1 m.l.) après reconditionnement.


Notice historique :


Paul Barbiche

Né le 1er mars 1913 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Paul Barbiche est diplômé de l’École des Hautes études commerciales en 1933. Il a exercé des responsabilités importantes de 1940 à 1963 dans trois organismes patronaux :

- le Comité d’organisation du travail des métaux (COTM) ;

- le Syndicat national de l’outillage à main (SNOM) ;

- la Fédération des industries mécaniques et transformatrices des métaux (FIMTM).

Au sein de ses organismes auxquels il a appartenu, respectivement de 1940 à 1946, de 1946 à 1953 et de 1954 à 1963, Paul Barbiche a dirigé divers services. Il a été chef du service des matières premières au Comité d’organisation du travail des métaux, puis secrétaire général du Syndicat national de l’outillage à main de 1948 à 1953, enfin au sein de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices des métaux, il est responsable du services Structures industrielles et Statistiques professionnelles de 1961 à 1963.

Après avoir démissionné de la FIMTM, Paul Barbiche est devenu en 1964 président directeur général des anciens établissements R. Bouygues.


Comité d'organisation du travail des métaux


Le Comité d’organisation du travail des métaux est né durant la Seconde guerre mondiale par la loi du 16 Août 1940, concernant l’organisation provisoire de la production industrielle, dissout par “ décret les groupements généraux rassemblant à l’échelle nationale, les organisations professionnelles patronales et ouvrières ”. A titre provisoire il a été créé dans chaque branche d’activité industrielle ou commerciale un comité d’organisation. Ce comité était chargé, sous l’autorité du ministre secrétaire d’État à la Production industrielle et au Travail :


Le Comité d’organisation du travail des métaux, 10 avenue Hoche à Paris (VIIIe) est donc créé par la loi du 16 août 1940.

L’ordonnance du 27 juillet 1944, relative au rétablissement de la liberté syndicale, et des circulaires ministérielles permettent de définir la mission qui est désormais dévolue aux Comité d’organisation et de préciser les rôles respectifs de ces Comités et des Syndicats professionnels. Le Gouvernement décide de modifier l’appellation des Comités d’organisation, qui seront désormais appelés “ Offices Professionnels ”. Le Comité d’organisation des métaux devient donc l’Office professionnel du travail des métaux (OPTM) en 1944. Les offices professionnels ont conservé certains des pouvoirs que la loi du 16 août accordait aux Comités d’organisation.

L’ensemble des industries placées sous le contrôle de l’OPTM représente environ quatre mille ressortissant (artisans non compris) appartenant à des professions qui, pour avoir certains caractères communs, n’en sont pas moins essentiellement différentes.

L’Office professionnel du travail des métaux est dissout en 1946.


Syndicat national de l'outillage à main

Le Syndicat national de l’outillage à main est un syndicat professionnel conformément à la loi du 21 mars 1884 ((loi Waldeck-Rousseau), modifié par la loi du 12 mars 1920, entre les fabricants d’outillage à main et d’outillage domestique. Le SNOM a pour objet l’étude et la défense des intérêts communs aux fabricants d’outillage à main. Le Syndicat a son siège social à Paris, 16 avenue Hoche à Paris.

Peuvent faire partie du Syndicat les personnes physiques de nationalité française ou les sociétés constituées sous le régime des lois françaises fabriquant de l’outillage à main ou de l’outillage domestique. La diversité des fabrications d’outillage à main exige la classification des adhérents en un certain nombre de sections professionnelles d’après la nature des articles qu’ils fabriquent.

Le SNOM fait partie de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux.


Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux

Les origines de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices des métaux remontent au milieu du XIXe siècle. C’est en mai 1840 que les dirigeants des principales entreprises de constructions mécaniques d’alors constituèrent une “ Union des Constructeurs ”, dans le but de faire valoir auprès du Parlement, de l’administration et de l’opinion publique les mesures les plus propres à assurer le développement de leurs industries.

Entre 1870 et 1914, l’essor prodigieux que prirent les industries mécaniques entraîna un considérable développement des activités de l’Union des Constructeurs devenue Syndicat des Mécaniciens, Chaudronniers et Fondeurs sous l’égide de la loi Waldeck-Rousseau.

Le Syndicat des Mécaniciens, Chaudronniers et Fondeurs ayant modifié son titre en celui de Syndicat des Industries Mécaniques de France, poursuivit entre les deux guerres une carrières particulièrement féconde en résultats, représentant et défendant avec autorité les intérêts des professions mécaniques groupées sous son égide. En 1939, il apporta une collaboration active aux services de l’Armement. Pendant l’occupation, il subit le sort commun des groupements syndicaux éclipsés par les Comités d’Organisation (Loi du 16 août 1940).

La reprise des activités syndicales qui se produisit après la deuxième guerre mondiale amena une nouvelle transformation de l’ancien groupement de la Mécanique qui devint une Union des Chambres syndicales, sous le titre de Syndicat Général des Industries Mécaniques et Transformatrices des Métaux jusqu’en 1953, et à dater du 1er janvier 1954 sous la dénomination de Fédération des Industries Mécaniques et Transformatrices des Métaux. Cet organisme entreprit la tâche de fédérer les Syndicats professionnels nationaux des différentes branches de la Mécanique et de la Transformation des Métaux et de prendre en charge la défense de leurs intérêts sur le plan économique et professionnel.

Dans les années 1960, la Fédération des Industries Mécaniques et Transformatrices des Métaux regroupait 77 syndicats et plus de 9 syndicats correspondants.

Elle fait partie intégrante depuis la libération du Conseil national du patronat français (CNPF), structure dirigeante du syndicalisme patronal.


Présentation du contenu :


2001 037 001-046

Paul Barbiche, chef du service Matières premières au Comité d'organisation du travail des métaux de 1940 à 1944

1936-1947

2001 037 047-074

Paul Barbiche, secrétaire général au Syndicat national de l'outillage à main de 1946 à 1953

1939-1964

2001 037 075-324

Paul Barbiche, chef du service Structures industrielles-statistiques professionnelles au sein de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices de métaux de 1954 à 1963

1937-1964