Nom du fonds :

Groupe de recherches historiques de la Croix-Rouge française

Entrée :

1996 015

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1942-1995

Importance matérielle :

0,64 m.l. (5 unités documentaires, 5 cartons CAUCHARD)

Statut :

archives privées

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

librement communicable

Instrument de recherche :

(pdf 049 Ko)

bordereau d'entrée réalisé en 1996 par Madame Escoffier, ancienne conductrice ambulancière de la Croix-Rouge Française, et complété en mars 2008 par Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.

Brochure thématique :

Associations


Présentation de l'entrée :

Ce fonds est entré au Centre des archives du monde du travail en 1996. Il a été donné par lettre du 20 juin 1996 par le Groupe de recherches historiques de la Croix-Rouge Française. Ces documents témoignent en particulier de l'activité des conductrices ambulancières pendant la Seconde Guerre Mondiale et la période de la décolonisation. Les archives de la Direction des conductrices et d'autres sources complémentaires peuvent être consultées à Paris au service "Documentation historique" de la Croix-Rouge Française à Paris.


Notice historique :

Le corps des conductrices ambulancières de la Croix-Rouge Française a été créé en 1939 pour aider le Service de santé des armées à évacuer les blessés sur les champs de bataille. Une direction au siège de la Croix-Rouge Française à Paris en assure le recrutement et la formation. Les conductrices sont organisées en section automobile sanitaire (SAS) et interviennent aussi bien en France que dans les Colonies. Leurs missions ont évolué avec les différentes phases de la Seconde Guerre Mondiale : évacuation des civils, des prisonniers, etc. Après 1945, elles se consacrent surtout aux populations civiles, se spécialisent dans le dépistage de la tuberculose, dans la consultation ambulante des nourrissons et le secours des blessés sur les routes. Elles participent à la création des SAMU et des SMUR.


Ce corps des conductrices, plus de trois mille depuis sa création, est formé de jeunes femmes qui y consacrent souvent toute leur vie. L’éloignement des conflits et l’évolution des mentalités ont déjà eu raison de la publication du Bulletin des conductrices en 1956. Bien plus, les années 1970 modifient davantage ce profil. En avril 1973, le certificat de conductrice ambulancière, diplôme d'État, entraîne une professionnalisation évidente du corps1 et par là même une concurrence accrue avec les ambulanciers privés2, les SAMU et les SMUR. L’idéal des conductrices s’essouffle donc et la Direction est supprimée en 1989. Seule subsiste l’Amicale des conductrices animée par les plus anciennes, celles des premières heures des Sections automobiles sanitaires.


Présentation du contenu :

Travaux de recherche sur l'activité des conductrices ambulancières pendant la Seconde Guerre mondiale et la période de la décolonisation, Bulletin des conductrices.

1 Cette professionnalisation s’était accrue avec une formation et un recrutement renforcés que les candidates pouvaient suivre dans des centres CRF agréés. Des cours théoriques précédent un stage pratique obligatoire pour l’obtention du diplôme. Une fois reçues, ces conductrices sont inspectées régulièrement par les chefs de sections et par la Direction des conductrices. Des radiations pour fautes graves peuvent survenir au cours de l’exercice.

2 Les Syndicats des Ambulanciers sont les principaux sujets de conflits et les combats subsistent depuis la fin de la guerre, lorsque les Ambulanciers ont voulu s’implanter dans les régions où les Conductrices avaient leurs points d’attache.