Nom du fonds :

Collectif des prêtres-ouvriers du Nord-Pas-de-Calais

Entrées :

1998 003, 2005 017, 2007 063

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

Dates extrêmes :

  • 1998 003 : 1937-1998

  • 2005 017 : non classé

  • 2007 063 : 1972-2007

Importances matérielles :

  • 1998 003 : 6 m.l.

  • 2005 017 : non classé

  • 2007 063 : 0,8 m.l.

Statut :

Archives privées

Modalités d'entrée :

Don

Conditions d'accès :

Selon les délais légaux

Instruments de recherche :

(pdf 187 Ko)

1998 003 : Répertoire numérique réalisé par Élise Lemarchand, secrétaire de documentation

Non classé

2005 017

(pdf 120 Ko)

2007 063 : Répertoire numérique détaillé réalisé en 2013 par Florian Fatoux, stagiaire en Master archivistique sous la direction de Frédérique Le Du, chargée d'études documentaires

Brochure thématique :

Associations


Présentation du fonds :


Ce fonds est entré aux Archives nationales du monde du travail en trois entrées successives en 1998, 2005 et 2007, les deux premières ayant été déposées par Michel Perret et Jean-Marie Six qui ont rassemblé les archives des prêtres-ouvriers de la région Nord-Pas-de-Calais. Par une lettre du 13 août 2007, Jean-Marie Six (alors à la direction du Collectif) fit don de ses archives personnelles (1989 008) mais aussi des archives du Collectif (1998 003, 2005 017 et 2007 063) aux ANMT. Après quoi Jean-Marie Six se retira de la direction du Collectif et fut remplacé par Michel Perret et Gérard Cordier.


L'entrée 1998 003 se compose des comptes rendus des réunions, rencontres et récollections des prêtres-ouvriers, d'archives concernant les relations entre les prêtres-ouvriers et la Mission ouvrière et de dossiers documentaires sur la société contemporaine et sur les questions et structures ecclésiales les plus importantes. Il comprend aussi des cassettes audio sur les mêmes thèmes.


L'entrée 2007 063 se compose principalement de documents en rapport avec le fonctionnement du Collectif et les activités des prêtres-ouvriers du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que d’'une masse documentaire sur des sujets divers suivis par les prêtres-ouvriers.


Notice historique ou biographique :


Le Nord connaît très tôt le phénomène des prêtres-ouvriers : dès 1946, Jacques Screpel, prieur du couvent des dominicains de Lille, fait son apprentissage de fraiseur à Hagondange, avec l'accord de l'évêque de Lille, Monseigneur Liénart. En 1947, il revient à Lille, travaillant comme ouvrier en usine à Fives; Bernard Tiberghien, prêtre diocésain qui a travaillé à Renault-Billancourt, commence alors une équipe avec lui à Hellemmes. En 1948, est créée la Communauté du 118. Le terme désigne à la fois l'équipe de dominicains d'Hellemmes et la communauté chrétienne qui naît très vite de la présence des frères. D'autres expériences sont tentées dans les mêmes années, de la part de prêtres diocésains, de franciscains, d'oblats de Marie-Immaculée, de rédemptoristes, de maristes, de frères des Écoles chrétiennes, des petits frères du Père de Foucauld, de fils de la Charité et, dans le Pas-de-Calais, de jésuites.

Les prêtres-ouvriers ne forment pas un corps sacerdotal à part, ni un mouvement. Ils se regroupent le plus souvent en équipes, qui leur permettent une mise en commun et un soutien fraternel. Les équipes élargissent leur horizon en se réunissant par Région : les trois diocèses du Nord (Lille, Arras, Cambrai) regroupent des équipes très différentes les unes des autres mais toujours soucieuses d'une insertion vraie dans leur milieu de travail comme dans le quartier où elles sont établies.

En 1954, le pape PieXII met fin à l'expérience des prêtres-ouvriers, en dépit des démarches de plusieurs évêques français et surtout du cardinal Liénart, évêque de Lille. Les prêtres-ouvriers de la Région Nord, assez fréquemment syndiqués, mais sans mandat de délégués, choisissent l'obéissance et, douloureusement, arrêtent le travail. Avec l'appui du cardinal Liénart, ils reprennent rapidement une activité professionnelle, mais discrètement, souvent sous la forme de "petits boulots".

Ils reviennent à l'usine à partir de 1965, quand, à la suite du concile Vatican II, le travail des prêtres est à nouveau autorisé.

Souhaitant briser l'image traditionnelle que le monde ouvrier a de l’Église catholique, les prêtres-ouvriers ne sont cependant pas en rupture avec les structures ecclésiales et travaillent constamment avec des militants chrétiens dans l'Action catholique ouvrière et la Jeunesse ouvrière chrétienne;leur rôle est important dans les structures de la Mission ouvrière, créée dès 1954 à Paris, puis à Lille, pour continuer la recherche sur l'évangélisation de la classe ouvrière.


Présentation du contenu de l'entrée 1998 003 :


Comptes rendus des réunions, rencontres et récollections des prêtres-ouvriers; archives concernant les relations entre les prêtres-ouvriers et la Mission ouvrière; dossiers documentaires sur la société contemporaine et sur les questions et structures ecclésiales les plus importantes.


Présentation du contenu de l'entrée 2007 063 :


2007 063 001-008

Fonctionnement et activités

1988-2007

2007 063 009-014

Relations avec les prêtre-ouvriers et l’Église

1972-2007

2007 063 015-018

Documentation

1985-2007

2007 063 019-030

Bibliothèque

1984-2007