USINOR

1987 004, 1988 004, 1991 002, 1993 007, 1994 009, 1994 018, 1995 002, 1995 006, 1996 011, 1997 021, 2002 037, 2003 017, 2003 018, 2003 019, 2003 020, 2003 021
Niveau de description : fonds

Sous-fonds rattachés : Etablissements Vidal Champredonde ;
Sollac [direction de la communication]  ;
Usinor [services centraux de Valenciennes]  ;
Usinor [usine de Biache-Saint-Vaast] ;
Usinor [usine de Denain]  ;
Usinor [usine de Dunkerque]  ;
Usinor [usine de Louvroil] ;
Usinor [usine de Montataire] ;
Usinor [usine de Valenciennes]


Dates extrêmes : 1925-1981
Importance matérielle : 300 mètres linéaires
Conditions d'accès : communicable sur autorisation
Instruments de recherche : répertoire numérique (1988004, 1993007, 1994018, 1995006, 1996011 (partiellement), 2003018) ; bordereau sommaire (1987004, 1994009, 1997021, 2002037, 2003017, 2003019, inventaire 2003 020(pdf 29 Ko) 2003020, inventaire 2003 021(pdf 29 Ko) 2003021) ; et non classés (1991002, 1996011 (partiellement))

Notice historique :
Après la seconde guerre mondiale, les évolutions techniques nécessitèrent des capitaux de plus en plus importants pour mettre en place un outil de production susceptible de répondre à la très forte augmentation de la demande en acier et en tôles. Les Forges et aciéries du Nord et de l'Est et la Société des forges et aciéries de Denain et d'Anzin mirent en commun leur patrimoine sidérurgique en 1948. Cette fusion donna naissance à la société Usinor (Union sidérurgique du Nord de la France) qui installa à Denain le premier train continu à larges bandes à chaud de France. Au même moment, les aciéries lorraines créèrent, avec le financement du plan Marshall, une société coopérative, la Société lorraine de laminage continu, Sollac, chargée de construire et d'exploiter son propre train continu, le deuxième en France.

Usinor constitua deux groupes d'usines distincts afin de rationaliser la production, le groupe A (usines de Denain et Montataire) pour les tôles et produits plats et le groupe B (usines de Valenciennes, Louvroil et Anzin) pour les rails, poutrelles et produits longs. En 1963, Usinor mit en route une nouvelle usine installée sur le littoral, à Dunkerque. L'entreprise fusionna en 1966 avec Lorraine-Escaut et Nord-Lorraine. Le nouveau groupe disposait alors de l'ensemble Dunkerque-Mardyck, de Denain et Montataire pour les produits plats, et de Valenciennes, Longwy, Thionville, Louvroil, Anzin et Sedan pour les produits longs. Dunkerque, Denain et Longwy étaient des usines intégrées complètes, équipées de hauts-fourneaux, aciéries et laminoirs.

La crise de 1974 frappa très durement la sidérurgie française, qui employait alors 160 000 personnes. En 2000, le secteur ne comptait plus que 40 000 salariés. Usinor fut contraint de mettre en œuvre de douloureux plans de restructurations et de fermer totalement ou partiellement plusieurs sites. En 1978, après la fusion d'Usinor avec la société Châtillon-Commentry, les unités de production du groupe comprenaient Dunkerque-Mardyck, Denain, Montataire, Biache, Réhon, Neuves-Maisons et Senelle-Longwy.

Le groupe s'enfonçant de plus en plus dans la crise, l'Etat en prit progressivement le contrôle entre 1978 et 1981. En 1982, la nationalisation de l'entreprise était achevée, en même temps que l'autre grand pôle sidérurgique français, Sacilor (Société des aciéries de Lorraine). Usinor et Sacilor créèrent des filiales communes dont les plus importantes furent, en 1985, Unimétal et Ascométal. La même année, les aciers plats d'Usinor (Dunkerque, Mardyck, Denain, Montataire et Biache) étaient regroupés dans une filiale baptisée Usinor-Aciers tandis qu'Usinor cèdait à Sacilor ses parts d'Unimétal, filiale à laquelle appartenait notamment l'usine de Valenciennes.

En 1990-1991, Usinor, société de portefeuille, fusionna avec Sollac (usines d'Usinor-Aciers, de Sollac et de Solmer) et Sacilor fit de même avec Ugine-aciers, implanté à Châtillon et Gueugnon. La nouvelle société-mère prit le nom d'Usinor Sacilor, qui devint alors le troisième groupe sidérurgique européen. Usinor Sacilor fut privatisé en 1995, avant de fusionner en 2001 avec le Luxembourgeois Arbed et l'Espagnol Aceralia pour former le groupe Arcelor, qui était en 2003 le premier producteur mondial d'acier.

Présentation du contenu : voir le détail correspondant à chaque sous-fonds.

Sources complémentaires :
65 AQ, documentation imprimée .
59 AQ, Société de Commentry, Fourchambault et Decazeville , puis métallurgique d'Imphy.
102 AQ, Société civile de Joudreville .
123 AQ, Société anonyme des forges et aciéries de Firminy .
124 AQ, Etablissements Jacob Holtzer .
152 AQ, Etablissements Eiffel .
167 AQ, Société des forges et ateliers du Creusot .
175 AQ, Compagnie des forges de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons .