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Nom du fonds : |
VRAU, filterie |
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Entrées : |
1987 008, 1994 013, 1994 034, 2004 036, 2005 022, 2005 023, 2005 036, 2005 041, 2007 037 |
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Niveau de description : |
Fonds |
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Fonds rattachés : |
Sans |
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Dates extrêmes : |
1841-1968 |
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Importance matérielle : |
environ 245 m.l.
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Statut : |
archives privées données à l'État |
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Modalités d'entrée : |
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Conditions d'accès : |
libre |
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Instruments de recherche : |
1987 008 : répertoire méthodique |
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1994 013 : reclassé en 2005 022 |
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1994 034 : non classé |
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2004 036 : non classé |
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2005 022 : non classé |
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2005 023 : inventaire dactylographié |
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2005 036 : bordereau |
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2005 041 : bordereau |
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2007 037 : bordereau |
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Brochures thématiques : |
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Présentation des entrées :
Ce fonds se compose de 8 entrées, 2 sont en provenance des Archives départementales du Nord et 6 ont été données directement par Xavier Thiéry, président directeur général de 1964 à 1984. L'ensemble du fonds a fait l'objet d'un don à l'État par lettre du 20 janvier 2006.
Notice historique :
La maison VRAU, fondée en 1816 par François-Philibert Vrau (1792-1890), est une filterie de lin qui occupe le 11 de la rue du Pont Neuf à Lille de 1827 à 1965. Fabricant du fils à coudre, elle a été plus précisément retorderie et filterie de fils de lin. En 1842, elle ne compte qu'une soixantaine d'employés occupés sur douze métiers. Le fil à coudre produit est vendu en écheveaux sous diverses marques. La plus célèbre, celle du « Fil au Chinois » est déposée au greffe du Tribunal de commerce de Lille le 29 novembre 1847, par Philibert Vrau fils. Cette marque désigne un fil à coudre en lin pour la couture à la main, présenté en pelotes ceinturées d’une étiquette. Au fil à coudre en lin s’ajoute progressivement les autres fils naturels et synthétiques. Elle vend la plus grand partie de ses fils à coudre vers la mercerie et a par ailleurs une activité important de fils distribués à l’industrie de la confection et aux industrie
Vers 1860, Philibert Vrau et Camille Feron-Vrau, son beau-frère, prennent la direction de la Société. Ce sont des personnalités connues dans les domaines professionnels, social et religieux. Leur notoriété dépasse le cadre de la région. Vers 1875, les établissements ont pris une place considérable dans la filterie lilloise : ils occupent 1 100 ouvriers.
En 1965, la SARL VRAU est transformée en société anonyme à la demande de Xavier Théry. Elle est la première dans le secteur du fil à coudre à adapter ses articles à la vente en libre-service, où elle sait garder une place importante. En 1968, elle reprend la société Monnier-Montange, une vieille affaire lyonnaise de laines à repriser à la marque « Saint Pierre » que son propriétaire cède pour raison d’âge. En 1971, une extension est décidée vers le domaine des ouvrages de dames, rebaptisés ouvrages de loisir. La société VRAU met au point une gamme de tapisserires et broderies présentées sous forme d’ensembles comportant la toile, le fil, l’aiguille, la notice et éventuellement le cadre. Cette collection présentée sous la marque « Princesse » se développe favorablement en France. Elle est bien reçue à l’étranger.
En 1977, après négociation avec les filatures et filteries de France dont les établissements sont associés majoritaires, VRAU reprend les fils à coudre en lin pour la mercerie de cette Société. La société acquiert ainsi des marques très connues telles « Au Conscrit », et réunit la totalité du fil de lin fabriqué en France pour la mercerie. En 1979, accord est pris avec un lainier belge de Verviers, les Ets. Iwan Simonis : VRAU diffuse sur le marché français et quelques autres, ses tapis de haute laine à point noué. En 1980, VRAU reprend l’activité de M. & Mme Peytoureau d’Angoulême. Ceux-ci se retirent pour raison d’âge après avoir créé et développé dans toute la France une magnifique collection de nappages brodés.
Les derniers nés dans les fils à coudre sont des fils spéciaux pour tableaux à fil tendu, et un nouveau fil de polyester glacé pour les coutures solides. Continuité et innovation sont les deux principes de base de la Société VRAU, qui en évitant de toucher à tout, s’efforce d’être toujours la meilleure dans son domaine.
La Société VRAU est une société anonyme à caractère familial, dont 95 % des actions appartiennent aux familles des fondateurs et 5 % au personnel de la Société
En 1985, l’entreprise transfert son activité de son site historique, rue du Pont Neuf, vers les locaux des anciens établissements de tissage Dickson-Constant, situé en périphérie de Lille. Elle passe de 145 à 110 personnes en raison de la baisse des ventes. Dans les années qui suivent, elle rachète aussi la Société XF spécialisée dans les fils de coton en pelotes pour repriser et tricoter. En mercerie, il faut noter « Centisouple » qui fabrique des centimètres en ruban et « France-Coffret » affaire de boîtes et conditionnement situé à Compiègne. Dans les ouvrages de dames, les affaires reprises sont plus importantes : société SEG de Paris, Société Margot de Meaux, qui sont toutes deux regroupées à Meaux pour l’impression du canevas, dont la commercialisation est faite à Lille. Il y a aussi les reprises infructueuses de magasins dans le Sud-Ouest pour tenter de développer l’activité commerciale de même dans le Nord avec une affaire de linge de maison Sylvie Thiriez. En mars 2001, c’est la reprise de la société Brodart à Strasbourg, qui commercialisent essentiellement des toiles pour ouvrages et des livrets avec modèles de broderie. En juillet 2003, la société Mes Plus Belles Créations à Tours est reprise, de même que la société belge Mécanorama à Tournai spécialisée dans les perles, les transferts d’images et motifs sur tissu.
En 2004, la concurrence turque oblige le dépôt de bilan de l’entreprise par François-Xavier Théry. En 2005, le tribunal de commerce de Lille a donné son accord pour un nouveau dispositif avec un déménagement des unités de production à Roncq et une orientation vers la création, la marketing et la vente. Il ne reste plus que 65 personnes.
L’histoire VRAU constitue un bel exemple de continuité familiale de la direction, qui au prix de quelques turbulences, recouvre six générations de François-Philibert Vrau (1792-1870) à François Xavier Théry (1947-).
Présentation du contenu :
Dossiers de clients ; correspondance entre la maison Vrau et ses représentants en France et à l'étranger ; comptabilité ; enquêtes de la chambre syndicale ; contentieux liés à la protection des marques, registres de salaires.