Nom du fonds :

MINES DE BRUAY

Entrée :

1994 050

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

sans

Dates extrêmes :

1851-1966

Importance matérielle :

1570 unités documentaires

Statut :

archives publiques (en raison de la nationalisation de 1946)

Modalités d'entrée :


Conditions d'accès :

Communicabilité immédiate

Instrument de recherche :

(pdf 314 Ko)

Répertoire réalisé par A. Kowalewski, L. Klawinski, L. Pothron, F. Lefebvre sous la direction de A. Le Goff, conservateur, puis complété en 2009 par Gersende piernas, chargée d'études documentaires. Complété en 2009 par Gersende piernas, chargée d'études documentaires puis en 2013 par Charles-Antoine Lelong, stagiaire master 1 « Archivistique et Monde du Travail » de Lille 3, sous sa direction.

Brochure thématique :

Généalogie


Présentation du versement :

Les archives des mines de Bruay, conservées jusqu'en 1994 aux Archives départementales du Pas-de-Calais (conventions signées le 21 avril 1967 et le 11 décembre 1976 entre les Houillères du bassin Nord-Pas de Calais et le département du Pas-de-Calais) ont été transférées au CAMT en octobre 1994. Des carnets de salaires nominatifs ont été retrouvés et réintégrés dans le fonds en 2013 sous la cote 1555.


Historique :

C'est le 29 décembre 1855 qu'une concession est accordée à la Compagnie des mines de Bruay dirigée par M. Lecomte. Le fonçage du premier puits a eu lieu en décembre 1852 mais il n'entre en exploitation qu'en 1855, produisant, dès 1858, 2.000 hl/jour.

Les fosses 2, 3, 4 et 5 sont respectivement creusées en 1858, 1866, 1874 et 1889. Elles connaissent des fortunes diverses, ainsi la fosse 2 est rapidement abandonnée puis reconstruite en 1890. Le personnel de la compagnie progresse néanmoins rapidement, ainsi en 1890, on dénombre 3 600 hommes puis, en 1897, 4 580. La production s'accroît de façon tout aussi manifeste, passant de 877 000 t. en 1890 à 1 500 000 en 1897.

En 1910, après que le 2bis à Haillicourt a été foncé, le personnel atteint les 8 457 hommes, femmes et enfants, et la production les 2,5 millions de tonnes.

La Compagnie a la chance, pendant la Première Guerre mondiale, de ne connaître ni l'occupation allemande, ni la destruction, malgré de nombreux bombardements. Aussi la production connaît, après une baisse en 1914 (deux millions de tonnes), un constant accroissement jusqu'à la fin de la guerre : 3 143 000 t. en 1915, 3 325 000 t. en 1916 et 4 504 000 t. en 1917. En 1918, 20 505 ouvriers travaillent aux Mines de Bruay.

Les travaux de la fosse 7 commencent en 1919 mais la mise en exploitation ne peut être faite avant 1929.

A la veille du second conflit mondial, la Compagnie produit 3 161 000 tonnes de charbon, elle emploie alors 16 157 ouvriers, elle possède un lavoir central, une usine de distillation à basse température (carbolux), une usine à boulets, une centrale électrique, 160 kilomètres de chemins de fer, un rivage à Béthune et un hôpital !

Après la nationalisation de 1946, le Groupe de Bruay reprend les limites des anciennes concessions des Mines de Bruay, d'une superficie de 4 900 hectares, et de Noeux (300 ha), ainsi que la concession inexploitée de Beugin (1 800 ha).

Ce large gisement de 7 000 hectares est partagé en deux champs d'exploitation distincts séparés par la faille de Ruitz.


Présentation du contenu :

actes de société ; historique ; procès-verbaux et rapports au conseil d'administration et à l'assemblée générale ; comptabilité ; documentation reçue et produite ; documents concernant le personnel ; documents sur l'exploitation ; affaires financières ; contentieux ; correspondance générale.