Nom du fonds :

MATÉRIEL ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE DU NORD - MEMN

Entrée :

1987 007

Niveau de description :

fonds

Fonds rattachés :

Sans

Dates extrêmes :

1934-1986

Importance matérielle :

37,80 m.l. (296 unités documentaires, 8 cartons ARMIC et 213 cartons CAUCHARD)

Statut :

archives privées appartenant à l'État

Modalités d'entrée :

don

Conditions d'accès :

selon le Code du Patrimoine

Instrument de recherche :

(pdf 058 Ko)

Réalisé en 1994 par Marie-Claude Boissé, conservateur en chef, Armelle Le Goff, conservateur et Marie-Ernest, secrétaire de documentation et complété en 2008 par Gersende Piernas, chargée d'études documentaires.

Présentation de l’entrée :

Ce fonds est entré au Centre des archives du monde du travail en 1987. Il s'agit d'un don de Monsieur Choisez, liquidateur de l'entreprise Matériel électrique et mécanique du Nord (MEMN), qui travaillait aux Ateliers de construction électrique de Charleroi (Belgique). Ce fonds est très lacunaire en ce qui concerne la constitution de l'affaire, les conseils et assemblées, l'information intérieure. Il se compose essentiellement de :


Notice historique :

La société anonyme MEMN (Matériel électrique et mécanique du Nord) s'est créée en février 1934 à Lille (Nord), rue Solférino, en reprenant les anciens établissements Petiot. Elle produisait au départ des éléments d'appareils de TSF et des petits coffrets électriques industriels, mais l'activité TSF fut rapidement abandonnée. A partir de 1935, la société développe la fabrication de tableaux électriques de type blindé, en fonte.

En 1938, l'entreprise s'installe dans des locaux plus vastes, rue du Faubourg d'Arras. Ce n'est qu'en 1952 qu'elle s'implantera à Wattignies (Nord), d'abord partiellement, puis complètement à partir de 1953.

Pendant la guerre, MEMN travaille essentiellement pour les Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais, qu'elle fournit en tableaux blindés. La SNCF sera un autre gros client pendant la période de reconstruction (1945-1950) ; elle commande surtout des boîtes de jonction de câbles en fonte et des boîtes de raccordement en tôle emboutie. MEMN crée à cette époque ses premiers tableaux de commande moteur débrochables en tôle.

L'entreprise est en plein essor entre 1950 et 1960. Elle crée en 1953 de nouveaux types d'interrupteurs et de sectionneurs de forte intensité ; en 1955, des tableaux débrochables pour centrales électriques ; en 1958, elle fabrique ses premiers tableaux anti-déflagrants et équipe la centrale des Ansereuilles (Nord) ; en 1960, elle fournit la centrale de Pont-sur-Sambre (Nord). L'usine de Wattignies est agrandie en 1956 et 1960. Cette activité se maintient dans la décennie suivante. De 1961 à 1970, MEMN construit de nombreuses installations pour centrales électriques et investit en machines et en bâtiments.

En 1971 se confirme le courant d'affaires amorcé à l'étranger sur la base de contrats avec des firmes allemandes, hollandaises, espagnoles, italiennes, anglaises. La Société de développement régional participe pour 20% au capital social. Mais MEMN entre dans les années difficiles. La recherche de fonds complémentaires, dans le cadre d'une association avec une autre entreprise, échoue en 1976 et 1977. Malgré les efforts engagés (mise au point de nouveaux modèles, diversification du secteur tôlerie), on enregistre une chute des commandes en tableaux, principale ressource de l'entreprise. Un premier licenciement a lieu en 1977. En 1978, la société dépose son bilan, mais continue à fonctionner avec un effectif réduit. En 1979 est créée la société d'exploitation MEMN : l'ACEC (Atelier de constructions électriques de Charleroi, Belgique) représente les 3/4 du capital, la Société de développement régional le quart restant, avec un contrat de location gérance et une option d'achat pour MEMN. En juin 1981, l'ACEC rachète les biens de MEMN, qui devient filiale du groupe ACEC. L'entreprise a été liquidée en 1987.