Nom du fonds :

LABORATOIRE COOPERATIF

Entrée :

2000 022

Niveau de description :

Fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1957-1983

Importance matérielle :

environ 15 mètres linéaires (117 unités documentaires)

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

suivant les délais légaux

Instrument de recherche :

(pdf 046 Ko)

Inventaire réalisé par Eric Syssau, stagiaire en archivistique, en juin 2000.


Présentation de l’entrée :

Le fonds du Laboratoire coopératif est entré au CAMT en mai 2000 par don d'Eric Conan, journaliste, acquéreur de la maison de Saint-Prix.


Notice historique :

Les coopératives de consommateurs, ayant pour but de défendre le pouvoir d'achat et de régulariser les prix au profit de tous, ont d'abord eu pour exigence principale, de bas prix. L'élévation du niveau de vie au tournant des années 1950-1960 les a rendues plus exigeantes sur la qualité, particulièrement des aliments, la santé et l'hygiène. La diffusion de nouveaux produits, de différents modes de conservation, d'incitations publicitaires à prétentions scientifiques contradictoires, rendait nécessaire le recours à des spécialistes pour y voir clair. C'est dans cet esprit que le Laboratoire coopératif d'analyses et de recherches a été fondé, en 1955, à l'initiative du mouvement coopératif de consommation (COOP), sous le régime de la loi du 1er juillet 1901. L'association, domiciliée 10 avenue Louis-Roche à Gennevilliers (Seine), déménagea début octobre 1975 pour s'installer 16 rue Maignan Larivière à Saint-Prix (Val d'Oise) : elle prit alors le nom de Laboratoire coopératif pour la protection, l'information et la représentation des consommateurs. L'organisation employait, sous la direction de François Custot, puis, à partir de 1982, sous celle de Marc Chambolle, de dix à vingt personnes.


Spécialisé dans le domaine alimentaire, le Laboratoire coopératif contrôle la majorité des produits de marque COOP ou distribués par la SGCC (Société générale des coopératives de consommation, centrale d'achat du Mouvement coopératif). Il participe à l'élaboration des cahiers des charges fixant les caractéristiques auxquelles les produits COOP doivent répondre. Ces cahiers acceptés et signés par les fournisseurs - usines appartenant à la SGCC ou autres fabricants - le Laboratoire opère, en liaison avec les services techniques des usines, des sondages réguliers sur les produits finis et transmet les résultats des contrôles aux services commerciaux.


Le contrôle des produits COOP ne représente cependant qu'une partie des activités du Laboratoire : celui-ci s'intéresse aussi aux concurrents. Il effectue des analyses à la demande des organisations de consommateurs (sociétés coopératives, associations de consommateurs, mouvements familiaux) ou à sa propre initiative, pour fournir la matière de ses publications. Son but n'est pas tant de "tester" les marques ou les distributeurs que d'attirer l'attention sur des points mettant en jeu les intérêts du consommateur.


Le Laboratoire coopératif reçoit et rend compte d'une presse internationale nombreuse (150 abonnements en 1966), répond aux demandes de particuliers, directement où en les renvoyant à ses études. La publication d'un bulletin d'information bimestriel, accompagné de deux suppléments, une monographie et une analyse comparative, assure la vulgarisation des travaux du Laboratoire, alerte l'opinion, informe et fait réfléchir le consommateur, commente les lois, explique les étiquettes, compare aux faits les publicités abusives... Les destinataires de ces parutions, dirigées par Alain Gaussel, sont des enseignants, des animateurs, des journalistes, des diététiciens, des cadres et militants coopérateurs - personnes appelées à leur tour à informer le grand public. Le Laboratoire tient également des rubriques régulières dans diverses publications (Coopérateur de France, Présentation, La Vie collective, Pour l'enfant vers l'homme, Amis-COOP, Témoignage Chrétien...), participe à des émissions radiodiffusées et télévisées. Il lance des questionnaires sur des sujets variés, qui lui permettent de juger le niveau d'information de ses correspondants : il peut ainsi dresser des listes d'erreurs à rectifier, de lacunes à combler, de questions auxquelles répondre. Par d'abondantes lettres à des journalistes (demandant des suppléments d'information, relevant des erreurs), la réalisation de montages diapositives, fiches, questionnaires, plaquettes à destination des jeunes consommateurs, le Laboratoire affirme fortement sa vocation pédagogique. Il cherche à éduquer chacun à mieux acheter, à lire de façon critique les étiquettes, la publicité.


Le Laboratoire représente enfin les consommateurs dans de nombreuses commissions (CNRS, Institut national de la santé et de la recherche médicale, Conseil supérieur d'hygiène publique, Commission supérieure de la qualité, Comité National de la Consommation, Comité technique des matières grasses de la CEE...), intervenant également auprès des législateurs. Il est en relations étroites avec les organismes de recherche scientifique privés ou publics (Centre national de coordination des études et recherches sur la nutrition et l'alimentation, relevant du CNRS) et avec les pouvoirs publics (Services de la Répression des fraudes et du contrôle de la qualité, Direction des Affaires commerciales et des prix du Quai Branly). Son appareillage scientifique est subventionné par le Commissariat général du plan et de la productivité.


Présentation du contenu

Les archives conservées dans la maison de Saint-Prix s'arrêtent net en décembre 1983.