Nom du fonds :

Victor DUPLOUY, ajusteur mécanicien et syndicaliste aux établissements Thomson-Brandt de Lesquin

Entrée :

1996 021

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

1995 068

Francis PHILIPPE, militant CFDT

1996 010

Union locale CFDT de Valenciennes

Dates extrêmes :

1958-2002

Importance matérielle :

1 mètre linéaire, 21 unités documentaires, 5 Cauchard.

Statut :

archives privées données à l'État.

Modalités d'entrée :


Conditions d'accès :

libre

Instrument de recherche :

(Pdf 023 Ko)

Répertoire numérique détaillé rédigé par Simon Bajart, étudiant à l'Université de Lille I, en octobre 2006, sous la direction de Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.

Brochure thématique :

Les archives du mouvement mutualiste et du mouvement syndical


Présentation de l'entrée :

Les documents ont été donnés en deux temps (1996 puis 2004) au CAMT par Victor Duplouy lui même. Le fonds contient des documents informatifs (notes, circulaires, compte rendus), des appels à mobilisation, des journaux, des coupures de presse et des lettres relatives aux activités de divers partis politiques et syndicats à la fois au sein et à l'extérieur des établissements Thomson-Brandt de Lesquin et également des documents postérieurs à la retraite de Victor Duplouy concernant les plans de restructuration de la société SELNOR au cours des années 1990.


Biographie :

Né en 1930, Victor Duplouy entre aux établissements Thomson-Brandt Lesquin en 1945. Il y travaille en tant qu'ajusteur-mécanicien. Membre de la JOC, il devient un syndicaliste actif de la CFTC dès les années 1950. En 1964, cette dernière est rebaptisée CFDT suite à la déconfessionnalisation du mouvement. La CFTC ne voulant pas disparaître, la scission syndicale est inévitable : Victor Duplouy choisit la voie ouverte par la CFDT.

Après la rupture de l'Union de la gauche en 1977, la CFDT, dont le secrétaire général est alors Edmond Maire, opère un changement de stratégie et entame une période de "resyndicalisation" également appelée "recentrage". Elle s'éloigne de la CGT, prend de la distance vis-à-vis des partis politiques et se caractérise dans les années qui suivent par sa grande autonomie. Par exemple elle n'hésite pas à soutenir les mesures de gouvernements de droite si celles-ci lui paraissent justifiées.

Très vite, une importante minorité conteste ce "recentrage". Victor Duplouy en fait partie. En 1982-1983, il est exclu du syndicat. Plutôt que d'adhérer à la CGT, il fonde alors le SLT ou "Syndicat de Lutte des Travailleurs". Beaucoup de salariés le soutiennent et lui témoignent leur confiance en adhérant à ce nouveau syndicat qui devient alors majoritaire. Après le départ en retraite de Victor Duplouy en 1986, l'importance du SLT ira en s'amenuisant.

Le début des années 1990 marque le départ d'une série de plans de restructuration au sein des établissements Thomson-Brandt Lesquin ( le site est également appelé "SELNOR" ). Cette période aboutira à la fermeture des établissements en 2002 après la reprise de Brandt ( filiale de Moulinex ) par la société Elco.

La même année, Idéale Résidence Mobile ( IRM ), constructeur français numéro un de résidences mobiles s'installera sur le site de manière à permettre aux licenciés de Brandt de retrouver plus facilement un emploi.