Nom du fonds :

Compagnie française d’entreprises métalliques (CFEM)

Entrées :

1995 002, 2010 015

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

152 AQ

Établissements Eiffel.

usinor

Usinor

Dates extrêmes :

  • Entrée 1995 002 : 1870-1983.

  • Entrée 2010 015 : 1969-1990.

Importances matérielles :

  • Entrée 1995 002 : 706,30 m. l., soit 1.747 cartons ARMIC.

  • Entrée 2010 015 : 376,80 m.l., 2028 unités documentaires

Statut :

archives publiques

Modalités d'entrée :

don à l'État

Conditions d'accès :

communication et reproduction suivant les délais légaux

Instruments de recherche :

(Pdf 682Ko)

Bordereau 1995 002  : réalisé entre 2004 et 2006 par Françoise Bosman, conservateur général, directrice.

(Pdf 412Ko)

Bordereau 2010 015 : réalisé par ARCELORMITTAL FRANCE et complété en 2011 par Reynald Parisse, technicien des services culturels, Emmanuel Vandecavez, adjoint technique d'accueil, de surveillance et de magasinage, et Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.

Brochure thématique :

Usinor


Présentation de l’entrée :

Le fonds historique de la CFEM fut d'abord un dépôt du groupe USINOR-SACILOR (siège à Paris-La Défense) le 6 février 1995 au Centre des Archives du Monde du Travail sous le numéro d'entrée 1995 002. Complété en 2010 par l'entrée 2010 015, le fonds a été entièrement donné par lettre du 6 mai 2010.


Notice historique :

Dans les années 1970, CFEM est le premier constructeur métallique en Europe avec cinq secteurs d’intervention principaux :

  1. les bâtiments industriels (usines pour l’industrie lourde en particulier la sidérurgie, pour les industries de transformation, pour les centrales électriques, thermiques et nucléaires, pour les bâtiments de stockage),

  1. les bâtiments à usage collectif (facultés, aérogares, installations sportives),

  2. les immeubles d’habitation et de bureaux (tout particulièrement les immeubles-tours),

  3. les ouvrages d’art (plus de 500 ponts en France et à l’étranger),

  4. enfin les ouvrages spéciaux (usine de dessalement d’eau de mer pour Alsthom-Babcock à la demande du gouvernement du Koweit, portes-écluses, plateformes de forage off shore).


Son siège social est 57, boulevard de Montmorency à Paris (16e). Ses principales usines se situent à Lauterbourg (Bas-Rhin), Rouen (Seine-Maritime), Blanc-Misseron (Nord) et Maizières-lès-Metz (Moselle). L’effectif total est de 2.300 personnes. Le tonnage ouvré en 1970 est de 90.000 tonnes d’acier, soit 13 Tour Eiffel dans l’année. Le chiffre d’affaires en 1970 s’évalue à 302,84 millions de francs (+ 22 %).


La CFEM s’est créée en 1966 avec quatre départements : CFEM Off shore, CFEM Industries, CFEM Entreprise et CFEM Façades. Elle est héritière d’un nombre important de société toutes nées vers 1850 et parmi lesquelles on relève la société de Gustave Eiffel. La généalogie de CFEM peut se résumer aux branches suivantes  :



Toutes ces entreprises contribuent à former CFEM en 1966. Il ne reste dans le fonds que quelques dossiers administratifs épars de ces premières structures. Par contre, les plus anciens dossiers techniques et les plans qui les accompagnent portent les signatures exactes de ces différentes sociétés. Celles-ci en leur temps occupaient une place importante dans leur domaine : l’entreprise Léon Dubois par exemple avait dirigé la construction du bassin de Saint-Malo, du bassin de commerce de Rochefort, du port de Fécamp, de la jetée Nord du port de Dunkerque ; elle avait créé l’usine de Rouen durant la Seconde guerre mondiale. La Société des entreprises métropolitaines et coloniales avait développé des chantiers à Madagascar, à Djibouti, à La Réunion, à la Martinique.


La majeure partie du fonds est composée de dossiers techniques et de plans pliés. Les données financières se rapportent au prix des denrées et fournitures, aux produits et réalisations, à la main d’œuvre, ainsi qu’au prix de revient. Les dossiers d’appel d’offre réalisés ont été conservés. Certaines affaires comportent des archives de chantiers très intéressantes pour la vie quotidienne ; quelques-unes relatent des accidents du travail. Peu de dossiers nous éclairent sur les relations sociales et les mouvements sociaux et sur les questions administratives et statutaires des sociétés ; le fonds ne comporte quasiment pas d’archives de direction. La documentation très spécifique sur les fabrications a été conservée. Nombre de documents techniques sont en anglais ou en allemand.


Le groupe sidérurgique USINOR en prend le contrôle en 1979. Ce dernier est nationalisé en 1982.


CFEM devient EIFFEL CONSTRUCTION METALLIQUE en 1989. Elle a pris aujourd’hui l’appellation EIFFAGE. Il est symbolique de voir, à portée de l’autoroute du Massif central et à une heure d’intervalle, le viaduc de Garabit, œuvre de la société Eiffel livrée en 1884, et le viaduc de Millau ouvert en 2004, œuvre de la société Eiffage, un des plus imposants ouvrages d’art dans le monde au début du XXIe siècle.


Présentation du contenu :

Entrée 1995 002 :

Ce bordereau est le résultat d’un rangement en cartons ARMIC sans ordre aucun, au fur et à mesure du dégagement de la masse stockée en palettes. Les numéros portés sur les boîtes de déménagement SGA ont été reproduits, ainsi que les titres trouvés sur les dossiers d’origine. Il n’y a eu aucun tri interne, ni aucune tentative de rapprochement structurel ou thématique des dossiers en raison de l’énormité de l’ensemble. Le remembrement est donné par l’index pour les affaires les plus importantes : la construction d’aéroports, de barrages, d’immeubles, d’installations sportives et scolaires, de centrales nucléaires, de ponts, de plates-formes pétrolières off-shore, de sites sidérurgiques et de réalisations devenues des monuments historiques (Tour Eiffel, flèche de la cathédrale de Rouen, grands magasins et sièges bancaires parisiens du XIXe siècle). Les échanges internationaux sont intenses dans les colonies françaises, puis avec l’Arabie saoudite (dossier BIN LADEN), l’Iran et l’Irak, l’Afrique noire. Les installations des expéditions polaires françaises (Paul-Émile VICTOR) s’y retrouvent également, ainsi que la construction de la Faculté des sciences de Jussieu à Paris, dont la totalité a été conservée en raison du contentieux qui a surgi à propos de l’amiante.


Les références des boîtes de déménagement identifient grossièrement les différents services de CFEM. Les libellés des boîtes internes de CFEM se sont tous avérés exacts. Ont été détruits les exemplaires multiples, certaines revues généralistes couvertes par le dépôt légal, des sous-séries sans intérêt historique, des dossiers parvenus au stade de l’épave, des dossiers moisis irrécupérables. Les archives détruites et celles qui sont détériorées sont signalées systématiquement sur le bordereau.


Ce bordereau peut, en l’état, permettre la communication aux chercheurs et personnes intéressées d’un fonds important pour l’histoire des techniques, ainsi que des rapports industriels et commerciaux dans le monde, en premier lieu dans les colonies françaises. Il préparera utilement un futur travail de reclassement et de description archivistiques.


Entrée 2010 015 :

Cette entrée munie d'un bordereau a été reconditionnée à son arrivée aux ANMT.