Activité : fabrication d'équipements industriels
En septembre 1998, la société Jeumont Industrie célèbre son centenaire : un siècle d'activités assez diverses, s'inscrivant dans l'évolution des techniques, surtout dans le domaine de l'électromécanique. Durant ce siècle d'histoire, l'entreprise connaît trois grandes périodes :
le rachat des ateliers Dulait par le Groupe Empain et la naissance de la société des Forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont (FACEJ),
l'intégration dans le Groupe Schneider avec la création de Jeumont-Schneider,
Les ateliers de Julien Dulait sont à l'origine de ce qui va devenir Jeumont Industrie. Le groupe Empain leur permet de participer à l'évolution des nouvelles techniques dans le domaine de l'électromécanique.
1- Le rachat des ateliers Dulait
Le baron Empain crée la Société des railways économiques de Liège Seraing et extension en 1880. Cette société marque l'origine du Groupe Empain. Elle apporte une nouveauté qui fait par la suite le succès du Groupe Empain : l'introduction de l'électricité dans les systèmes de transport. C'est ainsi que le groupe Empain fait fonctionner toute une partie des transports de la Belgique, de Seraing au Littoral et de Bruxelles à Liège avec quelques centaines de millions de kilowattheures (1).
Par la suite, Edouard Empain étend son emprise industrielle au marché français en deux temps : à Paris avec la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques, et à Jeumont, dans le département du Nord, avec les ateliers rachetés à Julien Dulait.
Tout d'abord, en 1900, le baron Empain, à titre personnel, et la Compagnie russo-française des chemins de fer et tramways électriques, qu'il contrôle, créent la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPIE).
Ensuite, le baron Empain enrichit son patrimoine en rachetant à son compatriote belge Julien Dulait deux sociétés.
Il acquiert dans un premier temps la Société anonyme et hydraulique, qui est par la suite absorbée par la création des Ateliers de constructions électriques de Charleroi (ACEC). Le baron Empain crée cette dernière afin de contrecarrer les offensives de sociétés d'électricité allemandes : Siemens et AllgemeineElektrizität Gesellschaft (AEG). Les ACEC diversifient leur production. On y coule le cuivre et l'acier, on y fabrique câbles, isolants, moteurs, alternateurs, générateurs, pompes centrifuges, tableaux de distribution à haute et basse tension.
Dans un deuxième temps, en 1904, le baron Empain rachète à Julien Dulait des ateliers en France, à Jeumont. Installée aux environs de 1898 à la frontière de la Belgique, l'usine est spécialisée dans une technique de pointe : l'application de l'électricité à la traction sur les canaux.
Le baron Empain comprend que l'électricité contribue au développement des moyens de transport en site urbain, la fumée et les scories des locomotives à vapeur y étant particulièrement indésirables. Il se lance dans le domaine de la traction électrique en participant à la réalisation du métropolitain de Paris avec la Compagnie du chemin de fer du métropolitain de Paris. L'acquisition des ateliers Dulait à Jeumont, dont l'un des murs constitue la matérialisation physique de la frontière franco-belge, permet à Edouard Empain de produire sur le sol français du matériel électrique et mécanique, répondant ainsi à l'exigence des pouvoirs publics français sur la provenance nationale des fournitures destinées au métro de Paris.
Les ateliers Dulait à Jeumont changent de raison sociale pour devenir la Société électricité et hydraulique. Le baron Empain crée aussi à Jeumont une câblerie et une centrale électrique qui alimente les industries des environs. En 1906, la Société électricité et hydraulique change de raison sociale pour s'appeler Ateliers de constructions électriques du Nord et de l'Est (ACENE).
2- Les Forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont
Les ACENE possèdent à Jeumont un important groupement d'usines, situé le long de la voie ferrée allant de Paris à Liège et en bordure de la Sambre canalisée. Ces usines sont organisées en vue d'une production intensive de machines et de matériel électriques (fils et câbles pour les canalisations électriques). Une fonderie de fer et de bronze et une aciérie, des laminoirs à cuivre et une tréfilerie permettant aux ateliers de constructions électriques et à la câblerie d'assurer leur autonomie.
Les Ateliers de constructions électriques, proprement dits, se développent, tant en vue de la construction du gros matériel électrique (turboalternateurs, moteurs pour l'équipement des laminoirs, pour des machines d'extraction, pour des locomotives...) qu'en vue de la production de moteurs spéciaux destinés aux engins de levage.
La première guerre mondiale trouve les usines de Jeumont en pleine prospérité : la production annuelle des moteurs de traction atteint 50 000 moteurs en 1914. Le Groupe Empain replie ses activités du Nord vers la région parisienne, dans l'usine de la Plaine Saint-Denis (usine qui deviendra, par la suite, la Division appareillage électrique du Groupe Empain). Dès septembre 1914, les Allemands organisent l'enlèvement à Jeumont des machines fabriquées et des machines-outils. Les installations de la tréfilerie et de la câblerie, démontées, sont expédiées en Allemagne. Quand, après l'armistice, on se préoccupe de reprendre le travail, les halls sont à peu près vides, les documents sont pillés et dispersés. La remise en état de l'usine est entreprise laborieusement.
Les Ateliers de constructions électriques du Nord et de l'Est fusionnent en 1921 avec une autre société du Groupe Empain, les Forges de Longueville, spécialisées dans la menuiserie industrielle, la construction de charpentes métalliques et la fabrication de boulons, donnant ainsi naissance aux Forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont (FACEJ).
Les brevets de la société relatifs aux moteurs polyphasés à collecteurs lui permettent de présenter, pour les applications les plus diverses, des moteurs répondant parfaitement à toutes les exigences de variation de vitesse, des moteurs à collecteur en cascade et des moteurs asynchrones.
Les appareils de levage pour l'industrie (ponts-roulants, grues de fonderie) et pour l'équipement électrique des ports (grues de port, grues de cales) constituent une des branches importantes de l'activité des FACEJ.
En "grande traction" (2), les FACEJ, via la Société d'études pour l'électrification des chemins de fer français, obtiennent d'importantes commandes des chemins de fer du Midi et d'Orléans. La société fournit aussi aux tramways et aux chemins de fer du métropolitain de Paris moteurs, commutatrices de grande puissance et autre matériel électrique pour l'équipement des rames, des usines et des sous-stations.
En "petite traction" (3), les FACEJ fournissent les mines nationales (Houillères du bassin de Lorraine, Houillères du bassin du Nord Pas-de-Calais, etc.). Le halage sur les canaux par des locomotives électriques continue à être une spécialité exploitée, ainsi que l'éclairage électrique des trains.
Le choix d'origine du baron Empain se révèle donc judicieux puisque pendant des décennies, approximativement jusqu'à la création de la RATP, le métro reste un client important et privilégié de l'usine de Jeumont.
La progression des techniques de construction du gros matériel électrique conduit, pendant l'Entre-deux guerres, un certain nombre de constructeurs européens à passer des « alliances techniques » avec des constructeurs américains, sous forme de prises de licences. A la sortie de la deuxième guerre mondiale, Jeumont bénéficie indirectement des techniques de Westinghousegrâce à "ses cousins et partenaires", les ACEC. Pour participer plus directement à la commercialisation de grosses machines, une licence s'avère nécessaire : Le matériel électrique Schneider Westinghouse concède alors aux FACEJ une "sous-licence" Westinghouse pour la fabrication de transformateurs "cuirassés" (4) et celle de turboalternateurs.
Quand commence la seconde guerre mondiale, les FACEJ produisent une douzaine de turboalternateurs de grande puissance par an. Elles acquièrent en 1947, à Arnage près du Mans, une usine de mécanique qui produit des pompes, des petits moteurs électriques, etc.
Lors de la fusion avec Le matériel électrique SW en 1964, les FACEJ ont, outre leur fabrication traditionnelle de transformateurs et de machines tournantes, un panel d'activités axé sur l'appareillage à haute tension et le matériel d'équipement des engins de traction. Elles possèdent une usine de construction de charpentes métalliques et une importante câblerie.
II- ENTREE DANS LE GROUPE SCHNEIDER ET NAISSANCE DE JEUMONT-SCHNEIDER
1- La société du Creusot-Loire
En 1836, les frères Adolphe et Eugène Schneider achètent les anciennes fonderies royales du Creusot. D'abord voué à la sidérurgie, Le Creusot s'oriente rapidement vers la métallurgie de transformation et produit les premières locomotives fabriquées en France. C'est du Creusot qu'est expédiée en 1838 la première locomotive fabriquée en France et destinée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Versailles.
La ville devient sous le second Empire la capitale de la métallurgie française : en 1870, Schneider y emploie plus de 10 000 ouvriers, utilise 15 hauts fourneaux, 160 fours à coke, 91 laminoirs, 30 marteaux-pilons, 85 machines à vapeur (représentant 5 500 ch, près de 2 % de la force-vapeur employée en France) et produit 130 000 tonnes de fonte.
En 1890, les ateliers du Creusot de MM. Schneider et Cie commencent à produire du matériel électrique : moteurs et transformateurs. Dès 1898, Eugène Schneider, gérant de la société de MM. Schneider et Cie de 1898 à 1942, décide de promouvoir cette nouvelle activité et choisit le site Champagne-sur-Seine, à proximité de Fontainebleau, pour y construire une usine électrique. Entre 1900 et 1903, un embranchement ferroviaire et la construction des premiers bâtiments permettent l'arrivée à Champagne de trois cents collaborateurs du Creusot, avec leur famille.
Les activités de la société de MM. Schneider et Cie se diversifient après 1945 : moteurs diesels et moteurs électriques, outillage pour centrales nucléaires, pour locomotives, etc.
En 1949, la société de MM. Schneider et Cie devient un simple holding, aux effectifs limités (50 personnes), possédant les actions de trois entreprises : la Société des forges et ateliers du Creusot (SFAC), la Compagnie industrielle de travaux (CITRA) et la Société générale des mines qui devient en 1951 la Société minière Droitaumont-Bruville.
En 1970, la Société des forges et ateliers du Creusot fusionne avec la Compagnie des ateliers et forges de la Loire (5) pour former la société Creusot-Loire. Le Groupe Empain, après une prise de participation minoritaire au sein de Creusot-Loire, élargit ses apports jusqu'à s'assurer la présidence du Groupe Schneider en 1972.
2- Le matériel électrique Schneider-Westinghouse
Le matériel électrique Schneider-Westinghouse est une filiale de MM. Schneider et Cie. Elle est fondée en 1929 à la suite de l'achat d'une licence pour la construction de matériel électrique par MM. Schneider à la société Westinghouse. Elle poursuit, dans l'usine de Champagne-sur-Seine, les activités de construction électrique que MM. Schneider et Cie y exerçaient depuis 1903. A cette usine s'ajoutent celle de Lyon en 1942 (provenant des Constructions électriques Lyon et Dauphine), celle de Puteaux en 1943, celle de Toulouse en 1954, celles de Dijon et de Montceau-les-Mines en 1962.
3- Naissance de Jeumont-Schneider
Le matériel électrique SW et les FACEJ fusionnent en 1964 pour former la société anonyme Jeumont Schneider (JS). Jusqu'en 1985, Jeumont-Schneider connaît une grande prospérité.
JS développe trois secteurs d'activité : l'industrie mécanique, la marine, l'énergie. Ces domaines d'activité se divisent en huit branches : les composants nucléaires, les machines de production d'énergie, les moteurs spéciaux, les moteurs industriels, les variateurs de vitesse, les systèmes et automatismes industriels, les pompes hydrauliques et les transformateurs de puissance.
Jeumont-Schneider dispose de quatre unités réparties sur le territoire national :
Jeumont et Hautmont : division
matériel, électromécanique et nucléaire,
Lyon : division transformateur de puissance,
Champagne-sur-Seine : division équipement
d'électronique industrielle,
Arnage : département des pompes hydraulique.
La structure de Jeumont-Schneider est souple et décentralisée. De la direction générale, installée au siège social de Puteaux, dépendent :
les divisions ou départements situés dans les établissements qui sont responsables d'un produit ou d'une gamme de produits dans sa totalité,
les directions fonctionnelles situées au siège, qui assurent les fonctions de coordination pour l'ensemble de la société : directions financière, commerciale, des affaires internationales, des ventes du groupe, technique et industrielle, de la coordination sociale, des relations humaines.
La société atteint son apogée en 1985 avec un chiffre affaire qui s'élève à deux milliards de francs. Elle emploie alors 3200 personnes sur le site de Jeumont.
4- Structure de l'usine de Jeumont au sein de Jeumont-Schneider
a- Trois départements.
Le Département nucléaire et mécanique spéciale (DAN)
Les activités nucléaires ont commencé par la réalisation de prototypes. Puis des commandes de plus en plus importantes du contrat-programme d'EDF ont été confiées à la société : groupes motopompes, mécanismes de commande des barres de contrôles des centrales. La société a poursuivi études et recherches pour construire les nouvelles pompes à sodium liquide requises pour les surrégénérateurs.
Le département nucléaire assure la promotion des matériels qu'il produit. Il prend en charge également la promotion des garnitures mécaniques destinées à l'aéronautique et aux machines spéciales.
Le Département énergie industrie (DEI).
Ce département s'occupe de la fabrication et de la promotion des machines utilisant la force motrice électrique sous toutes ses formes (machines classiques et spécifiques à vitesse fixe, variable ou automatisée) et de la production d'énergie électrique.
Le Département marine militaire (DMA)
Le département de la marine militaire a pour mission de fournir la marine nationale française. Il est chargé de la conception des systèmes de propulsion et de la production des équipements électriques. Il fournit également tout le matériel concernant les sous-marins, les navires de marchandises, les navires nucléaires.
b- Trois bureaux d'études.
Les trois départements fonctionnels de JS ont chacun un bureau d'études.
le bureau d'études nucléaires et mécaniques (SEN). Il est chargé de l'étude des réacteurs à eau pressurisée, des réacteurs à neutrons rapides, etc.
le bureau d'études machines tournantes (SET). Il est chargé de l'étude des machines à courant continu, des machines synchrones et asynchrones.
le bureau d'études électroniques (SEL). Il est chargé de l'étude des applications de l'électronique à courant continu faible aux machines de régulation, de télésignalisation et télécommande, et aux pompes et groupes électropompes destinés notamment aux centrales nucléaires.
5- Restructuration et crise
En 1986, l'exercice de Jeumont-Schneider est marqué par une décision stratégique majeure : la diminution des investissements dans les activités ferroviaires devenues lourdement déficitaires.
Ce désinvestissement est suivi d'une crise assez grave qui s'exprime par le licenciement de la moitié des effectifs de l'usine de Jeumont et une baisse du chiffre d'affaires de 50 %.
III- LE RACHAT PAR LA SOCIETE FRAMATOME
1- Naissance de la société Framatome
A la fin des années cinquante, les autorités françaises n'ont pas encore officiellement choisi une technologie parmi les différentes filières de production d'électricité d'origine nucléaire.
Aux Etats-Unis, sous l'impulsion de la marine américaine, Westinghouse a mis au point un modèle de réacteur à uranium légèrement enrichi, modéré à l'eau ordinaire sous pression, le PWR (Pressurized water reactor). Le Groupe Schneider décide d'acquérir pour la France la licence Westinghouse.
Le premier décembre 1958, les groupes Schneider, Empain, Merlin-Gerin et Westinghouse créent FRAMATOME (Franco-américaine de constructions atomiques). C'est à l'origine une société d'ingénierie nucléaire.
Devenue société en nom collectif à la fin de 1981, son capital est réparti entre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et Creusot-Loire. Après la liquidation de Creusot-Loire en 1984, Framatome reprend les activités de celle-ci dans le secteur de l'énergie et de la chaudronnerie.
2- Le rachat de Jeumont Industrie par Framatome
En 1989, JS est rachetée par sa propre filiale Framatome et prend la raison sociale de Jeumont-Schneider Industrie. Elle devient filiale à 100 % de Framatome, groupe international de 17 000 personnes. Framatome y crée le département maintenance nucléaire et maritime.
A partir de 1994, Jeumont-Schneider Industrie devient Jeumont Industrie. Partout dans le monde, Framatome participe aux grands projets industriels où interviennent des technologies de pointe. Premier groupe mondial pour les réacteurs et le combustible nucléaire, Framatome est également le quatrième groupe mondial dans l'industrie de la connectique et se place dans les premiers rangs pour les équipements industriels.
La puissance et la solidité de la société Framatome viennent renforcer la tradition et la culture technique de Jeumont Industrie, et consolider sa maîtrise des produits et services de haute technologie.
3- Activités de Jeumont-Industrie
Actuellement Jeumont Industrie est divisée en deux secteurs d'activités, chacun ayant une direction autonome.
Le Département nucléaire conçoit et réalise depuis plus d'une trentaine d'années deux composants indispensables aux centrales nucléaires : les pompes primaires et leurs moteurs, et les mécanismes de commande. Il construit des pièces de rechange et assure la maintenances des produits qu'il a fabriqués.
Le Département de l'électromécanique fabrique et commercialise une gamme de produits, et services associés, dans les domaines de la production d'énergie et de la force motrice électrique.
Jeumont Industrie fournit les centrales nucléaires, les centrales thermiques, les marines militaire et marchande, l'industrie de la pétrochimie, l'industrie du gaz, celle du sucre et celle de la métallurgie.
Jeumont Industrie a mis en place un système qualité pour satisfaire aux réglementations applicables :
dans le cas du matériel nucléaire, application du règlement 50 CQA de l'Association internationale de l'énergie atomique, niveau Q1,
dans le cas du matériel militaire, application du règlement ROFA du service de la surveillance industrielle de l'armement, niveau RAQ1,
dans le cas du matériel industriel, application du règlement international ISO 9001.
Après un siècle d'activités très diverses, l'usine de Jeumont continue à participer activement à l'évolution des techniques malgré les difficultés qu'elle a connues. A l'heure actuelle, elle renforce sa vocation de constructeur d'équipements électriques et de composants mécaniques dans les domaines de l'industrie, de la marine et du nucléaire.
(1)
Toussaint (Yvon). Les barons Empain, Paris, Fayard, 1996,
p. 71
(2)
On appelle "grande traction", l'équipement des
locomotives, des métros, etc.
(3)
On appelle "petite traction", l'équipement des
machines d'extraction, des locotracteurs, etc.
(4)
Les transformateurs sont protégés par le même
revêtement d'acier qui sert à protéger les
navires de guerre des projectiles.
(5)
La Compagnie des forges et ateliers du Creusot est détenue
par la famille de Wendel. La société de Wendel est
une société lorraine familiale fondée par
Jean-Martin de Wendel (1741-1795), spécialisée dans
l'industrie du fer. Les de Wendel s'allient par mariage aux Schneider
aux environs de 1915.