Nom du fonds :

Maison Gradis

Entrée :

1997 079 M

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1724-1979

Importance matérielle :

29 bobines de microfilms

Statut :

archives privées

Modalités d'entrée :

donation microfilmée

Conditions d'accès :

sur autorisation du Service Interministériel des Archives de France

Instrument de recherche :

(pdf 110 Ko)

Répertoire numérique réalisé en mai 2014 par Arthur Kral, stagiaire en Master 2 archives d’Amiens ; sous le contrôle de Marie Triot, secrétaire de documentation ; en reprise de la notice effectuée par F. de Ferry.

Brochures thématiques :

Domaine maritime

Négoce, courtage, banque


Présentation de l'entrée :


Notice historique :


Venue vraisemblablement du Portugal à Bordeaux vers 1495, la famille GRADIS a constitué dans cette ville, depuis 1685 jusqu’à nos jours, une puissante lignée de négociants et d’armateurs.


Correspondant avec les principaux marchés d’Europe, elle a joué un rôle particulièrement éminent dans les relations commerciales de la France avec les Antilles, le Canada et les États-Unis.


En contact avec les plus hautes autorités de l’État, ses représentants, notamment David GRADIS, Abraham GRADIS et Moïse GRADIS, ont bénéficié, par suite des services exceptionnels qu’ils rendaient au pays, d’importants privilèges, surtout en ce qui concerne leurs possessions antillaises (Martinique et Saint-Domingue).


Au 19ème siècle, Henri 1er GRADIS, adjoint au Maire, sera l’auteur d’une Histoire de Bordeaux et de plusieurs œuvres littéraires.


Pendant la guerre de 1914-1918, tandis que Gaston et Jean GRADIS, fils de Raoul GRADIS et petit-fils d’Henri 1er GRADIS, combattaient sur le front comme officiers d’artillerie, la Maison « David GRADIS et Fils » fut chargée d’assurer la totalité du ravitaillement en sucre de la France pendant les hostilités.


Ami du Maréchal LYAUTEY, Gaston GRADIS (mort en 1968), créateur de nombreuses affaires au Maroc et en Afrique Noire, dirigea en 1924 une mission qui fut la première à traverser le Sahara du Nord au Sud en automobile à roues, de Colomb-Bechar à Gao.


Notable sur le plan non seulement local mais international, la famille GRADIS a joui, dès avant la Révolution, d’une autorité morale incontestée au sein de la communauté israélite française. Son histoire est évoquée dans l’ouvrage La Maison Gradis de Bordeaux et ses chefs (imprimerie Mabilat, Argenteuil, 1975, 72 p., ill.), rédigée par M. Jean SCHWOB D’HÉRICOURT, fils d’une sœur cadette de Raoul GRADIS et de Georges SCHWOB D’HÉRICOURT, président de la Société française pour le Commerce avec les Colonies et l’Étranger, nouvelle dénomination prise par la Maison GRADIS en 1921, devenue en 1957 Société Française pour le Commerce avec l’Outre-Mer Anciens Établissements David GRADIS et Fils (SFCO), fondés en 1688.


Ce travail a été établi d’après les riches archives de la famille conservées avec le plus grand soin d‘abord à Bordeaux, puis à Paris, 244 rue de Rivoli, au siège de la SFCO.


Ces archives se composent de 3 parties bien distinctes :


  1. Des correspondances et documents divers en liasses ou dossiers conservés dans des « caisses » (cartons affectant l’apparence de volumes reliés). Cette série a été reproduite sur microfilms découpés en bandes de 6 vues par les Archives départementales de la Gironde à Bordeaux, où elles forment les articles 1 Mi 107 à 579 ; actuellement coté en 1997 079 M 001.

  2. Des registres de lettres (copie-lettres), de 1748 à 1809. Cette série a été microfilmée et conservée en bobines par les Archives de la Gironde (bobines 1 Mi 580 à 585). La duplication de ces bobines et le microfilmage des registres suivants forment les présents microfilms 1997 M 002 à 008 Mi des Archives Nationales du Monde du Travail.

  3. Des journaux de comptabilité (de 1724 à l’An 13). Cette série de journaux et « brouillards », microfilmée en liaison avec les Archives publiques du Canada, a formé le microfilm 599 Mi, coté également 181 AQ, et maintenant 1997 079 M 009 à 029.


Les copie-lettres et les journaux ont été longtemps répartis en 2 séries distinctes, chacun des 2 groupes étant susceptible de s’accroître individuellement dans le cas où serait obtenue l’autorisation de microfilmer des suites plus récentes. Cependant cela ne correspondant plus au critère de description archivistique, les deux séries ont été réunis en une seule série.


On trouvera donc dans la bobine 1997 079 M 001, immédiatement après la présente notice, la reproduction intégrale :


  1. de l’ouvrage de M. Jean SCHWOB D’HÉRICOURT sur la Maison Gradis,


  1. des Quelques Souvenirs de 1939 à 1945, par Jean SCHWOB D’HÉRICOURT, récit inédit dactylographié accompagné de photographies et de photocopies de documents originaux sur les débuts de la Guerre, l’Occupation, la France Libre et la Libération, et les opérations auxquelles l’auteur participa.


Présentation du contenu :


1997 079 M 001-008

Correspondance

1748-1979

001

Ouvrage de Jean Schwob d’Hericourt et relation avec les ministères. 1748-1979.


002-004

Europe. 1755-1757.


005-007

Amérique. 1755-1803.


008

France et étranger. 1808-1809.


1997 079 M 009-029

Comptabilité

1724-1834

009-016

Journal. 1724-1834.


017-019

Brouillard. 1751-1773.


020-025

Journal. 1773-1810.


026-029

Brouillard. 1788-an XIII.