Paul-Marie Koenig, facteur d'orgues

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Historique


Paul-Marie Koenig était fils de Joseph Koenig qui avait été élève de Cavaillé-Coll, puis avait travaillé avec son beau-frère Charles Mutin avant de fonder à Caen sa propre entreprise en 1898. Il continua l'activité de son père d'abord à Caen puis, à partir de 1920, à Paris où il exerce son métier jusqu'à un âge avancé.


Une contestation, liée sans doute aux mutations contemporaines de l'esthétique de l'orgue, marqua la carrière de P.M. Koenig. Il fut ainsi amené à abandonner les travaux portant sur les orgues parisiennes pour se consacrer à la province, avec quelques incursions à l'étranger (essentiellement au Liban). Parmi les constructions neuves qu'il a assurées, on peut citer comme les plus importantes et significatives celles de la cathédrale et de la Providence de Gap, de la cathédrale et de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, du Saint-Sauveur de Caen, de la basilique Notre-Dame d'Espérance de Mézières, du Sacré-Coeur de Charleville, du séminaire de Pamiers et de Josselin.

Il se consacra également à de nombreux travaux de reconstruction et d'entretien (essentiellement dans l'Est - Ardenne, Aisne -, l'Ouest - Morbihan, Loire-Atlantique, Eure, Finistère - et le Sud-Ouest - Ariège). Son catalogue comportait en outre de petits instruments destinés à assurer la permanence liturgique de l'orgue, comme à servir à des particuliers.



Modalités d'entrée


Les archives de Paul-Marie Koenig ont été données par ses soeurs aux Archives nationales en 1978.


L'inventaire a été réalisé par F. Hildesheimer.

Dates extrêmes des documents : 1898-1976
Communicable suivant les délais légaux



Présentation du fonds


Les documents qui composent le fonds sont essentiellement les dossiers de travaux (travaux effectivement réalisés classés par département, projets non réalisés par ordre chronologique). Quelques documents comptables et des épaves de la correspondance complètent le fonds qui s'ouvre par un carton consacré à des épaves des archives de Charles Mutin et Joseph Koenig.


Outre l'intérêt ponctuel qu'il présente pour l'histoire d'un instrument déterminé, ce fonds dans son ensemble constitue un témoignage sur la survivance de l'esthétique de l'orgue "romantique" face à l'avancée néoclassique et sur les polémiques qui ont entouré cette mutation.