COMPAGNIE FRANÇAISE DE TRANSPORT AUTOMOBILE - CFTA

1996 027
Niveau de description :sous-fonds


Fonds de rattachement
 :Compagnie générale d'entreprises automobiles
Dates extrêmes :1880-1987
Importance matérielle :131 unités documentaires
Modalités d'entrée :dépôt de la Compagnie générale d'entreprises automobiles
Conditions d'accès :communicable suivant les délais indiqués dans le contrat
Instrument de recherche :pdf (pdf 326 Ko) répertoire méthodique CAMT

Notice historique :
Au milieu du XIXe siècle naissent en France les grandes compagnies de chemins de fer dont les lignes rayonnent autour de Paris. Mais il faut aussi desservir plus complètement le territoire, pénétrer la France agricole et relier les localités secondaires aux localités principales. Ainsi est décidée, dans le dernier quart du XIXe siècle, la création des lignes secondaires. Pour les construire puis les exploiter, de nombreuses compagnies voient le jour.

La Société générale des chemins de fer économiques est créée en juillet 1880 grÂce à l'appui d'un important groupe bancaire. Comme, dès 1863, une commission parlementaire a conclu à la nécessité de "constituer une catégorie de chemins de fer économiques", l'expression fut directement reprise dans la raison sociale de la société. Son objectif est de servir d'affluent aux grands réseaux grÂce à la construction d'embranchements industriels.

En moins de huit ans, elle construit et met en service cinq cents kilomètres de lignes d'intérêt local dans les départements de la Gironde et des Landes, de la Seine et de l'Oise, du Cher et de l'Allier, de la Haute-Marne et de la Somme.

Parallèlement, la Société générale des chemins de fer économiques se voit confier, sous un régime d'affermage, l'exploitation de lignes secondaires d'intérêt général construites par les grandes compagnies : Noyelles-Saint-Valéry en 1887, le réseau breton (dont la première ligne, de Carhaix à Morlaix, a ouvert en 1886) et la ligne d'Orange à Buis-lès-Baronnies en 1907.

Après les destructions de la guerre 1914-1918, la Compagnie générale des chemins de fer économiques procède à la restauration de tous les moyens endommagés puis reprend la construction de lignes nouvelles :dans le Nord, la Somme, la Meuse, la Moselle, les Vosges, l'Anjou, l'Hérault et la grande banlieue parisienne. Le réseau exploite ainsi 3 747 kilomètres en 1936.

Les statuts originaux prévoient que la Compagnie pourrait "adjoindre à son entreprise l'exploitation de voitures roulant sur les routes ordinaires". Les fondateurs avaient fait preuve d'une étonnante anticipation. Cinquante ans plus tard, les premiers transferts sur routes sont réalisés et s'amplifient jusqu'en 1939. La guerre entraînant un manque de carburant, l'activité routière est ralentie et les services exploités connaissent de graves difficultés. Dès 1946, la fermeture des lignes ferrées s'accélèrent et partout où cela est possible, le transfert sur route est réalisé. Ce mode de transport prend une place de plus en plus grande, la SNCF elle-même n'est pas épargnée et doit procéder à la suppression de nombreux services omnibus de voyageurs et de certaines lignes. Lorsque la Compagnie générale des chemins de fer économiques était le fermier de la SNCF, le service de substitution lui est confié.

En 1963, la Société générale des chemins de fer économiques change de dénomination sociale pour devenir la Société générale de chemins de fer et de transports automobiles (CFTA). Trois ans plus tard, elle fusionne avec la Compagnie des chemins de fer secondaires et transports automobiles (CFSTA).

:pdf (pdf 11 Ko)Tableau des apports successifs des sociétés qui ont donné naissance à la CFTA.

Tableau des apports successifs des sociétés qui ont donné naissance à la CFTA.

La CFTA rejoint le groupe CGEA en 1989, ce qui lui permet de développer des lignes régulières et d'améliorer le service public.

Présentation du contenu :
Procès-verbaux et registres de présence des assemblées générales ; procès-verbaux et registres de présence du conseil d'administration ; historique ; dossier de fusion.