SUCRERIE DE MONTCORNET

1993 005
Niveau de description : fonds

Sous-fonds rattachés : Distillerie de Dizy-le-Gros ;
Société agricole, fermière et immobilière

Dates extrêmes : 1864-1989
Importance matérielle : 430 unités documentaires
Conditions d'accès : communicable suivant les délais légaux
Instrument de recherche : 1993 005 (pdf) (pdf 145 Ko)

Notice historique :
En 1860, la famille Linard s'installe dans la région de Montcornet. Dès 1862 elle se lance dans la production du sucre dans les Ardennes, l'Aisne puis le Nord. L'année 1866 voit la fondation de la sucrerie de Montcornet, suivie en 1867 par l'installation dans la ferme de Saint-Acquaire de la première rÂperie de France. A la fin du XIXe siécle, la sucrerie de Montcornet connaît un grand essor. En 1898, elle rachète la sucrerie de Tavaux, puis en 1907, celle de Dizy-le-Gros. En outre, Montcornet possède des fermes, à Montigny-la-Cour, par exemple. Après 1918, on assiste à la reconstitution et à la restructuration de l'outil de production qui a subi les affres de la guerre. Des sucreries voisines sont achetées, celle de Clermont-les-Fermes notamment, puis celles de Bucy-les-Pierrepont et de Missy qui sont rachetées par la Société agricole fermière et immobilière (SAFI) dans laquelle Montcornet a des parts. Durant l'Entre-deux-guerres, l'entreprise connaît un grand développement. En 1936, les trois-huit sont mis en place dans l'entreprise. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la sucrerie ne subit que de légers dégÂts et les campagnes betteravières se déroulent à peu près normalement. Après le conflit, la sucrerie se transforme en SARL en 1946 et parvient à produire avec la distillerie de Clermont 800 à1 000 quintaux de sucre quotidiennement.

En 1954, un système de participation du personnel aux bénéfices est mis en place. L'entreprise connaît encore un nouvel essor en 1954-1955 avec l'amélioration des moyens de filtration. Elle entre en 1967 dans le groupe Sucre-Union Après 1976, la sucrerie continue de se moderniser, ce qui lui permet de doubler sa production journalière en 1983. Malgré ces résultats, l'entreprise qui exporte 70% de sa production, reste la plus petite du groupe Sucre-Union qui en compte 19. En 1987, naissent les Sucreries du Nord-Est, associant les sucreries de Montcornet, Guignicourt et Saint-Germainmont. C'est un échec pour Montcornet. La durée des campagnes ne cesse de diminuer (de 70 à 50 journées), l'intercampagne dure plus de 10 mois, sans autre forme de production.

Finalement, le 6 janvier 1988, la sucrerie ferme ses portes et le personnel est reclassé dans les deux autres plus grosses usines du groupe.

Présentation du contenu :
Actes de société, statuts de 1932 et 1946; registres de certificats de parts sociales, 1946-1969; procès-verbaux et rapports d'assemblées générales, 1919-1984; comptes rendus des procès-verbaux de réunions des commissions techniques, 1949-1989; circulaires du Syndicat national des fabricants de sucre, 1975-1988; enquêtes sur les résultats techniques et économiques des sucreries françaises, campagnes de 1954 à 1980, faites par le Syndicat national des fabricants de sucre; revue Sucrerie française, 1958-1979 et documentation diverse sur la profession; documents relatifs au patrimoine, 1864-1983; registres comptables, 1892-1984; plans des bÂtiments de l'usine et des terrains, 1965-1970; plans du matériel d'exploitation, 1936-1985; enquêtes techniques effectuées par le Groupement d'échanges techniques (GET) et l'Institut de recherche de l'industrie sucrière (IRIS), 1976-1988; organigrammes du personnel, 1969-1978 et documents relatifs au personnel, 1934-1982.