François Rémond


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Activité : doreur-ciseleur


Historique

 

François Rémond ou Raimond (1745 ou 1747-1812, maître en 1774) qui exerça son activité au moins de 1778 à 1803, paraît avoir été l'un des maîtres doreurs-ciseleurs les plus importants de la place de Paris. Son chiffre d'affaires s'élevait à 161 000 livres tournois en 1784, et le marchand-mercier Daguerre lui régla à lui seul la somme de 275 000 livres tournois pour les années 1786-1788.
Son activité était double : d'une part il fournissait des matières premières et des journées de compagnons à une fonderie qui lui revendait la fonte ; d'autre part il faisait transformer cette fonte et il commercialisait les pièces ainsi ouvrées et transformées soit demi-finies, soit dorées et ciselées dans ses propres ateliers.
On compte, au premier rang de ses clients réguliers Daguerre, les ébénistes Roetgen, Riesner, Frost, l'orfèvre Clément, le ciseleur Gouthière, les horlogers Lepaute et Lépine. Il travailla, sans doute sur des modèles de Bélanger, pour le comte d"Artois (travaux à Bagatelle et au palais du Temple) et pour Baudard de Sainte-James ; également pour les architectes Cellerier et Ledoux, et pour Thélusson, client de ce dernier.
Parmi ses clients importants, on note en outre le prince de Soubise, les duc d'Orléans, de Laval et de Penthièvre, la duchesse de Lauzun, la marquise de Nicolaÿ, l'intendant de Cypierre et le financier Paris de Montmartel.
Les registres de comptes permettent de suivre son activité pendant une trentaine d'années ; ils constituent, une mine de renseignements pour les historiens de l'art qui peuvent y repérer ses oeuvres.


Modalités d'entrée

 

Les archives de François Rémond ont été achetées par les Archives nationales en 1983.

Dates extrêmes des documents : 1798-1812
Librement communicable



Bibliographie

 

Christian Baulez, François Rémond et le goût turc dans la famille royale au temps de Louis XVI. Colloque Versailles, 29 septembre - 4 octobre 1985.

Hans Ottomeyer et Peter Pröschel (sous la direction de). Vergoldete Bronzen, Munich, 1982, vol. II, p. 561 (597-599), 642.