Nom du fonds :

Fonds Noëlle JANET et Christian DEMONCHY, architectes

Entrée :

2000 033

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1960-1995 environ

Importance matérielle :

1,2 mètres linéaires (41 unités documentaires)

Statut :

Archives privées

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

Délais légaux

Instrument de recherche :

(pdf 103 Ko)

Répertoire numérique réalisé en 2004 par Chjristian Hottin, conservateur du patrimoine, avec la participation de Alice Thomine, Sandra Pawlak et René Brumain.

Brochure thématique :

Architectes


Présentation de l'entrée :


Ce fonds est entré en 2000 au Centre des archives du monde du travail par voie de don.


Notice historique ou biographique :


Noëlle Janet (architecte diplômée de l’École des beaux-arts) et Christian Demonchy (diplômé de l'Ecole des arts décoratifs) sont associés depuis 1968. L'intérêt de leurs réalisations réside dans l'originalité des deux typologies architecturales auxquels ils se sont consacrés : les centres de loisirs et les prisons.

En effet, Noëlle Janet a travaillé de 1961 à 1970 pour le Club Méditerranée, en tant qu'architecte-conseil. A ce titre, elle a réalisé avec Christian Demonchy plus d'une dizaine de centres de vacances pour le Club Méditerranée, essentiellement à l'étranger (gîte d'étape de Ouarzazate au Maroc, 1968 ; village-hôtel de Pointe Marin, en Martinique, 1969 ; village d'Otrante en Italie, 1970 ; village-hôtel équestre, à Pompadour en Corrèze, 1972 ; village-hôtel de Playa-Blanca au Mexique, 1974 ; village-hôtel d'Itaparica au Brésil, 1979 ; village-hôtel de Bali en Indonésie, 1984).

Sensibles à l'insertion de l'architecture dans le site et au respect des traditions locales, ils ont pu dans ces réalisations mettre en oeuvre leur désir d' « architecture globale », en contrôlant le projet jusque dans ces moindres détails de conception (mobilier, éclairage, etc.). Ils ont ainsi contribué à la mise au point d'une typologie architecturale naissante : les villages de vacances.

Suite à la commande de la prison expérimentale de Mauzac en 1985, qui leur a permis de faire reconnaître leur compétence en matière d'architecture carcérale, les deux architectes se sont ensuite illustrés dans le domaine des prisons en remportant le concours « Programme 15 000 » lancé en 1988 par le ministère de la Justice sous l'impulsion de Robert Badinter, à la suite duquel ils ont construit sept centres de détention.


Présentation du contenu :


Suite à un tri drastique réalisé au fil des années, leurs archives présentent aujourd'hui une variété (photographies, carnets de présentation de leurs principaux projets) et un volume réduits. Elles n'en présentent pas moins, du fait de la typologie particulière de leurs réalisations, un grand intérêt pour les historiens de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle.