SOCIÉTÉ DES USINES CHAUSSON
2001 024Dates extrêmes : 1910-1997
Importance matérielle : 1056 unités documentaires
Conditions d'accès : communicable suivant les délais indiqués
dans le contrat
Instrument de recherche : répertoire
méthodique CAMT
Notice historique :
Les Établissements Chausson frères sont fondés en 1907 à
Asnières par Gaston et Jules Chausson. La raison sociale est
transformée en 1924 en Société anonyme des usines Chausson
(SUC). La société a pour objet la "chaudronnerie, tôlerie et
cuivrerie pour l'automobile et l'aviation", mais se spécialise vite dans
le radiateur pour automobiles. En 1930, la SUC achète 98% des actions de
la Société anonyme pour l'exploitation des procédés et
brevets des usines Jean Gallay, son principal concurrent. En 1932, elle
achète 98% des actions de la Société anonyme des anciens
établissements Gilbert, Lan, Fernier et Cie. La même année, SUC
fonde seize sociétés à responsabilité limitée
chargées de la vente et de la réparation des radiateurs sortant de
ses usines dans toute la métropole. Dès 1934, SUC fabrique les
radiateurs d'automobiles pour tous les constructeurs français à
l'exception de Renault. Par ailleurs, elle s'assure une licence des
procédés Budd sur la fabrication des carrosseries tout acier. Elle
fabrique suivant ces procédés des carrosseries de série pour
Ford, Chenard et Walcker et des cabines de véhicules poids lourds pour
d'autres constructeurs.
En 1945, la société entreprend la fabrication de cars et devient en quelques années le premier constructeur français dans ce domaine. En 1949 et 1952, SUC absorbe la Société des automobiles Chenard et Walcker et la Société immobilière du Moulin de la Tour. En 1953, la mise au point d'un compresseur frigorifique entraîne la spécialisation d'une usine, à Reims, dans la fabrication de réfrigérateurs ménagers. Suite à l'arrêt de cette activité en 1959, l'usine se reconvertit dans la fabrication en série de radiateurs de refroidissement et de chauffage de voitures. Un autre atelier est construit à Reims en 1960 pour la fabrication d'outillage de découpage et d'emboutissage. La situation financière de la société, très sensible aux changements d'orientation de ses clients, principalement Renault et Peugeot, par ailleurs actionnaires minoritaires, se dégrade toutefois rapidement. En 1983, la perspective d'un dépôt de bilan pousse le gouvernement à faire pression sur Renault et Peugeot afin qu'ils reprennent l'ensemble du capital de la Société des usines Chausson, qui employait alors plus de 17 000 personnes. Les deux constructeurs automobiles, associés de force et contre leurs intérêts, liquident progressivement le groupe. L'inadaptation des sites de Creil et Gennevilliers aux impératifs de modernisation de l'outil de production précipitent la fermeture de l'entreprise, décidée après le dépôt de bilan de 1993.
Présentation du contenu :
Procès-verbaux d'assemblées générales et de
conseils d'administration ; dossiers financiers ; bilans comptables ; dossiers
du personnel.