Nom du fonds :

SCHWARTZ-HAUMONT, Ateliers de construction

Entrée :

2000 027

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

Sans

Dates extrêmes :

1895-1987

Importance matérielle :

134 m.l. (268 unités documentaires, 273 cartons ARMIC, 53 classeurs, 46 caisses d'archives, 38 boîtes fichiers)

Modalités d'entrée :

archives privées données à l'État

Conditions d'accès :

selon les délais légaux

Instrument de recherche :

(pdf 127 Ko)

Bordereau d'entrée réalisé en 2000 par Yosjiyuki Yamana, chercheur japonais, puis complété en 2008 par Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.


Présentation de l’entrée :

Ce fonds est entré au Centre des archives du monde du travail en 2000. Il a été donné le 26 octobre 2006 par le Groupe Cible, propriétaire des archives des anciens Ateliers de Construction Schwartz-Haumont, depuis le dépôt de bilan en 1977. Cette collecte a été inscrite au programme du CAMT en 2000 après qu'il a été contacté par Monsieur Yosjiyuki Yamana, chercheur japonais, qui a travaillé sur ces archives, stockées alors à Orly dans des bâtiments du Groupe Cible. Il est à noter que la famille Schwartz possède encore des documents de l'entreprise SH.


Notice historique :

La pénurie de matières premières et de main d'œuvre connue pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que l'urbanisation croissante de Paris ont conduit Albert Schwartz(1861-1930), ingénieur des Arts et Métiers et Lyon Lévy (1862-1940), ingénieur civil, dirigeants de l'entreprise de construction métallique Schwartz & Meurer et Bergeotte réunis, à absorber en 1919 les ateliers de constructions Forges et Fonderies d'Haumont pour former la société anonyme des Ateliers de Construction Schwartz-Haumont. L'innovation et l'industrie se trouvèrent ainsi réunies. L'usine d'Haumont (Nord) possédait tous les atouts permettant le développement industriel alors que les ateliers parisiens possédaient une culture d'innovation mise à profit depuis 1840 en tant qu'industrie d'art, de construction de serres et de châssis. Avoir des partenaires était capital. Côté financement, l'enjeu était de préserver l'indépendance de l'entreprise resté sous le contrôle de deux familles : les Schwartz et les Lambert-Lévy. Côté marché, les ententes solidaires entre les entreprises de construction métallique dans le cadre des syndicats professionnels visaient à prémunir les professionnels des effets d'une trop grande concurrence. L'entreprise fut dirigée successivement par la famille Schwartz et Lambert-Lévy pendant trois générations. Les stratégies de ses dirigeants évoluèrent pour s'adapter aux marchés. Albert Schwartz diversifia les activités et chercha à exporter à l'étranger en s'implantant au Maroc (1922) et au Brésil (1923). Plus tard, les Ateliers SH eurent plusieurs filiales SAMASH, Compagnie Africaine SH, CASH, COPARFI, Paul Rouzé (1969), SITRACO (1966).


SH avait trois usines en France lors de sa liquidation en 1977 : Anizy-Pinon, Hautmont et Houilles. L'usine d'Haumont réalisait les ponts roulants, la grosse mécanique et les charpentes métalliques. Elle fut rachetée en 1980 par Jeumont-Schneider, puis en 1994 par Framatome (Chardonnerie du Val de Sambre). L'usine d'Anizy-Pinon produisait depuis 1932 des menuiseries métalliques et du mobilier métallique. A partir de la création de SITRACO en 1968, cette usine produisit essentiellement pour SITRACO. Elle se développa avec ALCAN dans le secteur de l'aluminium. En 1978, suite au dépôt de bilan de SH, SITRACO devint autonome. En 1981, elle fut rachetée par C.M. Fillod, en 1985 par SACILOR, en 1989 par le groupe GENEST (CFEM Façades SITRACO) et enfin en 1993 par le Groupe américain Harmon. Juste avant l'été 1998, CFEM Façades SITRACO déposa le bilan. Seules les usines d'Anizy-Pinon et d'Haumont ont laissé des archives conservées par le liquidateur puis le nouveau propriétaire des bâtiments, le Groupe Cible.


Présentation du contenu :

Actes juridiques, gestion du personnel, comptabilité, correspondance, dossiers techniques, dossiers des filiales.