1998 003
Niveau de description : fonds
Fonds rattachés :
2006 012 Jean-Marie HURET, 2005 035 Maurice COMBE,
Dates extrêmes : 1937-1998
Importance matérielle : 125 unités
documentaires
Conditions d'accès : communicable sur
autorisation
Instrument de recherche : répertoire méthodique CAMT
Brochure thématique : Associations
Notice historique :
Le Nord connaît très tôt le
phénomène des prêtres-ouvriers : dès 1946, Jacques Screpel, prieur du couvent
des dominicains de Lille, fait son apprentissage de fraiseur à Hagondange, avec
l'accord de l'évêque de Lille, Monseigneur Liénart. En 1947, il revient à
Lille, travaillant comme ouvrier en usine à Fives; Bernard Tiberghien, prêtre
diocésain qui a travaillé à Renault-Billancourt, commence alors une équipe avec
lui à Hellemmes. En 1948, est créée la Communauté du 118. Le terme désigne à la
fois l'équipe de dominicains d'Hellemmes et la communauté chrétienne qui naît
très vite de la présence des frères. D'autres expériences sont tentées dans les
mêmes années, de la part de prêtres diocésains, de franciscains, d'oblats de
Marie-Immaculée, de rédemptoristes, de maristes, de frères des Ecoles
chrétiennes, des petits frères du Père de Foucauld, de fils de la Charité et,
dans le Pas-de-Calais, de jésuites.
Les prêtres-ouvriers ne forment pas un corps sacerdotal à part, ni un mouvement. Ils se regroupent le plus souvent en équipes, qui leur permettent une mise en commun et un soutien fraternel. Les équipes élargissent leur horizon en se réunissant par Région : les trois diocèses du Nord (Lille, Arras, Cambrai) regroupent des équipes très différentes les unes des autres mais toujours soucieuses d'une insertion vraie dans leur milieu de travail comme dans le quartier où elles sont établies.
En 1954, le pape PieXII met fin à l'expérience des prêtres-ouvriers, en dépit des démarches de plusieurs évêques français et surtout du cardinal Liénart, évêque de Lille. Les prêtres-ouvriers de la Région Nord, assez fréquemment syndiqués, mais sans mandat de délégués, choisissent l'obéissance et, douloureusement, arrêtent le travail. Avec l'appui du cardinal Liénart, ils reprennent rapidement une activité professionnelle, mais discrètement, souvent sous la forme de "petits boulots".
Ils reviennent à l'usine à partir de 1965, quand, à la suite du concile Vatican II, le travail des prêtres est à nouveau autorisé.
Souhaitant briser l'image traditionnelle que le monde ouvrier a de l'Eglise catholique, les prêtres-ouvriers ne sont cependant pas en rupture avec les structures ecclésiales et travaillent constamment avec des militants chrétiens dans l'Action catholique ouvrière et la Jeunesse ouvrière chrétienne;leur rôle est important dans les structures de la Mission ouvrière, créée dès 1954 à Paris, puis à Lille, pour continuer la recherche sur l'évangélisation de la classe ouvrière.
Présentation du contenu :
Comptes rendus des
réunions, rencontres et récollections des prêtres-ouvriers; archives
concernant les relations entre les prêtres-ouvriers et la Mission ouvrière;
dossiers documentaires sur la société contemporaine et sur les questions et
structures ecclésiales les plus importantes.