Nom du fonds :

LAINIÈRE DE ROUBAIX (LA)

Entrées :

1991 006, 2003 034

Niveau de description :

fonds

Sous-fonds rattachés

1997 014

Peignage Amédée

Dates extrêmes :

  • 1921-1983 (1991 006)

  • 1910-1996 (2003 034)

Importances matérielles :

  • 19 mètres linéaires, 173 unités documentaires (1991 006)

  • 27 mètres linéaires, 73 unités documentaires (2003 034)

Statut :

archives privées appartenant à l’État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

selon les délais légaux

Instruments de recherche :

(pdf 142 Ko)

1991 006 : Répertoire méthodique CAMT complété en 2017

(pdf 215 Ko)

2003 034 : Répertoire numérique.

Brochures thématiques :

activité textile

Généalogie


Présentation du fonds :

Ce fonds se constitue de deux entrées données : 1991 006 et 2003 034.

À noter, l’entrée 1997 014 Amédée Prouvost comporte également des archives en provenance de La Lainière (circulaires d'enquête sur le marché de la confection, publicités parues dans la presse).


Notice historique :

La filature La Lainière est fondée à Roubaix en 1911 par Jean Prouvost, petit-fils du fondateur du peignage Amédée Prouvost.


La petite filature d'origine, pillée par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale, est reconstruite et considérablement agrandie, en 1919. La Lainière de Roubaix devient la filature la plus moderne d'Europe et emploie jusqu'à 8 000 personnes. L'essor est donné par le lancement des laines "Pingouin", à partir de 1923, à travers un réseau de magasins en franchise, idée alors novatrice.


Au début des années 1970, La Lainière gère vingt-cinq sociétés telles que Pingouin, Stemm, Rodier et Korrigan, Prouvost-Masurel, les tissages Lepoutre. Elle se transforme en holding en 1973 (groupe VEV) ; elle représente alors 2,4 milliards de chiffre d'affaires.


Mais le secteur du fil à tricoter entre en crise, et l'expansion du groupe à l'étranger (Espagne, Tunisie, Hong-Kong, Porto-Rico) se révèle onéreuse. En 1977, La Lainière annonce 200 licenciements. Malgré une restructuration (fermeture du site de Tourcoing et rapatriement de toute la production à Roubaix), l'entreprise reste en difficulté.


En 1980, Christian Derveloy, directeur de La Lainière, obtient la fusion de la société avec Prouvost SA, Prouvost-Lefebvre et la SAIT, sous la raison sociale Prouvost SA. Ce groupe éclate en 1986 en deux sociétés distinctes. Le secteur vêtements (Rodier, Vitos, Stemm…) constitue la société Intexal. La Lainière ne conserve plus que la branche filature (fils à tricoter Pingouin, Welcomme, Pernelle ; fil industriel de bonneterie et tissage ; filiale Christory). Elle représente encore 1,5 milliards de chiffre d'affaires.


Ce chiffre s'effondre au cours des années 1980. Malgré des tentatives de redressement, les ventes de laine à tricoter, qui représentent 40 % du chiffre d'affaires, diminuent de 50 % en 1988-1989. Les effectifs se réduisent au rythme des cessions et des fermetures de sites : 3 000 ouvriers en 1988, 2 000 en 1989.


En 1989, après un nouveau licenciement de plus de 750 personnes, un plan industriel est mis en place. Deux axes de production seront privilégiés : le réseau Pingouin (laine et pulls), avec diminution du nombre de points de vente ; le fil industriel, avec une forte réduction de la production. Mais ce plan ne suffit pas à redresser la situation. En 1991, La Lainière doit encore licencier 200 salariés.


En juillet 1991, Pierre Barberin, nouveau PDG de Prouvost SA, décide de spécialiser ses entreprises dans la confection. La Lainière (sans la marque Pingouin, qui a été filialisée) est désormais en sursis au sein du groupe. Les effectifs passent à moins de 1 000 employés entre 1991 et 1993. Cette situation aboutit à la vente de La Lainière en juin 1993 : elle est rachetée par la filature de l'Espierre, société belge dont le directeur, Filip Verbeke, se spécialise dans le rachat d'entreprises en difficulté dans le nord de la France.


Présentation du contenu :