Nom du fonds :

Compagnie de construction et d’exploitation des chemins de fer de l'État serbe

Entrée :

2001 036

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1881-1889

Importance matérielle :

0,75 m.l. (25 unités documentaires, 6 cartons CAUCHARD)

Statut :

archives privées appartenant à l'État

Modalités d'entrée :

achat

Conditions d'accès :

libre

Instrument de recherche :

(pdf 019 Ko)

Répertoire numérique rédigé en février 2007 par Kaltoum Ghardi, stagiaire du Master Pro 1ère année UEP Histoire de l’Université de Valenciennes, sous la direction de Gersende Piernas, chargée d’études documentaires.


Présentation de l'entrée :

Ce fonds est entré aux Archives nationales du monde du travail en 2001. Il s’agit d’un achat de la Direction des Archives de France qui a acquis ces documents auprès d’un particulier, Monsieur Roland Lebeau. Ces documents proviennent de la Compagnie de construction et d’exploitation des chemins de fer de l'État serbe. Ils concernent les principales étapes de la construction de lignes de chemin de fer en Serbie, entreprise par cette compagnie française. Ce fonds se compose essentiellement de plans, de protocoles et conventions, de correspondance avec l'État serbe, mais aussi de photographies des sites en travaux.


Historique :

Le XIXe siècle est marqué par un développement croissant du réseau ferroviaire en France. La Serbie décide donc de se doter de chemins de fer et pour cela elle fait appel à une compagnie française d’exploitation de chemin de fer. Il s’agit donc de l’Union Générale, qui est chargée en 1880 de construire des lignes de chemins de fer, entre autres la ligne Belgrade-Vrania, Misch-Pirot. L'Union Générale crée la Compagnie de construction et d’exploitation des chemins de fer de l'État serbe. Cette Compagnie a son siège social au 14 rue Bergère à Paris et deux bureaux : l’un au 7 rue du Marché Saint-Honoré à Paris, l’autre au 28 rue du Prince Michel à Belgrade.


A la tête de cette Compagnie, se trouvent Mr Bontoux mais aussi Paul Amilhau, ingénieur des ponts et chaussées qui agit au nom de la Compagnie d’exploitation des chemins de fer. Mais en 1881, la Compagnie fait faillite. A la suite d’un arrangement avec Paris et le ministre de Finances serbe et le syndic de la faillite de l’Union Générale, le gouvernement royal transfère les compétences de l’ancienne Compagnie au Comptoir National d’Escompte de Paris et signe deux traités, un traité d’emprunt et un nouveau traité d’exploitation. Ainsi, la nouvelle Compagnie détient un capital de 15 millions.