Nom du fonds : |
Équipe nationale des prêtres-ouvriers |
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Entrée : |
1997 038 |
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Niveau de description : |
fonds |
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Fonds rattachés : |
Maurice COMBE, Prêtre-ouvrier « insoumis » |
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Jean-Marie HURET |
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Dates extrêmes : |
1935-2000 |
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Importance matérielle : |
0,8 mètres linéaires |
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Statut : |
archives privées |
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Modalités d'entrée : |
dépôt, don |
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Conditions d'accès : |
communicable sur autorisation |
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Instrument de recherche : |
Répertoire méthodique réalisé par le CAMT |
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Brochure thématique : |
Présentation de l'entrée :
Le fonds 1997 038 se constitue de plusieurs dons et dépôts faits au Centre des archives du monde du travail par différents donateurs et déposants en 1993, 1999 et 2003.
Le fonds ainsi constitué se compose de comptes-rendus de réunions, de rencontres régionales et nationales, de correspondance, de notes et rapports divers, de papiers personnels, d'éléments de revue de presse et de périodiques.
Notice historique :
La naissance des prêtres-ouvriers se situe dans l'élan missionnaire qui suit la création de la Mission de France en 1941 et celle de la Mission de Paris en 1943. Quelques membres de la Mission de Paris demandent à travailler en usine, non seulement pour la durée d'un stage, mais de façon définitive. Des prêtres de la Mission de France font la même demande. Plusieurs équipe se forment, dans les régions industrielles, sur des barrages aussi. En 1947, une première rencontre nationale a lieu, à l'initiative de la Mission de Paris. La décision d'arrêter l'expérience des prêtres-ouvriers intervient en 1954 : le pape demande alors aux évêques et aux supérieurs d'ordres religieux de "rappeler" les prêtres-ouvriers, qui sont près d'une centaine. Ceux-ci, sommés d'arrêter leur travail en usine, se scindent alors en deux groupes : les "Insoumis", ainsi nommés par le Père Hollande, supérieur de la Mission de Paris, choisissent de continuer le travail en usine ; les autres se résignent à quitter l'usine et restent au sein de l’Église catholique, choisissant d'autres types de travaux salariés. Dans les deux cas, la blessure est profonde pour cette première génération de prêtres-ouvriers. Des rencontres leur permettent de garder un lien entre eux et de préparer des démarches pour relancer l'apostolat sacerdotal en usine. La recherche missionnaire se poursuit néanmoins en monde ouvrier : la Mission ouvrière permet de grouper les efforts des prêtres et des laïcs des mouvements d'Action catholique spécialisée.
En 1965, à la fin du concile Vatican II, une assemblée plénière extraordinaire des évêques français autorise la reprise de l'envoi de prêtres en usine et sur des chantiers : s'ouvre une nouvelle étape dans l'histoire des prêtres-ouvriers. Les débuts sont prudents, comme le montre le statut des prêtres au travail du 20 octobre 1965. L'autorisation de travailler à plein temps ne concerne qu'une petit nombre de prêtres et pour une période probatoire de trois ans, sous la responsabilité du Comité épiscopal de la Mission ouvrière, habilité par l'épiscopat. Une "Équipe nationale" restreinte anime la reprise, avec l'aide de l'abbé Frossard. Cette étape permet à une cinquantaine de prêtres de constituer une deuxième génération de prêtres-ouvriers appelés à partager totalement la condition ouvrière. Les nouvelles équipes gardent naturellement des liens étroits avec les prêtres-ouvriers de la première génération.
En 1968, la reprise du travail est jugée positive et la Conférence épiscopale française permet l'augmentation du nombre de prêtres-ouvriers, qui finissent par être présents dans la plupart des départements français. Le statut de 1965 est maintenu dans ses grandes lignes ; le Comité épiscopal de la Mission ouvrière reste très présent.
Progressivement, les prêtres-ouvriers se dotent de structures dont le rôle est surtout de constituer des éléments de liaison entre les différentes équipes. Depuis 1968, une Rencontre nationale a lieu tous les trois ans. L’équipe nationale est élargie à 5 membres permanents et 8 délégués de région. En 1969, devenue autonome, elle comprend 17 prêtres-ouvriers élus par les régions pour un mandat de trois ans. Elle se renouvelle par tiers chaque année et élit son Secrétaire, sur proposition des régions. Le Secrétaire, membre de l’Équipe sans prépondérance particulière, choisit les membres de son secrétariat. Il assure les liens du groupe des prêtres-ouvriers avec la Mission ouvrière et anime fréquemment des rencontres régionales d'équipes. L’équipe nationale se réunit cinq fois par an. Elle met en place des formations et des structures d'animation destinées aux prêtres-ouvriers qui souhaitent approfondir leur réflexion sur le ministère où ils sont engagés. L'équipe nationale a aussi la charge de Courrier P.O., un bulletin qui contribue à apporter à ses lecteurs des nouvelles du groupe des prêtres-ouvriers.
L'équipe nationale des prêtres-ouvriers représente donc une structure très souple et autonome ; deux évêques du Comité épiscopal de la Mission ouvrière peuvent participer aux réunions de l’Équipe nationale, mais ils ne participent pas aux votes et leur avis n'est que consultatif : l'épiscopat n'intervient pas dans le fonctionnement de l’Équipe nationale.
Présentation du contenu :
1997 038 0001-0007 1997 038 0018 1997 038 0020-0022 |
Mission de l'Église en monde ouvrier |
1951-1987 |
1997 038 0008-0017 1997 038 0019 1997 038 0023-0026 1997 038 00140 |
Équipe nationale des prêtres ouvriers : réunions, réflexions, correspondance |
1954-1997 |
1997 038 0027-0056 1997 038 0141-0142 1997 038 0144 |
Équipe régionales prêtres ouvriers
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1964-1991 |
1997 038 0057-0061 |
Bulletins Prêtres Ouvriers
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1961-1997 |
1997 038 0062-0122 |
Dossiers documentaires et revues de presse prêtres ouvriers
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1949-1994 |
1997 038 0123-0139 1997 038 0143 1997 038 0145-0157 |
Papiers personnels |
1935-2000 |