MINES DE DOURGES

1994058



Activité : production de combustibles minéraux solides



Modalités d'entrée


Les archives des Mines de Dourges conservées jusqu'en 1994 aux Archives départementales du Pas-de-Calais (conventions signées le 21 avril 1967 et le 11 décembre 1976 entre les Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais et le département du Pas-de-Calais ont été transférées au CAMT en octobre 1994.


Inventaire et classement par L. Pothron, secrétaire de documentation, sous la direction de A. Le Goff, conservateur en chef.


Dates extrêmes des documents : 1900 - 1945
Communicable suivant délais légaux


Bibliographie


Histoire des mines du Nord et du Pas-de-Calais (des origines à 1939-45) Tome 1. Guy Dubois et Jean-Marie Minot. Editions A compte d'auteur, 1991.


Les charbonnages du Nord de la France au XIX
e siècle. Marcel Gillet. Editions Mouton, 1973.


Mines et cités minières du Nord et du Pas-de-Calais. Olivier Kourchid et Annie Kuhnmunch. Presse universitaire de Lille, 1990.


Les conventions collectives de la mine 1891-1947. Annie Kuhnmunch et Catherine Dhérent. 1991.


Les mines (Collec. Que sais-je n465). Henri Garin. Presse universitaire de France, 1969.





MINES DE DOURGES : présentation du fonds

C'est par hasard que l'existence d'un terrain houiller est découvert à Oignies en 1941. En effet, Madame Declercq, riche propriétaire, avait décidé d'effectuer des travaux de forage dans son parc afin d'y installer des fontaines ! M. Mulot, l'ingénieur des travaux, va les poursuivre jusqu'en 1850 sur les communes de Dourges, puis Hénin-Liétard. Aussi ce n'est que le 5 août 1852 qu'est signé le décret de concession attribuant une parcelle de 3 787 ha à Mme Declercq et à M. Mulot.

La première fosse réellement mise en exploitation est la n°2 (Sainte Henriette, à Hénin-Liétard) en 1856, elle produit l'année suivante 40 000 t. Les travaux de fonçage continuent de façon assez régulière jusqu'en 1923 (fosse n°3 : 1858, n°3bis : 1892, n°4 : 1867, n°4bis : 1906, n°6 : 1885; n°6bis : 1906, n°7 : 1894, n°7bis : 1900, n°2bis : 1901, n°8 : 1919, n°8bis : 1923). Conséquemment, le nombre de mineurs et la production n'ont cessé de croître, passant respectivement de 522 mineurs de fond en 1869 à 2 300 en 1910 et d'une production totale de 232 000 tonnes en 1880 à 606 000 en 1910. La Société possède aussi, au début du siècle, un lavoir de charbon, 60 fours à coke, 7,5 km de lignes de chemin de fer et un quai d'embarquement. Lors de l'occupation allemande tous les cuvelages des puits sont minés et les travaux souterrains inondés. Tous les équipements sont détruits et la production est réduite a néant. Néanmoins, au début des années 20, la Compagnie peut mettre à la disposition de ces ouvriers une caisse de secours (deux en 1939), 2 147 maisons (4 022 en 1938), 2 écoles ménagères, 6 consultations de nourrissons (9 en 1939) et un hôpital.

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la compagnie compte 6 677 mineurs et 2 129 ouvriers au jour, et sa production atteint les 1 745 862 tonnes.

Après la nationalisation du 17 mai 1946, les Compagnies de Dourges, Courrières et de Drocourt forment le groupe d'Hénin-Liétard qui s'étend sur une surface totale de 11 792 hectares. La production est alors concentrée sur 8 sièges.